Théorie de la relativité (de la beauté)

Boîte à beautéIl vous arrive de m’écrire, de me demander des conseils, des recommandations de produits et aussi, mes avis sur deux produits, entre lesquels vous hésitez. Vous me dites “Mais tu as aimé celui-ci et celui-là, lequel préfères-tu?” C’est bien normal. Je poserais la même question, à votre place. Le petit hic? C’est que parfois, et même souvent, ce qui fait un chouchou c’est une multiplicité de facteurs. Et que tout est relatif. Même les produits de beauté n’échappent pas à une relativité…

Le prix C’est tellement relatif un prix. Pour certaines il sera normal de débourser une mini-fortune sur un fond de teint alors que pour d’autres, elles préféreront l’investir sur un soin. Et pour d’autres, il n’y a pas de mini-fortune du tout à investir point, alors du coup, on cherche les solutions mini-prix. C’est normal. Idem pour le La Roche Posay et Avène, qui, ici sont tout de même des marques « de luxe » alors qu’en France, je comprends que c’est plus abordable. Et à l’inverse, un produit américain livré « free shipping » à Montreal sera hors de portée pour l’Europe en raison de ses frais de ports et de douanes…

Plus concrètement : C’est certain que j’ai adoré la Raw Coconut Cream de RMS. Certain. Mais en même temps, est-ce que je trouve que c’est cher payé pour de l’huile de coco? Ah oui, tout de même. En revanche, les produits fins et artisanaux de May Lindstrom et d’Annee DeMamiel me semblent justifiés dans leur prix, surtout vu leur efficacité.

La compatibilité Soin-Peau  On parle souvent du « type de peau » mais moi, je préfère parler de relation, de compatibilité. D’atomes-crochus! Par “type de peau” on entend que si la crème ne fonctionne pas, c’est la peau qui est à blâmer. Non, je n’aime pas : it takes two to tango! Je préfère plutôt imaginer un dialogue entre ma crème et mon épiderme. Oui, j’aime que les rencontres soient heureuses, mais bon, comme dans toutes les relations, il arrive que ça ne clique pas. Et alors, la seule solution est de repartir chacun de son côté. Oui, il reste que toutes les peaux ne sont pas pareilles… Ce qui fera le bonheur de l’une sera le cauchemar de l’autre. D’ailleurs, en bonne ambassadrice des peaux sèches et sensibles, il est certain que j’aime l’hydratation costaude, les textures crèmes et l’exfoliation en douceur. Il est donc plus rare que je propose des textures mattes ou asséchantes mais je compte travailler pour proposer des solutions aux autres problématiques épidermiques à plus court terme. Promis!

Plus concrètement : les sérums en huiles font mon bonheur, comme l’huile Kahina Giving Beauty, l’huile Night Cell Repair d’Aurelia ou encore, carrément, du Egyptian Magic ou de la Waxelene en crème de nuit, en couche épaisse. Au cas où vous vous posiez la question : non, le rendu n’est pas mat, oh que non!

Le territoire et l’environnement : Je ne vous apprends rien encore une fois  mais les compositions diffèrent parfois selon les territoires et ce, par rapport aux normes règlementaires. Ainsi, le Effaclar Duo de la Roche-Posay ne sera pas pareil sur les deux rives de la Manche et aussi, le P50 de Biologique Recherche ne contiendra pas de phénol de ce côté de l’Atlantique contrairement à son homologue européen. Sans parler de divers produits qui ne sont carrément pas disponibles comme le Serozinc de la Roche Posay (introuvable ici mais adoré en France), la teinte Cherries in the Snow des rouges à lèvres Revlon (introuvable ici mais dispo aux Etats-Unis). Et ça, c’est sans parler de l’eau du robinet qui n’est pas la même partout, parfois plus calcaire et aussi de la météo, qui y est pour beaucoup!

Plus concrètement : Pour mon territoire et mon environnement à moi, le Blue Cocoon de May Lindstrom a su répondre à mes problème de peaux hivernaux, tout comme la Crème Jeunesse des Mains de Clarins (un miracle dans un tube!), l’huile d’avocat Melvita, le Lanolips et le masque hydratant Avène…Mais, qui dit nouvelle saison dit aussi, nouvelle routine…Le printemps est là et mes petits nouveaux produits aussi! Coming soon!

