Lipstick On

Lipstick OnPshit, le parfum. Clic-clac, le tube de rouge à lèvres. Une fois que le rouge à lèvres est mis, il y a comme un déclic, non? Ça y est, on est prête. Le rouge à lèvres, c’est le serrement du noeud qui boucle la boucle. C’est le point du point sur le i dans “me voici”. On referme le tube. On lève les yeux. On croise notre regard dans le miroir. Ça y est: on peut replonger dans le monde.

J’ai toujours adoré les odeurs de cosmétiques classiques, et plus particulièrement les parfums de rouges à lèvres. J’aime leur mix olfactif de tous les “v”: violette, vanille, vamp, vintage, volutes de poudre…Comme un concentré parfumé du moment intime qui vient juste avant que l’on fasse face au monde. J’ai cherché et exploré plusieurs parfums de rouges à lèvres…Seul problème, ça n’était jamais la bonne teinte. French Kiss de Guerlain me paraît trop hot pink dans sa description (et il est trop cher!) et Lipstick Rose de Frédéric Malle est juste trop magenta électrique, limite fluo…(et il est trop cher!) Ça ne m’allait juste pas.

Moi je cherchais plutôt un parfum de rouge à lèvres qui sentait comme une teinte que je porterais: un rose blush, charnel, fleuri mais secret, vintage mais edgy. Pas trop éclatant, pas trop mat, juste assez présent, nu et un peu laiteux et poudré juste comme il faut: un parfum facetté qui reste tout près de la peau.

Lipstick On de Replica (Maison Martin Margiela*) m’a d’abord attiré par son nom. “Lipstick On” c’est à la fois un appel à l’action (dans le sens de “Je suis forte”/”Je veux être forte“) et une affirmation. Dire “Lipstick On” c’est aussi dire: “Je suis prête.” Un peu comme “Game On“.

Puis, je l’ai senti. C’était tout ce que j’espérais et mieux: de la cire, des fleurs, de la vanille délavée, de la poudre de Météorites (de Guerlain), du rose blush, un peignoir de soie et un store qui laisse passer juste assez de lumière pour que la chambre soit dorée. Ça sentait le moment magique et intime, quand clic-clac, on referme notre tube de rouge à lèvres, on presse les lèvres ensemble et que, grande respiration, on se sent prête à faire face à la journée. Je crois bien que j’ai trouvé mon prochain parfum.

Ce que la marque dit du parfum: Huile de bergamote, accord d’héliotrope, huile de néroli, absolue de fleur d’oranger, concrète d’iris, huile de galbanum, absolue de fève tonka, extrait de vanille de bourbon, huile de patchouli (je ne la sens pas du tout et j’ai horreur du patchouli!) Style: Fleuri. Oriental. Poudré.

Ce que moi je sens aussi: du Cherry Coke, de la poudre Guerlain, du lait chaud, du rouge à lèvres Revlon, du maquillage pour enfant Tinkerbell (je suis une fille des années 80), le visage des poupées Corolle et un peu de savon (qui fait que le tout n’est pas trop sucré). Style: Romantique. Satiné. Rêveur.

*Disponible chez Sephora et La Baie Centre-Ville (Montréal). Sur la photo, un échantillon.

Grand Jour de Fête

Jour de fêteJe n’y croyais plus. J’avais mis ce parfum dans mon tiroir mental des rêves impossibles (avec le sac Birkin et les cheveux lisses sans séchoir). Je lui avais collé l’étiquette du « rendez-vous avec l’histoire manqué ».

Récapitulatif : Il y a de cela longtemps, un printemps, j’avais voulu m’acheter un parfum. J’avais hésitée, longtemps, chez Ogilvy, entre deux options. Je me dis, tiens, je sors faire d’autres boutiques, le temps d’y réfléchir. À la sortie, rue de la Montagne, une femme sans-abri me tend la main. Je lui donne mon petit change puis, son regard change : « Vous sentez bon », elle me dit. Je tenais un échantillon dans la main, je lui donne : « Oui, c’est ça, ça sent bon ce parfum ». Tiens, je me suis dit, l’univers vient de choisir pour moi. Ce parfum, c’était l’autre, c’était Miss Dior Cherie.

Plusieurs années plus tard, hantée par Jour de fête de l’Artisan Parfumeur que j’avais failli acheter ce jour-là, je prends un pacte personnel : je me l’achète pour mon anniversaire. Mais, qu’est-ce que j’apprends? Le parfum est discontinué. Certaines avaient fait des stocks, mais sinon, rien, rien, rien, il ne reste plus rien. Ce jour-là, j’ai ragé d’avoir écouté l’univers, je ne vous dis pas.

Puis, très récemment, en écrivant cet article, hop, je fais une petite recherche sur Jour de Fête, histoire de vous mettre un lien. Et, qu’est-ce que je lis : L’Artisan Parfumeur a décidé de ressortir Jour de Fête de sa voûte, ce printemps seulement. J’ai sautillé, j’en ai parlé à Papa Ours avec des tremblottis dans la voix, des larmes de joie dans les yeux, en gesticulant, j’ai retenu mon souffle en téléphonant chez Ogilvy’s et en réservant mon flacon. My God, l’énervement. Faut comprendre : j’avais rendez-vous avec l’Histoire. J’allais remettre l’Univers à sa place. Un genre de Back to the Future version parfum.

Je ne vous dis même pas le nombre de fois où j’ai téléphoné à Danielle, au comptoir de l’Artisan Parfumeur. J’adore Danielle, elle est tellement douce. Tellement patiente:

-Moi (ton faussement nonchalant, voix qui craque): “Euh, bonjour. Excusez-moi Danielle, c’est…encore moi, oui. Je voulais juste faire un petit suivi chaleureux, oui…Prendre le pouls…En fait, j’étais dans le coin… de mon téléphone. Je me suis dit, tiens, je vais téléphoner, justement, tout à coup que?”

