Mon Plan d’automne

planfall2016

Nous voici en automne. Mon moment préféré de l’année! Le moment des vents frais, des feuilles qui bruissent, des joues roses, des potages et de toutes les possibilités. Au moment où je vous écris, je suis forcée d’interrompre la cuisine des repas de la semaine…par une panne d’électricité (tout était à la mi-cuisson- excellent timing. Une chance que j’aime les pâtes hyper al dente. ). Mais je me dis que c’était un signe de l’univers, comme une alarme qui sonne: c’est le temps du Plan!

Je n’explique pas ce que c’est le Plan car vous connaissez toutes le concept : vous êtes même des pros! Vous êtes plusieurs à m’écrire, à me demander le mien, à partager le vôtre…Mais si jamais vous aviez besoin d’un petit rappel, simplement voir ici, ici, ici, ici, ici et ici, …

J’entre donc dans le vif du sujet : cet automne, je me sens d’humeur slave. Je suis en pleine lecture des romans d’Andreï Kourkov qui enveloppent de froid, de givre et font rêver de villages en Ukraïne, de thé brûlant, de châles, et donnent envie de cuisiner pelminis et salades de betteraves. Je suis donc activement à la recherche d’un authentique foulard à motif floral à la russe («аутентичный русский шаль»), de bottes cuissardes à talons et de vestes de fourrures. J’ai aussi ressorti mon vieux livre Cuisine de Russie et des pays voisins et acheté de la vodka. Давай! (“Allons-y!”)

capture-decran-2016-09-25-a-16-45-12

Photo via Pinterest

L’automne, c’est aussi la pré-hibernation, le soleil qui se couche tôt et se lève tard et…la difficulté à se lever le matin. La lecture du livre Sleep Revolution d’Arianna Huffington m’a ouvert les yeux sur l’importance de les fermer alors cet automne je compte continuer à faire des efforts de ce côté. On est tellement mieux quand on dort suffisamment. Je ressortirai aussi ma lampe de luminothérapie bientôt, qui a, j’ai trouvé, boosté mon énergie et mon moral l’hiver dernier (20 minutes, tous les matins) et je recommencerai à prendre de la vitamine B (ça aide pour le stress). Ça et je boirai beaucoup d’eau car il faut s’hydrater de l’intérieur (c’est tellement important l’hydratation interne, les mannequins médecins le disent tous).

capture-decran-2016-09-25-a-17-00-55

Photo via Anthropologie

Au delà de l’inspiration slave et de ma résolution de boire plus d’eau, j’ai également envie de revisiter des tenues classiques de l’automne, mais avec une twist. J’ai l’œil sur une mini jupe en laine rose J. Crew (motif houndstooth, so Londres dans les années ’60) et sur un cardigan Karl Lagerfeld (chez LaBaie), tellement Chanel (mais pas sur le site web). Je rêve de chandails fuzzy et flous comme de la ouate, qui rappellent des robes de chambres roses de pin-up, je rêve de chemisiers soyeux et lustrés qui glissent sur la peau et d’une maxi robe florale style mariage dans un vieux château en Écosse. Ah oui, et j’adore ce kimono fleuri en velours.

Maxi dress

Photo via Anthropologie

J’ai une envie d’imprimés de fleurs sur fonds noirs, de cols roulés en cachemire (dont un blanc d’hiver à gros col) et aussi, de pendentifs simples et superposés, mystérieux, comme des talismans modernes (avec des cristaux clairs, comme du quartz rose et de l’opale), genre, hippie-fée-pastelle. Les cristaux, c’est plein de pouvoirs en plus, et ça donne de bonnes vibrations. Pour le quotidien, je pense à des robes ajustées de laine simples, col en V (pour qu’on voie les pendentifs), avec des manches super longues (mais pas des manches amples, hein, car sinon j’aurai l’air d’une magicienne qui brasse un chaudron). Confo et mystérieuse. Déesse moderne quoi. Lumineuse… (Moi j’ai une super image dans ma tête mais je suis consciente que décrit comme ça, c’est assez louche comme look).