Les autres impondérables de la vie :  Il y a des semaines où, juste l’idée de me faire un masque est décourageante. Des semaines où la sécheuse brise alors que la laveuse est pleine de serviettes mouillées. Des semaines où l’envie de faire un pain-plat à la farine d’épautre nous semble plus urgente que tous les soins du monde. Des journées où les yeux ferment tout seul et où vous vous rendez compte que vous étiez sur le point de ranger le Windex dans le frigo. (Toute ressemblance à des cas vécus ne serait que fortuite). Il est donc normal que ces jours là, la routine en 25 étapes ou le masque en poudre à mélanger soi-même en chantant la chanson des Cités d’Or soit juste… too much. Et c’est normal. Ce soir là un humble démaquillage, une crème sans nom et un truc vert feront parfaitement l’affaire pour aller grignoter votre pain d’épautre.

Plus concrètement : Autant j’aime les soins, les démaquillages fancy et l’aspect ritualistique de certains produits, ces jours-ci (après les otites, fièvres virales, alouette et courtes nuits familiales), j’apprécie la simplicité toute prête du nettoyant Acure (le facial cleansing creme argan oil + mint) et de l’exfoliant de la même marque (le brightening facial scrub sea kelp + chlorella growth factor). Rien à mélanger, tout sort d’un tube, tout est bio, tout donne un beau glow. Ça me suffit ces jours-ci.

Le coup de cœur: On a toutes des coups de cœur, des élans du cœur pour certaines marques, ce qu’elles représentent, la promesse de certains produits ou leur statut mythique, culte. Je suis pareille. J’aime l’idée d’un basique simplissime comme la crème Nivéa, c’est plus fort que moi. Et j’aimerai toujours la crème de Huit Heures qui me rappelle ma grand-maman. Malgré nos envies plus naturelles, les modes, les pubs, il y aura toujours les coups de cœur et ça, même moi je n’y échappe pas.

Plus concrètement : L’eau de rose Santa Maria Novella, la Crème de Huit Heures, les Météorites Guerlain, la poudre Caron et sa houppette en duvet de cygne, un flacon de Chanel numéro 5, les parfums l’Artisan Parfumeur, les rouges à lèvres Chanel, les blush Bourjois et le Baume Beauté Éclair Clarins. Impossible pour moi de ne pas aimer.

La personnalité de la coquette:  Il y a toutes sorte de coquettes, il y en a axées sur les résultats, coûte que coûte, il y en a qui aiment les pots de verre et les parfums plein de souvenirs. Chacune a son style et chacune se cherche un peu dans les propositions des marques, petites ou grandes. Si oui, la belle peau est souvent le but ultime, il y a plusieurs chemins pour s’y rendre, et c’est très bien comme ça. Sans compter que l’alimentation, le sommeil, le plein air, le niveau de stress viendront toutes influer sur le parcours, imposer des détours… Autant de méchants loups qui menacent notre peau de taches, boutons, cernes ou sécheresse et peuvent nous empêcher d’arriver à destination.

Plus concrètement : De la crème à la bave d’escargot ou au venin de serpent? Hmmmm, très peu pour moi (je sais, je sais, il parait que c’est génial). Non, j’aime ce qui fonctionne, certes, mais aussi ce qui fait rêver, ce qui crée une petite bulle, qui ploc! quand elle éclate, me laisse reposée avec un teint vivifié. Autant j’aime l’idée romantique d’intégrer un ou deux produits “médicaux” dans ma routine (pour l’aspect apothicaire), autant une routine toute en tubes blancs pharmaceutiques me donne envie de pleurer.

Voilà pour ma théorie de la relativité de la beauté. Au final, comment faire pour se décider? Choisir selon « le facteur bonheur ». Oui, c’est un peu ça, ma règle d’or.

Vous, quels sont les facteurs qui influent sur vos achats beauté? Vous êtes attirées par la crème au venin?