-Danielle, hyper rassurante: « Pas encore ma chérie, je te promets, je t’appelle dès qu’il arrive. »

Puis, il est arrivé! Je l’ai vu de loin, avec son étiquette rose dragée et son petit bouchon un peu courbé. J’avais l’impression de corriger quelque chose. Je l’ai senti et, le temps d’un instant j’ai eu peur de l’avoir embelli dans mes souvenirs. (Imaginez la scène : « Bon, finalement Danielle, je change d’avis. Merci et au revoir! ») Mais vous savez quoi? C’était même mieux! C’était MON parfum. Je l’ai tout de suite su. Une odeur de peau, de dragée, de lait, d’amande aqueuse et d’enfance. Un odeur de visage de poupée Corolle mélangée un rien à de la Play-Doh (la plasticine d’ici, elle a un parfum unique) et à un lait-vanille. Ça sentait quand j’étais petite et que ma maman m’emmenait à son travail et qu’après, on allait à la boutique Arc-en-Ciel, rue St-Denis, voir les belles effaces et les crayons “qui sentent bon”. Ça sentait l’anticipation, la joie de grandir mais aussi, le bonheur de vouloir rester aussi un peu enfant parce qu’on est bien. La joie d’aimer les robes soleil à pois roses et les histoires de Martine. Un parfum pour jouer à ne pas marcher sur les lignes du trottoir, pour rire sans réfléchir, pour chercher un trésor dans sa cour, vraiment très pleine d’espoir. Pour être fascinée par des trucs comme les pharaons ou le Titanic et vouloir prendre tous les livres à la bibli sur le sujet, là et maintenant.  Mais détrompez-vous, c’est un parfum très femme, pas pour les fausses petites filles ou les lolitas de Nabokov. Au contraire, c’est un parfum de lady, duveteux, délicat et savonneux, qui fera battre les cœurs et donnera envie de prendre dans les bras. Un parfum, j’aime me l’imaginer, pour celles qui aiment prendre rendez-vous avec l’histoire, le cœur battant, et célébrer l’occasion, comme un Jour de Fête. Les yeux brillants comme un enfant.

En sortant de chez Ogilvy’s, mon flacon à la main, la sans-abri n’était plus là. Dommage; j’avais préparé mon change.  Et un échantillon.

P.S. Jour de Fête est disponible en édition ultra-limitée. Juste l’écrire me donne des sueurs froides. Why?

Inavouable, le parfum

parfumC’est une histoire d’amour à l’envers. D’habitude, je tombe amoureuse d’un parfum comme on aime une histoire, comme on lit un roman. Comme un rêve… D’abord, j’aime le nom. Le visuel, ce qu’il évoque, sa description. L’image qu’il renvoie ou l’aura que j’imagine qu’il me donnera… Je serai étincelante… Gracieuse. Je porterai des teintes claires. Le soleil brillera dans mes cheveux. Je courrai dans les rues vides, avec des chaussures magnifiques qui claquent. Clac-clac-clac. Je serai ailleurs. En voyage, loin, sur une plage avec la famille Ours. Je porterai des motifs éclatant! Et des bijoux turquoises. On s’amusera au bord d’une piscine… Ou je serai une belle des glaces. Les flocons s’accrocheront à mes cils…Oh, je serai une ballerine, en cache-coeur tout doux, j’appliquerai un blush rose sorbet, devant de grands miroirs…des miroirs comme ceux de l’ancienne salle de bain au 9è du Centre Eaton…Ou..Je me sentirai forte, charmante, mes enfants me diront que je sens bon…Je chasserai les papillons! Je serai mystérieuse. À Salzbourg, dans les montagnes… Bref, pour moi, le parfum c’est souvent une question de poésie, d’histoire rêveuse et aussi, of course, d’odeur et de souvenirs.

Bien sûr, je rêve de trouver LE parfum parfait, celui qui semble n’appartenir qu’à moi, tellement que je peux quasiment signer mes chèques avec un petit pshiit. Mais bon, comme je n’ai pas encore trouvé celui-là, entre temps, je me parfume de d’autres découvertes sublimes, qui sentent hyper bon. On en reparlera, d’ailleurs de mon parfum de rêves.

Il ne m’est jamais arrivée de choisir un parfum à l’odorat uniquement. Je ne suis jamais entrée dans un grand magasin, senti des flacons puis, choisi. Jamais. Non, il me faut aussi le joli flacon, la petite boucle, un nom féérique, une histoire et une lignée (s’il a été aimé par Grace Kelly ou une autre grande dame, encore mieux!). Voilà pourquoi je ne porterai jamais un parfum qui s’appelle Fleur de Squelette, Jour de Zombie ou Muguet Déchet…Pas plus que Amour Arsenic, Le Jardin de mon Comptable ou même le très anti-controverse Moyen-Moyen. Même si c’était LE parfum qui m’allait. Même si c’était le sillage le plus splendide au monde. Non! Ces noms n’évoquent rien pour moi. C’est trop nul. J’aurais trop honte le jour où l’on me demanderait le nom de mon parfum.

Mais ici, j’ai vécu l’inverse. J’ai reçu un échantillon et il a bien failli aller tout droit aux poubelles. Nudité Intense. Rien que le nom. Écrit avec un genre d’écriture graffiti… Je n’ai rien contre la nudité…mais intense? C’est maladroit comme nom, c’est usé, c’est mal ajusté, comme une ado mal à l’aise qui remonte constamment son top strapless

Mais j’ai lu la description, tout de même. “Une odeur légère et diaphane de peau nue, surtout appréciée dans les étreintes. Éphémère, telle une brise délicate…Nuances légères d’une pluie délicate et pure, avec la senteur unique d’une fleur qui bourgeonne. Une enveloppe de fraîcheur irrésistible et invisible dont votre peau s’imprégnera avec intensité.

Bon, à part l’over-utilisation du mot “délicate”, il y avait tout de même de mes mots-clés chouchous. “Propre”, “Frais”, “Pur”…Alors, je l’ai senti. Et mon coeur a fait un bond. Un peu comme Juliette has a Gun, not a perfume, mais en version moins ambrette, c’est davantage une essence fantôme qu’un parfum. C’est une odeur de peau, de lait et de soleil. Ça me fait penser au parfum d’Hanae Mori mais en version plume, mille fois plus effacée. Rien de tropical, rien de vanillé, ça sent plutôt le linge propre qui est encore chaud, la peau d’été, un peu crémée, un rien de fleur sur un coussin de musc bien moelleux. C’est un parfum intemporel, un parfum de peau, tout secret, sans saisons, ni attaches-mode. Un parfum pour câliner son bébé, pour sentir bon pour soi sans alerter personne, un parfum que l’on porte comme une belle lingerie sous son chandail de laine, un parfum que l’on garde près de soi comme un pendentif précieux qui pend au creux du décolleté, sous la robe. Bref, on est à milles lieues de la nudité intense et vulgaire écrite en graffiti sur un mur (ou un flacon), par une ado mal dans sa peau. Non, on est dans l’amour discret et le bonheur tout doux. On est dans la beauté élégante de celle qui sait et n’a rien besoin d’afficher. Dans la douceur de celle qui choisit qui pourra la respirer.