Mais je pense aussi au côté pratique. Souvent les lundis matins, je n’ai pas envie d’être une déesse moderne, non. C’est plutôt de robes hyper corporatives, super classiques, dont j’ai envie (comme si je devais réaffirmer mon côté sérieux après un weekend de décrochage, je sais, n’importe quoi). Pour cela, je me tourne souvent vers J.Crew (hello la Monday Dress) ou vers Club Monaco– les coupes sont simples mais féminines à la fois.

Et bien sûr, je suis toujours d’humeur ballerine : du tulle, du pastel, des jupes qui tournent, je ne m’en lasse pas. Le site web Repetto est une source éternelle d’inspiration et de torture: j’adore tout mais rien n’est vendu ici et de toute façon, avec le taux de change, tout serait hors de portée. Il reste que j’utilise le site pour m’inspirer. J’imagine une vie entière  dans ce monde: de mon vanity à la pause thé, avec des scones et de la confiture à la rose, des leggings, des blushs délicats et une peau claire. Je rêve en pastel, en valse des flocons et en entrechats et, pour continuer à rêver, j’ai pris une passe de saison des Grands Ballets Canadiens pour Petite Ourse et moi! Nous irons voir Roméo et Juliette, Casse-Noisette et le Lac des Cygnes de l’Opéra de Perm (OMG, OMG!!). Je suis tellement excitée! J’adore comme aller voir un ballet nous fait discuter de nouveaux sujets, elle et moi. On parle de l’histoire derrière, de grandes questions, de l’auteur, de l’époque, des décors, de la musique. C’est tellement, tellement magique. Nous en profiterons pour aller au resto entre filles ou aller prendre le thé.

Le Lac des Cygnes de l'Opéra de Perm, aux Grands Ballets Canadiens cet hiver (Photo via Les Grands Ballets Canadiens)

Le Lac des Cygnes de l’Opéra de Perm, aux Grands Ballets Canadiens cet hiver (Photo via Les Grands Ballets Canadiens)

Côté projets, de la lecture (tout plein de romans, ça enrichit la vie intérieure je trouve et ça permet de déconnecter et de voyager), de la marche en montagne dans le Vermont (Petite Ourse est une excellente marcheuse!) et… du sport. Je sais, c’est tellement pas moi de faire du sport mais j’ai découvert que ça me faisait un bien fou (je vous raconterai un autre jour). J’ai aussi envie de mieux planifier les repas de la semaine pour éviter les qu’est-ce-qu’on-mange-sans-réponses, de simplifier ma vie (moins de tout, plus de rien) et de marcher plus en général. Je me sens aussi d’humeur Côte-Est-américaine: des couvertures épaisses dans les teintes de gris, des paniers plein de pommes pour faire des tartes et de la compote, des mouettes et des phares, des chemises de flanelle (mes préférées sont celles-ci), des bottes de marche à lacets rouges, une dinde à la sauge dans le four, des tapis douillets et des lampes d’appoints avec ampoules roses (c’est plus doux pour le teint et les yeux). En vrac: j’ai envie de faire du ménage, je veux arrêter de perdre patience au moment des devoirs, je veux être mieux organisée et aussi, être calme et pleine de gratitude tout le temps. Je veux être plus ensoleillée, gentille avec tout le monde, m’occuper des autres et aussi de moi, avoir la peau du dos hyper douce, écrire avec une plume fontaine et aussi, faire un pot-au-feu avec des haricots verts en petits paquets attachés avec de la ficelle. J’aimerais aller me faire masser au spa et m’acheter un nouveau pyjama. J’ai envie de lire des magazines dans un lit aux draps frais et repassés, de faire des brioches à la cannelle (une vraie recette de Suède), et aussi, c’est très important : je dois me rappeler ce qui est important, je dois mettre les choses en perspective et arrêter de m’en demander autant. J’ai aussi envie de faire plein de soirées cinéma maison avec toute la famille collée sur le canapé, avec les oursons qui m’expliquent, tout excités, QUI est Han Solo (so compliqué ces Star Wars).