Enfin, il ne fait aucun doute pour moi que tout ce qui concerne ce parfum a été très mal choisi : du nom au concept, au visuel et même au conditionnement (une huile-roller, c’est assez high school comme expérience malgré tout). Mais peu importe, pour une fois j’ai choisi un parfum pour les bonnes raisons : il sent bon, il sent moi mais en mieux. Tout délicat, tout doux, je ne peux me retenir de prendre de grandes inspirations quand je mets mon foulard qui en est un peu imprégné. C’est un parfum sublime, soyeux, qui fait sentir belle et semble opérer de manière quasi-subliminale. Bref, je l’adore! (Mais je garde son tube bien caché).

Ainsi, si on se croise dans la rue et que vous me demandez mon parfum (il faudrait que vous ayez un super odorat, tout de même car il est vraiment discret), sachez qu’il est entièrement possible que je rougisse et…parte en courant sans répondre. Nudité Intense. Pfff. J’aurais mieux aimé Féérie Vidanges-Camélias. Au moins ça aurait eu le mérite d’être original.

P.S. Nudité Intense est disponible chez Murale, Nordstrom et aussi, sur Beauty Habit.

P.P.S. Vous, vous avez des produits de beauté inavouables? Un produit que vous aimez mais qui vous inspire un peu la honte?

Révérence et Applaudissements

Iris PrimaOui, je sais, c’est mon troisième article sur Iris Prima de Penhaligon (voir ici et ici pour les deux premiers) mais je vous promets c’est le dernier volet de mon tableau triptyque. Avouez que dit comme ça, c’est tellement plus chic, non? Genre, la fille artistique qui articule ses impressions en trois temps. Loin de l’image de la coquette possédée over-enthousiaste. Ouaip. Donc, dernier volet de mon tableau triptyque aujourd’hui; un grand jour pour l’art contemporain!

Iris Prima n’étant pas encore lancé ici (Etiket, le seul point de vente des produits Penhaligon à Montréal, me confirme qu’ils le recevront en novembre), j’ai écrit un courriel suppliant/désespéré à la marque. Et vous savez quoi? On m’a gentiment répondu et fait parvenir un mini échantillon d’Iris Prima par la poste. Pirouette de bonheur!

Dès que j’ai ouvert le flacon, j’ai su qu’Iris Prima était pour moi. Même si la tenue n’est pas éternelle sur ma peau à moi (alors que tous les avis lui trouvent au contraire une tenue irréprochable), peu importe, je me reparfume à nouveau après le lunch et je ferme les yeux sur ce petit détail. Comme la plupart des parfums Penhaligon‘s, il est impossible à décrire. Mais qu’importe, allez, je vais me lancer.

À l’ouverture, Iris Prima sent frais comme une eau de cologne. Comme du linge au soleil, comme de la lessive chaude. Il évoque des studios de plancher de bois sous la lumière crue du matin en attendant les danseuses. Un parfum blanc propre qui pique presque le nez tant il est étincelant. Comme un vaste champ de neige sous le soleil d’hiver. Un blanc très pur. Puis, presque instantanément, le blanc s’adoucit. Il cède le pas à un blanc de lune et de lait. À des flocons qui virevoltent au creux d’une forêt bleutée, mystérieuse, rassurante et enchantée. Un blanc de Lac des Cygnes, un blanc de valse des flocons de neige, un blanc pétillant comme des bulles dans une fête lointaine, un blanc qui résonne comme le son de grelots un soir d’hiver. C’est un parfum magnifique, un parfum de rêveuses. Loin d’être le parfum du ballet en tant que tel (pas d’aspérités, de dark side, de kick de danse moderne ou de Belle au Bois Dormant héroïnomane), c’est le parfum de celles qui rêvent du ballet. Du tulle, des fleurs, du pastel, des chaussons de satin, un peu de trac; oui, tout ça est là dans Iris Prima. Tout est flou, tout est parfait, tout est élégant et surtout, tout est fondu comme un exercice à la barre réussi.

Avec le temps qui passe, le blanc sur la peau devient chaud,  crémeux et vanillé. Résolument lumineux. On perçoit aussi les notes vertes de forêt (le vétiver), le cuir chic et les fleurs qui arrivent en bouquet dans la loge. S’il est impossible de décrire Iris Prima, je dirais simplement que c’est un parfum qui évoque pour moi la beauté très pure. Juste de la beauté, hors du temps, hors des modes et des moments. Iris Prima est un parfum qui collera à la peau et sublimera simplement celle qui le porte, gracieusement. Un peu comme la robe de nuit en soie de Clara, qui volette quand elle saute, virevolte quand elle fait une pirouette et frémit quand elle a peur. Et bien sûr, qui plisse parfaitement autour d’elle quand elle s’endort, comme un écrin protecteur. Oui, Iris Prima est un parfum de ballerine, mais c’est avant tout un parfum de rêveuse. Vivement qu’Iris Prima arrive chez moi!

Fin de la triptyque.

Gloria

Angels of Florence

Depuis le temps que j’en rêvais, j’ai enfin le bonheur de me parfumer avec un parfum Santa Maria Novella, la marque d’apothicaire à son plus authentique.

Autant je voulais un parfum Santa Maria Novella depuis des siècles, autant je n’osais pas craquer sur internet sans avoir préalablement senti les parfums dans les lourds flacons de verre reconnaissables entre mille. Je voulais tous les sentir. Je voulais avoir le privilège de choisir et d’être choisie. Car oui, en éternelle romantique que je suis, je me dis qu’un parfum issu de la mythique maison Santa Maria Novella aux recettes secrètes ne se choisit pas…Non, un peu comme la baguette magique dans Harry Potter, je me dis que c’est le parfum qui nous choisit. Deux destins qui se croisent; des astres qui s’alignent. Rien de moins.

Le parfum qui m’a choisi c’est Angels of Florence, un parfum assez moderne, zéro-controverse (parfois on a envie de zéro-controverse), qui sent bon les agrumes, mais aussi le soleil et les fleurs d’été et qui, en s’évaporant, laisse une odeur crémeuse de jardin des délices (mais pas très sucrée, je tiens à le préciser). Un parfum qui me fait rêver de villages d’Italie en escaliers, sous le soleil du matin. Mais, malgré son côté solaire, radieux, Angels of Florence est résolument un parfum de ciel changeant, de sablier qui se retourne, d’univers en mouvement (image d’un dessin antique style Leonard Da Vinci!), de perspectives et de silences. Un parfum pour lever les yeux vers un ciel profond, aux étoiles de feuilles d’or, sous une nef pleine d’écho. Pour contempler l’absolu et s’oindre d’un peu de la beauté du cosmos.

En passant, je suis convaincue qu’il y a tous plein de passages secrets sous l’officine Santa Maria Novella et aussi, des grimoires en code et des chaudrons médiévaux et des portes qui s’ouvrent seulement si on répond bien à une énigme et… Ouais, dans ma tête, Santa Maria Novella c’est mi-jardin secret, mi-Da Vinci Code, mi-Harry Potter et plus encore! Ça tient du rêve et c’est très bien comme ça.

P.S. La maison a créé ce parfum, pour célébrer les “anges de la boue” qui ont accouru de partout dans le monde, pour sauver le patrimoine florentin des inondations de 1966.

Jeudi: Pretty Ballerina

Pretty BallerinaVous croyiez vraiment que j’allais passer la semaine sans faire un look de ballerine? Un look tout pâle, délicat comme un nuage, inspiré de tutus et d’arabesques?

Mais comme le tutu, est absolument too-much pour mon lieu de travail, même avec un veston, je réfléchis constamment sur comment incorporer l’esprit “ballet” sans tulle ni chaussons. Je suis certaine que vous partagez le même questionnement existentiel, je me trompe? Alors, vous serez heureuses de savoir que j’ai enfin trouvé La Clé pour avoir un look Ballerine Corporatif (yay!).  Je sais, il était grand temps que quelqu’un se penche sur la question.

Ballerina

Donc, la Clé c’est de mélanger les teintes de rose, blush et chair, sans trop assortir. L’idée est de créer un camaïeu approximatif de teintes rose/nude doux. Idem pour les matières, lainages, volants de soie, lycra…c’est ce mix dépareillé un peu “artistique” qui donne le vrai look “échauffement à la barre”.

Ballerina

De mon côté, pour réaliser mon look Pretty Ballerina, je me suis tournée vers mon top Bedo (oui, le même que lundi mais en rose ballet), et vers une jupe à bandes BCBGMAXAZRIA teinte crème. J’ai ajouté un cardi-wrap douillet de cachemire rose bébé (également BCBGMAXAZRIA) et des chaussures Aldo en cuir vernis chair (semblables aux L.K. Bennett de Kate Middleton). Enfin, côté accessoires, j’ai ajouté quelques bracelets Henri Bendel et Tiffany & Co. pour la petite touche scintillante style Lac des Cygnes. Et, pour finir, j’ai pris mon sac à main Louis Vuitton Speedy rose (édition limitée Lin Croisette d’il y a longtemps) pour transporter tous mes essentiels (y compris mes souliers de pointe imaginaires!).

BallerinaEn ce qui concerne mon maquillage, après avoir unifié mon teint (assise dans ma loge, bouquets et cartes de fans à mes côtés, hé hé), j’ai poudré légèrement mon visage avec la poudre illuminatrice Brightening Nudes de Bobbi Brown, une poudre éclat qui rappelle les Météorites de Guerlain et fait vraiment un teint de porcelaine. Sur mes pommettes, avec un petit pinceau, j’ai appliqué le blush Orphelina de Rouge Bunny Rouge puis, j’ai ajouté une pointe de Living Luminizer de RMS le long de l’os de la joue pour la touche lumière style ambiance peinture de Degas. Sur mes paupières, j’ai appliqué le fard 3 Ballet de Bobbi Brown, dans la ligne Sparkle Eye Shadow (tellement, tellement joli, dommage que la photo ne lui rende pas justice) et deux couches de mascara. En fait, c’est cette vidéo qui m’inspirait mais j’avais envie de créer un rendu moins bonbon. Je crois bien avoir réussi. J’ai peigné mes sourcils vers le haut et j’ai opté pour le vernis Ballet Slippers d’Essie, of course. Enfin, sur mes lèvres, petite touche de Petite Bunny Gloss Bar de Tony Moly, teinte Dew. Il s’agit d’un de mes produits préférés du moment…comme un baume à lèvres soyeux teinté rose popsicle. Le seul hic? Petite Ourse est absolument convaincue qu’il est à elle. (“Ze veux jusss en mettre un ti-peu. Un ti-peu.“)

Le petit truc qui me manque? Un parfum de ballerine comme le Iris Prima de Penhaligon qui sort en septembre ou encore, le parfum de Repetto dont l’une d’entre vous m’a parlé (MacaronPistache!). L’avez-vous senti? Juste la vidéo de la pub avec la danseuse étoile Dorothée Gilbert me fait tellement, tellement rêver. Soupir.

Vous pouvez voir l’Acte 1 ici: Instants Précieux le Premier Parfum de la Maison Repetto

Voilà, je file. Fonds de musique classique en tête, pirouette au coin de la rue.

Je me régale de vos looks du jour et des petites histoires qui vont avec! Alors, aujourd’hui, vous portez quoi?

La Bibliothèque des Fleurs

Library of FlowersIl fallait absolument que je vous montre la dernière collection de Margot Ellena: Library of Flowers. Pour moi qui suis dans un total esprit herbier/apothicaire/cueillette de fleurs des champs, cette ligne promet d’être mon petit jardin cet été.

Eau de toilette, crème à mains, crème-parfum pour le corps, huile pour le bain et savons…avec des mélanges comme myosotis, fleurs sauvages et fougères, saule et eau…il y a de quoi nous faire rêver de ciels et de forêt, d’un été parfaitement et doucement parfumé. En ce qui me concerne, après les avoir senti, j’ai jeté mon dévolu sur le sublime “Arboretum“. Ici photographiés chez Skin 6/2 à Las Vegas (j’ai su rester raisonnable; je n’ai donc rien acheté pour le moment), cette ligne est notamment disponible sur Beauty Habit et ici. Mais, bon, je risque de ne pas rester raisonnable encore très longtemps, car s’il y a une chose à laquelle Boucle d’Or ne peut résister, c’est bien une promenade dans les bois!