Glossier The Supers (Photo Via Glossier)

Glossier The Supers (Photo Via Glossier)

Point de vue beauté, je me sens à la croisée des chemins: de vraies premières rides apparaissent (alors que je me sens plus jeune que jamais) et j’ai envie de moins (alors que peut être que j’aurais besoin de plus? Je ne sais pas.). Je choisis d’avoir moins et je préfère désirer longtemps (et lire 181 reviews) plutôt que de craquer sans réfléchir chez Sephora. Conséquemment, les visites en boutiques sont plus rares: je me fais des listes mentales, je finis mes flacons et je reviens toujours au Lip Glow de Dior et au Bronze and Glow de Charlotte Tilbury (que je viens de terminer!). Du reste, je rêve en texture gel-crème et glossy shimmer et je visite les sites pour rêver davantage que pour acheter. J’ai très envie des teintes dorées de la Legendary Palette de Charlotte Tilbury pour les yeux, du bâton lumineux Haloscope Glossier teinte Quartz (j’ai le Topaz et j’adore), de rouge à lèvres nude (Super Cindy de Charlotte Tilbury) et framboise (Secret Selma de Charlotte Tilbury). Et j’adore la nouvelle teinte The Queen, un rouge cerise adouci par une pointe de rose. Côté soins, l’automne c’est le moment de faire des bains thérapeutiques maison: au lait, à l’huile…Des gommages au sucre et au sel, des trempages aux huiles essentielles et des bains de vapeur qui décongestionnent la peau et les sinus. L’automne, c’est aussi le temps des masques (vous avez une recommandation? Je cherche un nouveau masque…), des huiles et des crèmes. Je rêve de l’huile visage Vintner’s Daughter (trop chère, ça n’est pas réaliste), des nouveaux sérums The Supers de Glossier et du baume à lèvres Tatcha, celui qui a une feuille d’or dedans.

capture-decran-2016-09-25-a-17-38-32

Enfin, côté parfum, je suis totalement sous l’hypnose de la pub Scent of a Dream de Charlotte Tilbury avec Kate Moss même si je n’aime pas du tout ce parfum. Kate Moss dans cette pub est une parfaite inspiration «look de sortie» (boucles défaites, maquillage cool, robe scintillante). Oh my God, robe scintillante!! J’ai envie de robes de sorties, de velours, de brocade, de hauts à paillettes, de robes qui brillent un peu et sont presque inappropriées pour la vraie vie. Vous savez, ces robes qui font que les monsieurs de quatre-vingt ans s’inclinent en vous donnant un baise-main à la blague dans la rue, ces robes qui font que les serveurs vous apportent du champagne en vous souhaitant bon anniversaire. C’est tellement plus fun que la petite robe noire classique- ça donne le goût de s’inventer des sorties, de mettre des date nights à l’agenda, de commander un Uber et une gardienne et de sortir dans la ville avec chéri ou ses amies… Ma soirée de prédilection ces jours-ci: prendre un verre au Cloakroom (un bar secret, avec une porte secrète cachée derrière un miroir, soooooo cool ! Et tellement Roger Rabbit! ) avant un souper au resto. Mais avec une robe scintillante, tout ça, c’est encore mieux ! (Et c’est encore plus dans l’esprit de Roger Rabbit (style, Jessica Rabbit!).

capture-decran-2016-09-25-a-17-04-46

Photo Via Anthropologie

Enfin, côté sac à main, la mode est aux mini sacs, ce qui est parfait pour aller marcher longtemps et avoir le pas léger et les mains dans les poches. J’adore l’idée, même si ça veut dire qu’on ne sort qu’avec un rouge à lèvres sur soi. Je crois bien que je vais finir par craquer.