Scoop de détectives

SherlockJ’ai été contactée hier par l’une d’entre vous, ma consoeur Andrea qui est en Angleterre. Dans ses mots à elle, comme Sherlock Holmes,  elle vit à Londres, elle aime le tweed et…elle obtient au passage des infos confidentielles. Mais elle, elle sent la rose, la bergamote et l’ambre en travaillant alors, elle est mille fois mieux que Sherlock. J’adore.

Notre dossier d’hier, assez intriguant, un peu top secret et oh so combien exciting concerne la marque de parfumerie anglaise Penhaligon’s, une marque que j’adore (des flacons avec des boucles? Je ne dis JAMAIS non. Never.)

Dans un Londres tout brumeux hier, alors que Big Ben sonnait les 13 heures et que le rush du lunch commençait, Andrea a entendu quelque chose qui méritait notre attention. Penhaligon’s sortira un nouveau parfum à l’automne. Mais attention, pas n’importe quel parfum! Penhaligon’s sortira un nouveau parfum inspiré par…les deux premières ballerines du English National Ballet (my goodness!). Un parfum très très floral et poudré, un parfum d’arabesques, de souliers de pointes et de vaporeux. Le nom? Iris Prima. Au cas où ça vous aurait échappé je suis un peu obsédée par tout ce qui a trait de près ou de loin au ballet!

Inutile de vous dire que cette information, chuchotée entre deux vendeuses près du Royal Exchange me laisse rêveuse. Un petit échange de courriels d’investigations plus tard entre Andrea et moi (le temps d’aller chercher notre loupe, de se faire un Earl Grey et d’allumer notre pipe dans une pièce aux stores mi-clos) et nous étions en mesure de confirmer que le nom de marque Iris Prima avait bien été enregistré comme marque de commerce par Penhaligon’s et aussi, de trouver un obscure article du Independant qui y fait une cryptique allusion. Voilà. j’ose à peine le dire mais j’imagine que vous aviez lu dans mon esprit: j’ai (presque) hâte à l’automne!

Enfin, un énorme merci à mon fidèle acolyte dans ce dossier, cette agent d’infiltration, ce mur qui a eu des oreilles au bon moment, cette fin limier Andrea! Excellent travail mon cher Watson!

P.S. Parlant de scoop: la marque Miss Ferling (que j’adore) offre 15% de remise sur l’ensemble de ses produits du 17 mai au dimanche 26 mai à minuit avec le code MAMAN15. Pour celles qui sont en Amérique, la marque m’informe qu’il suffit de sélectionner la Belgique comme pays et de noter Canada quelque part dans l’adresse. Ou encore, de contacter Miss Ferling herself par la rubrique du site pour lui préciser que vous êtes de « fausses belges » en faisant un clin d’oeil. Ah, c’est le genre de mission que j’aime!

Child of Mine

Child Comme une fontaine à voeux secrète, comme une formule magique…il y a de ces produits de beauté qui sont enchanteurs dès la première goutte, voire dès qu’on en entend parler. Telle la beauté d’une princesse vantée au delà des montagnes qui attire les princes de loin, telle la fée que l’on croit apercevoir dans le champs de fleurs parce que l’histoire, on la connaît par coeur, le rêve précède le désir. C’était comme ça avec le parfum Child. Couru de par le monde, cette huile d’absolu de parfum est fabriquée de la main même de Susan D. Owens depuis les années 1990. Rare, caché, difficile à trouver (impossible de le trouver dans les grands magasins), il a été souvent choisi comme le parfum secret des célébrités en raison de son exclusivité. Mais il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de la fragrance la plus vendue sur le site de Beauty Habit et ce, depuis 10 ans.

Et, ça sent quoi? Un floral très, très blanc, presque aveuglant, hyper solaire, limite balnéaire. Une odeur de peau propre, de draps, de jasmin, de gardénia et de lilas et, à l’estompe, un peu de musc et de corde à linge au vent. C’est un parfum reconnu pour envoûter, pour faire tourner les têtes (John Mayer lui-même le dit reconnaissable entre mille) et fondre les coeurs. J’ai lu milles fois que rien ni personne ne lui résiste: hommes, femmes, enfants, soleil du matin, papillons…Personne n’est indifférent, tous confirment: ça sent trop, trop bon. Et, effectivement, c’est un parfum chic, lumineux et californien, sexy et intriguant. À la fois luxe et un peu folk (une huile parfumée, c’est un peu peace and love, non?), on s’imagine le porter pour se prélasser en bikini Hervé Léger, pour aller prendre un verre au Château Marmont, mais aussi pour aller acheter des tomates du patrimoine au Farmers’ Market en shorts de jeans et fedora de paille, les cheveux défaits comme il faut. Un parfum pour rêver de mer bleue, de sieste sous le soleil, de terrasse…Un parfum à bille dont le conditionnement mi-hippie, mi-potion magique fait rêver de grandes jupes, de bracelets qui cliquent et de philtres d’amour. C’est un sillage concentré qui rit clair et qui aime d’absolu, sous le soleil. Hypnotique.

L’appel des sirènes

MermaidQuand j’ai eu vent de cette nouveauté, la gamme de parfum Mermaid, j’ai mis cap vers d’autres rives. Non. Pas pour moi. Surtout que la description complètement cryptique (“Romantic, Mysterious, Ethereal“…pfff…), comme une devinette du Minotaure, me laissait les sourcils froncés. J’allais résister, c’était décidé. J’ai mis mes mains sur mes oreilles et j’ai gardé mes yeux sur l’horizon du printemps, en avant toutes.

Mais le chant des sirènes s’est fait plus insistant. Le joli flacon. La petite touche rose-coquillage. Des critiques enchanteresses… L’idée d’un printemps clair et céleste s’est allumé en moi…Moi aussi je suis une romantique… Et puis, je veux être mystérieuse. Et aérienne et éthérée, diaphane, sublime… Alors, je me suis approchée doucement de Mermaid…J’ai pris une grande inspiration et…j’ai été happée. Littéralement.

Et depuis, j’ai sauté par-dessus bord, j’ai succombé, complètement hypnotisée, je baigne dans le mythe. Ce parfum, est mon nouveau sillage étincelant (avec mes parfums Lostmarc’h et aussi un autre, dont je vous reparle très vite). Une odeur de fleurs d’orangers et rien que ça. Une odeur qui tient et perdure, un produit de grande qualité, plus pur que pur. Disponible en parfum vaporisateur, en huile parfumée (idéale pour le sac) et aussi, en bougie, c’est la gamme rêvée pour les Circé qui chuchotent en nous. Une odeur complexe et ensoleillée, pure comme une ballade sous des arbres en fleurs, en robe de coton. Porteuse de mystère comme une bouteille à la mer. Des cheveux un peu mêlés, l’été, avec des tresses qui dégagent le devant du visage. Un parfum de peau qui ensorcelle, sous la voûte étoilée. Un teint frais, du propre, de la lumière, des jardins réchauffés par le soleil, près de criques magiques et de forêts secrètes…il y a tout cela dans ce parfum.

Sans oublier l’idée poétique de se savoir hypnotique comme une sirène… Enchanteresse comme une déesse qui chante pour elle-même et en oublie les marins.

Vous connaissiez la gamme Mermaid?

P.S: J’ai écris à la marque Mermaid et c’est trop mystérieux, vraiment plein de rêve. Une sirène m’a réécrit que la e-boutique de la marque livrait partout dans le monde, au Canada comme en Europe. Je passerai donc ma petite commande pour mon huile et la bougie. J’adore, j’adore, j’adore!

Réchauffant et féérique

Lann-Ael Lostmarc'h

Vous vous souvenez, je vous ai glissé un mot sur mon nouveau parfum, une merveille câline et tout à fait irrésistible? Un vrai parfum d’hiver, tout doux, duveteux comme une ville blanche et juste féérique comme une forêt enneigée?

Il s’agit de Lann-Ael de la marque bretonne Lostmarc’h: mon dernier coup de coeur en matière de parfums.

Dans un flacon tout simple, au motif de dentelle, un jus doré absolument enchanteur, qui m’a conquise de même que toutes celles à qui j’ai fait sentir mon poignet au cours du dernier mois. C’est un parfum qui sent bon le sablé sans vraiment sentir la vanille, qui sent la peau sucrée, poudrée et laiteuse et très légèrement les pommes mais qui demeure très, très abstrait, et tout doux, aérien, léger comme tout. C’est un pique-nique dans les nuages, un bol de céréales chaudes, du savon, du lait chaud et le bonheur d’un gâteau des anges tout en un. Jamais entêtant, jamais trop gourmand, Papa Ours, dès la première fois où il l’a senti a décidé que ce serait mon parfum pour toujours. Rien que ça.

Après avoir lu sur le sujet, j’ai vu que certaines attribuent le côté envoûtant du parfum à un sort magique inspiré des légendes où les mortels ayant goûté le repas des fées n’ont jamais pu supporter à nouveau le goût de la nourriture humaine. Il est vrai que cette idée colle bien à ce parfum tout à fait charmant: une fois que l’on y a goûté, on ne peut l’oublier et le reste semble un peu fade.

À titre indicatif, l’odeur est non sans rappeler le parfum avec le papillon de Hanae Mori, mais en version très douce, sans agressivité ou amertume qui pique. Juste de la plume, de la dentelle, des moments de bonheur derrière une fenêtre enneigée, vêtue de laines fines dans des teintes d’aquarelle. C’est un parfum pur comme un grand verre de lait, l’idée que je me fais du parfum de l’oeuvre de Degas ou de la steppe de Laponie sous la neige. J’imagine des filles angéliques mais un peu dark et fortes le porter pour l’élément de contradiction, des filles aux jupons de dentelle et hauts de tulle. Mais aussi des filles qui lèvent la tête vers le ciel plein de flocons en souriant et marchent d’un pas résolu vers leur bonheur malgré la tempête. Bref, j’adore.

Eau de l'Hermine

Mais…ça n’est pas tout…Au moment où j’ai commandé mon parfum j’ai demandé un échantillon de l’Eau de l’Hermine, un autre parfum de la marque (qui a aussi créé l’Eau du Dimanche, qui elle, est trop unisexe pour moi). Et vous savez quoi? J’ai aussi eu un coup de coeur pour l’Eau de l’Hermine, un parfum également doux mais qui tend vers la fraîcheur, empreint de verdure, de propreté étincelante et adoucie de musc. Ce parfum me fait penser à un jardin oublié et secret derrière un château français, à une écharpe de vent dans le cou et à la promesse des rues vides tôt le matin. En Bretagne, l’Hermine est révérée depuis toujours comme un animal noble et pur et c’est véritablement l’aura qui se dégage de ce parfum: noblesse et pureté. Un parfum pour après le bain, un parfum pour bien commencer la journée, pour le chic minimaliste de ce t-shirt blanc et du trench, pour aller lire le journal au café du coin. Un parfum que je commanderai assurément éventuellement. En plus, vous vous imaginez bien, un autre point majeur m’a séduit… Vous pouvez deviner ce que c’est? Allez, je vous mets au défi… Quel est le dernier point qui m’a conquis selon vous?

P.S: À titre indicatif, j’ai acheté le mien sur Beauty Habit

Impatiente que le Jour arrive

Jour d'Hermès

Il y des bonnes journées, il y a des mauvaises journées. Il y a des journées juste…rien du tout. C’est gris. C’est terne. Rien de spécial. Le temps passe à une vitesse de folie. Et finalement on se couche sans avoir le sentiment d’accomplissement souhaité. On s’endort, laissée un peu sur notre faim mais aussi épuisée, en espérant que demain sera mieux. Moins occupé, moins fou, moins gris.

Il y a quelques jours, c’était exactement ça. Je revenais du bureau d’une consoeur, avec une énorme (non, vraiment, j’insiste : ÉNOOORME) boîte de dossier dans les bras. J’étais stressée, j’étais débordée, cette journée était décidément grise. J’ai donc eu la logique (et très bonne) idée de traverser Ogilvy pour me trouver un taxi sur De La Montagne. Parce que oui, quand on est débordée et que l’on transporte une boîte grosse comme un mini-frigo, l’idéal, c’est d’aller dans un chic grand magasin où il y a des joueurs de cornemuse. Enfin, pour moi, ça m’a semblé évident dans le moment. Et là je suis tombée en plein sur… le nouveau parfum d’Hermès, Jour d’Hermès. Tellement chic avec son dodu flacon et son bouchon éclatant. Pétillant comme du champagne. Le printemps en bouteille. En passant, il ne sent pas du tout « jaune » au cas où vous vous posiez la question. (Quoi, je suis la seule à me poser cette question?)