Enfin, c’est ce que je veux le plus pour cet automne : plus que les tartes, plus que le vernis Pirate de Chanel impeccable, plus que les cheveux brillants de Ouai Finishing Creme et plus le manteau de laine avec du mouton retourné dans le col, ce que je veux le plus-plus-plus, c’est du temps pour moi, pour respirer, marcher, pour aller sentir le vent frais sur mes joues et dans mon cou, entrer dans un café avec mon mini sac à main et un roman dans ma poche (parce qu’il n’entrera pas dans mon mini sac à main, snif), prendre un café toute seule, dans ma ville aux feuilles tombées. Rêver. Me rappeler qui je suis, ce que j’aime, mon bonheur, prendre le temps de le savourer et de le vivre dans ma bulle à moi…avant de retourner à la maison, manger des pâtes à moitié cuites (avec un mini verre de vodka) dans un peu de désordre, avec mes ours excités que j’aime. Bon automne et surtout, bon Plan à toutes !

P.S. N’hésitez pas à partager vos Plans ici, ils sont toujours inspirants!

Plus simple, la vie

Simple

Une vieille carte postale Vogue à mon amie V.: la vie n’était pas nécessairement plus simple dans ce temps là.

La réflexion s’était déjà amorcée en moi: même pour vous, ça ne sera pas une grande surprise. J’ai envie de simplicité. Découragée, j’en ai parlé à mon amie V. lors de notre dernier souper, histoire de voir si j’étais la seule à vivre dans l’angoisse du fait que ma routine beauté a plus de 3 étapes (bon, d’accord, 7 étapes), que je suis constamment en train de mettre de l’ordre autour de moi et qu’un Plan commence souvent avec un achat. Bon, mais en même temps, un Plan qui commence avec “prendre davantage de respirations abdominales”, c’est déprimant.

Moi: Je suis un peu découragée. J’ai envie de simplicité. Il me semble que c’est sans fin les besoins: tu vois, ce mois-ci je m’étais dit que je n’achetais rien du tout. Rien du tout. Genre, ma banque émettrait un avis de recherche à mon égard.

V: Et…?

Moi: Et finalement j’ai acheté une culotte gainante.

V: Bon, c’est pas la fin du monde. La culotte gainante, c’est une bonne base. Genre, la base de la tenue qui a de l’allure. C’est limite un besoin de la vie.

Moi: Ouiii, je sais. Mais là n’est pas la question. Le truc c’est qu’il me semble que j’ai beaucoup de besoins. Et ça me décourage totalement. Même la culotte gainante: dans un monde idéal, je n’en n’aurais pas besoin.

V: Oui, bon, là n’est pas le débat. Mais c’est certain qu’avec nos emplois de bureaux (jupes et cardigans), nos activités (soutiens-gorge sport, étampes, crayons feutres, moules à gâteaux, romans), nos envies de santé et de plein air (tisane détox, betteraves et beurre de coco), ça multiplie les besoins. On aurait sans doute moins de besoins à lire Echo Vedettes, en jogging en mangeant des pizza pochettes.

Moi: Oui, mais le problème c’est que tout semble commencer par un achat. Par exemple: je range? Il me faut des petits paniers de plastique. J’organise mon maquillage? Je décide de passer au mode classement des fards dans une palette pro. Même mon blog me décourage un peu car j’ai l’impression de pousser vers l’achat alors que je le veux davantage informatif/inspirationel. Tu vois le dilemme? 

V: Oh… mais justement, parlant d’inspiration. J’ai la parfaite inspiration pour notre nouvel idéal de simplicité. J’ai lu un livre qui s’appelle: Le pouvoir du moment présent. Oui, je pense que c’est bien ça le titre.

Moi: Oh…intéressant! Allez, moment présent: j’ouvre mes oreilles à toi.

V: Bon, je n’ai lu que les 20 premières pages alors forcément…

Moi: Tu te considères experte!

V: Exactement! Donc, oui, donc, dans ce livre…on dit que quand on fait un truc, il faut se mettre dans le moment présent et bloquer le flux de pensées pour ne se concentrer que sur ce qu’on fait. Faire le vide. Genre, je marche. Je ne fais que marcher sans réfléchir. Juste marcher. La simplicité commence dans le moment présent en fait. C’est le premier pas. Figurativement et physiquement. C’est très méditatif. Et pas si simple que ça.

Moi: Oui, very bouddhiste en effet. Et dis-moi, ce livre…? Il vient d’où?

V: Hmmm, en fait, je l’ai acheté un jour que j’avais envie de simplicité.