Quand j’ai demandé à la conseillère si je pouvais l’essayer elle l’a vaporisé sur cette magnifique fine tuile de céramique estampillée Hermès, qu’elle a glissée dans une petite enveloppe carrée. Tellement, tellement poétique. Je suis donc repartie, avec mon ÉNOOOORME boîte de dossiers et mon petit trésor dans ma poche, comme un porte-bonheur. Dehors, il m’a semblé que le soleil pointait son nez. J’ai eu un regain d’énergie. Mon pas s’est fait tout léger. Finalement, ce serait une belle journée.

Je ne crois pas acheter Jour d’Hermès. Enfin, pas tout de suite. Il fait encore trop froid ici et aussi, j’ai un nouvel amour de parfum dont je vous reparle bientôt, un parfum vraiment sublime, rare et réchauffant. Par contre, Boucle d’Or se connaît. Dès que ce sera le printemps, dès qu’elle pourra se promener en trench et talons, les boucles au soleil elle rêvera de Jour d’Hermès. C’est inévitable. C’est doux et enthousiaste, mémorable et magnifique. Ça sent le premier vent du printemps. Celui qui sent bon. Celui qui apporte le changement et chasse le gris. Un nouveau jour tout lumineux. Oh, j’ai tellement, tellement hâte au printemps! Vous croyez que je serai capable de patienter?

Non, sérieusement, je suis la seule à avoir pensé que ça sentirait “jaune“? Allez…

Petit update: Une amie m’a écrit pour avoir davantage de précisions sur l’odeur “jaune”… Voici ce que je lui ai répondu:

“Pour le parfum, oui, la teinte ‘jaune’ ne m’inspire pas et j’avais peur que l’odeur soit associée à des images mentales « jaunes » (années 80, robes trop jaunes, fleurs jaunes, madames qui portent des blazers avec épaulettes…?), mais en fait, ça sent super lumineux, vaporeux. Ensoleillé. Mais j’aurais préféré que la teinte du jus soit rose bébé ou même un flacon givré blanc. On aurait mieux compris. En fait, il y a un élément qui cloche dans ce parfum comme un tout et je crois vraiment que c’est cette couleur jaune qui va en décourager plusieurs (même si, en plus, j’aime le jaune!). Mais c’est mon humble avis de fille qui décrit les odeurs avec des couleurs alors, tu vois, ça ne vaut pas grand-chose… Mais ça sent terriblement bon. J’ai toujours voulu un parfum Hermès mais n’ai jamais trouvé le bon pour moi. Celui-ci sera parfait pour les beaux jours. Vas vite demander une petite tuile….!”

Coquettes Sans Frontières: Myanmar


Mon amie M. est récemment allée au Myanmar, un doux voyage sous ombrelle qui lui a fait beaucoup de bien:

“Me voilà donc rentrée d’un grand et beau voyage, le genre de voyage qui assagit et fait grandir. Le genre de voyage dont on sort également apaisée.

Les Birmans sont un peuple incroyable, d’une gentillesse et d’une générosité sans pareil.

J’ai découvert qu’en 2012, il existait encore des  personnes obligées de fabriquer leur shampoing avant de se laver les cheveux. Les Birmanes font ainsi bouillir des noix d’acacias qu’elles mélangent avec de l’écorce de camomille préalablement pilonné…comme tu t’en doutes, le temps s’écoule autrement là-bas et le rythme de vie des Birmans est bien différent du nôtre.

Le principal produit de beauté est le tanaka. C’est une sorte de poudre jaune que tu obtiens après avoir pressé l’écorce de l’arbre Muraya (ou Limonia Assidimia) contre un pilon. Ensuite, tu humidifies avec de l’eau et tu appliques cela sur le visage. Cela protège du soleil et a apparemment des vertus apaisantes et cicatrisantes, en plus d’aider à effacer les cicatrices d’acné et de traiter les mycoses. Tous les enfants en sont recouverts ainsi que les femmes pour qui cela constitue l’essentiel du maquillage. Les femmes birmanes sont magnifiques avec leurs cheveux noirs lustrés, leur teint éclatant et leurs traits fins. N’ayant pas accès aux luxes de beauté de la société occidentale, elles sont près de la nature et fabriquent leurs produits au moyen de recettes ancestrales….”

Un autre point qui a touché mon amie? Les Birmanes adorent le parfum.

Adorent.

Pour eux, ces jus évoquent l’idée de sophistication et de raffinement du monde occidental, côtoyé durant la période de colonisation britannique.

D’ailleurs, dès qu’elles apprenaient que mon amie était française, les Birmanes allaient à sa rencontre pour lui demander gentiment de bien vouloir leur laisser un parfum. Comme mon amie n’avait apporté qu’un mini échantillon de parfum avec elle, elle s’est dit, “il faut absolument que je fasse un colis à mon retour.” Puis, l’idée a germé en elle et, à son retour elle m’a proposé de faire un appel à tous aux coquettes et généreuses lectrices de Boucle d’Or et les 3 Gloss.

De mon côté, j’ai été tout de suite touchée par l’idée de mon amie parce que, en tant que coquette choyée de la vie, je ne fabrique pas mon shampoing moi-même avant d’aller travailler. Mais surtout, je sais ce que c’est que de rêver à un produit non disponible ou hors de ma portée. De l’imaginer. De caresser ce petit rêve en apparence si futile mais qui fait partie de ces petites joies qui ensoleillent le quotidien. La crème du matin qui sent bon. Le blush parfait. Le parfum envoyé par une amie.

Alors, voici donc: Coquettes Sans Frontières- Myanmar!

L’idée? Créer un Noël magique, un peu fou et inespéré, une délicate attention pour nos cousines coquettes en Birmanie.

Comment? En leur envoyant des échantillons de parfums ou des parfums (neufs ou encore des flacons que nous n’utilisons plus).

Comment cela fonctionne? Il suffit d’envoyer vos échantillons ou flacons de parfums au point de chute le plus près de chez vous, avant le 30 novembre. Il y a deux points de chute: un en Europe, et un en Amérique. Mon amie M. et moi se chargerons d’expédier le tout au Myanmar.

Voici donc les points de chute:

En Europe:

Maître Marie Peyréga

106 rue La Boétie

75008 Paris FRANCE

En Amérique:

Coquettes sans Frontières

1065, Avenue Dawson

Dorval (Québec)

H9S1X9

CANADA

(pour ce qui est de l’Amérique, veuillez vous assurer que le paquet ne dépasse pas 1 pouce et demi d’épaisseur par 6 pouces de largeur (afin que le facteur puisse l’insérer dans la fente postale)).