Moi: Bon, alors je me sens moins seule. Tu as répondu à mon questionnement.

V: Oui, en fait, je crois qu’on est assez normales. Mais qu’un peu de simplicité et de “moment présent” ne nous fera pas de tort. Ça et…un nouveau Plan! On prend un dessert?

Moi: Oublie- je vis dans la simplicité.

V: Tu veux dire que tu portes ta culotte gainante?

Moi: Touché.

P.S: Je suis la seule à avoir envie de se simplifier la vie mais à ne pas toujours savoir par où commencer? Des conseils?

La beauté comme une maison heureuse (Chez ma maman)

On a toutes (trop souvent) envie d’être parfaite, moi la première. On s’en demande: on voudrait avoir les cheveux impeccables, style post-salon-de-coiffure alors que l’on est plutôt post-pluie-sans-parapluie, on voudrait un teint de poupée alors que l’on est grippée, on voudrait avoir l’air reposée alors que l’on dort deux heures par nuit. Mais aussi, on veut cuisiner tous les repas soi-même (des nouvelles recettes, tout de même, inspirées des magazines!), avoir une maison bien rangée jusque dans les moindres recoins, avoir du temps à soi, faire des biscuits pour les collègues du bureau pour vendredi, avoir des projets pour nous, perdre le poids de la grossesse avant même d’accoucher, mais aussi on veut des ongles laqués et brillants après le jardinage et être juste un peu plus grande…Et pourquoi ne pas aussi apprendre à lire les hiéroglyphes en cette ère de mondialisation?

Comme si la perfection technique allait nous apporter un surplus de beauté, comme si la perfection partout était la clé du bonheur. Mais la vraie beauté, comme le bonheur, il est imparfait. Ça m’a frappé un après-midi d’août chez ma maman, alors qu’elle avait amené Petite Ourse au parc. Seule avec Bébé Ours dans la maison où j’ai grandi, je redécouvrais toute sa beauté. C’est une maison centenaire, qui a du vécu, meublée de meubles “de coeur”, qui craque un peu mais qui fleurit aussi. Une maison où on a envie de s’asseoir, où on peut emmener son chien et des enfants, sans crainte de quoi que ce soit, une maison où l’on étend son linge et où l’on partage les petits riens, les grandes joies et la salle de bain.

C’est une maison très belle, non dans la perfection, mais dans la petite planche de la cuisine, dans les souvenirs, dans les moments qu’elle a vécu, dans les joies, les grands vents, les pannes d’électricité, les bricolages, les rénovations, les verglas et les Noëls. Une maison qui me fait dire que la beauté c’est avant tout ça: être bien avec soi-même et garder ceux que l’on aime au chaud dans les beaux jours et la tempête. Il y aura des jours où l’on sera plus à notre avantage (comme une maison après un bon ménage, avant que la visite arrive) mais aussi des journées où l’on fera semblant qu’il n’y a personne quand on sonne. Et c’est très bien comme ça.

Si les maisons dans les magazines me font rêver dans leur perfection lumineuse, comme les mannequins des pubs posées sous un éclairage étudié, il reste qu’une maison habitée qui a vu des rires, des soupers entre amies, qui a mangé des glucides et des bonbons à l’occasion sera toujours plus jolie à mon sens. Même si elle n’a pas dépensé une fortune toute sa vie en Crème de la Mer. Pour peu que l’on lui donne un peu d’amour, que l’on soit un peu cool avec elle. Alors non, on n’est peut-être pas parfaite. Mais au moins, on est “habitée”.

Alors en ce petit lundi matin, si oui, je voudrais idéalement être au meilleur de moi-même avec mon lunch santé, mon eyeliner, mon veston repassé, mon auto sans miettes de croissants entre les coussins et mon teint zéro-défaut, je me dis que l’essentiel n’est pas là. Pourvu que je sois bien. Et que je passe une belle journée.

La beauté passe aussi par l’indulgence envers soi-même. Bon lundi à toutes!

La récolte de tomates patrimoniales de ma maman!

Même le cabanon a des petits rideaux de dentelle!