Nous attendons donc vos petits paquets en grand nombre! N’hésitez-pas à joindre à votre envoi petit message, carte, dessin ou pensée. Nous ferons ensuite un joli paquet cadeau qui partira loin-loin-loin. De par-delà les montagnes, les mers et les ciels étoilés. Par train, par avion par bateau, de main en main. Pour enfin être ouvert et parfumer d’autres coquettes en Birmanie, par un matin de Noël enchanté.

*Il va de soi qu’il s’agit de la première mission de Coquettes Sans Frontières. Aidez-nous à en faire un succès! Boucle d’Or compte sur nous!

We’ll always have Paris

Paris d’Yves St-Laurent, c’était mon premier “vrai” parfum. À l’heure où mes amies portaient White Musk de The Body Shop et CK Escape, ma famille m’avait offert ce parfum “de grande fille”, à moi qui rêvait d’aller à Paris depuis toujours. Oui, c’était peut-être un brin “opulent” pour une très jeune fille, mais je le portais fièrement à l’école et après mon bain. Sans compter que je l’utilisais aussi pour parfumer les messages colorés que j’échangeais avec mes amies à la piscine le soir, dans une enveloppe faite maison avec la page de la pub déchirée dans une revue de ma mère (le comble du chic quand on a 13 ans). Vous vous rappelez de l’image, c’était celle-là:

Puis, j’ai grandis, j’ai porté White Musk moi aussi pour faire comme les autres, puis Sunflowers D’Élizabeth Arden, puis, une dizaine d’autre. Mais l’autre jour, j’ai eu envie de sentir à nouveau mon premier parfum. Et là, tous plein de tiroirs se sont ouverts dans ma mémoire: la difficulté de mes devoirs de maths, mes profs, ma chemise J.Crew que ma mère m’avait donnée à Noël, ma poudre Cover Girl (de la mauvaise teinte mais qu’importe, j’étais trop timide pour me maquiller), mon coffre à crayon que j’avais cousu avec ma grand-mère dans sa cave et mes soirées à écrire et dessiner dans mon journal intime.

Alors, quand j’ai lu qu’Yves St-Laurent lançait une édition limitée, plus légère, plus aérienne de mon premier parfum, le “Premières Roses”, j’ai succombé. C’est un petit pshiit joyeux qui sent pour moi ma jeunesse, la cocon familial et tous les printemps à venir. Si je porte toujours mon Clean quand je sors du bain, au réveil je me réjouis de savoir que Paris m’attend, dans ma salle de bain, avec encore plein de printemps.

Et vous, votre premier parfum?

CLEAN on me

Vous connaissez désormais le penchant de Boucle d’Or pour les odeurs fraîches et propres…J’aime l’odeur des vêtements qui sèchent sur la corde à linge, l’odeur de la vapeur chaude du fer à repasser, du pain de savon tout simple, comme Ivory ou Dove. Ça évoque pour moi une autre version plus épurée de moi-même, avec, dans ma salle de bain, le strict minimum: un pain de savon, une crème corps, limite, une brosse à cheveux blanche. Je serais belle (au naturel) et ma maison serait toujours ordonnée (parce que je n’aurais rien dedans). Mais bon, je sais que je rêve un peu mais en attendant, j’ai trouvé une façon de me sentir véritablement comme cette fille toute parfaite dont l’intérieur du sac à main est ordonné et lumineux comme une garde-robe scandinave et sent la lessive chaude de surcroît. Je sais, j’ai de ces idéaux dans la vie…

Quand je sors de la douche ou du bain, pour que cette odeur de propre perdure sur ma peau je me tourne vers mon parfum CLEAN (version originale). C’est mon parfum de printemps, celui que je ressors avec bonheur dès qu’il fait plus chaud. Il sent le savon et c’est tout.

Quand j’étais enceinte les parfums CLEAN* étaient les seuls que je supportais tant tout me donnait la nausée (j’aimais bien Shower Fresh et Warm Cotton), mais au fil du temps, celui-ci est devenu mon favori pour quand j’ai envie de simplicité. La marque a aussi un shampoing sec, une poudre pour le corps et un déodorant, entre autres, qui me tentent…vous savez comme j’adore me poudrer le corps! Mais pour moi qui cherche à épurer ma salle de bain, ça fait déjà trois produits de plus…Enfin, la simplicité n’est pas dans ma nature je pense.

Et pour mettre cette odeur de propre partout dans ma vie, je suis désormais accro au savon à linge, à l’assouplisseur et au nettoyant tout usage de la marque italienne Spuma di Sciampagna Marsiglia, qui sent le savon pur, le grand ménage et la propreté ensoleillée. C’est ma mère qui m’a fait découvrir ces produits qui sont vendus chez Milano dans la Petite Italie et qui coûtent moins cher que les nettoyants habituels. Le fait d’avoir des produits de nettoyage qui sentent aussi bon me motivent à faire le grand ménage du printemps, c’est un peu comme s’acheter des nouveaux crayons avant la rentrée: ça donne le goût d’étudier. Et puis, sur le site de la marque, j’ai vu qu’il y avait aussi une gamme pour le corps…Intéressant! Allez, voyez comme je suis incorrigible: je suis en train de ré-encombrer ma salle de bain…Bon, au moins, je sens super bon le savon.

Et vous, quel est votre parfum de printemps?

*Disponible chez Sephora, Murale et Ogilvy’s

Boucle d’Or en Beige parfait

Aujourd’hui, un billet tout court pour vous présenter un de mes parfums préférés, quand j’ai envie de glamour et de douceur. Il s’agit du “Beige” de la collection Les Exclusifs de Chanel, (qui me semble) à peine poudré et floral vert (donc très frais, un peu comme du muguet) et un brin sucré, comme du lait chaud. Pour moi qui aime les odeurs fraîches de bébé savonné, ce parfum me semble être une version amplifiée de cette odeur de propre, en plus femme, en plus éblouissant. Une berceuse mais version stéréo. Il colle à la peau et la réchauffe subtilement, je le porte à toutes les saisons. C’est un parfum pour la jupe crayon, pour les talons plus hauts que hauts, pour la petite chemise de soie qui glisse, mais aussi pour le pyjama de jersey et le verre de porto, pourvu que l’on n’ait pas enlevé ses bijoux!