Mes achats aux États-Unis (suite et fin)

Achats USAMe voici de retour depuis une semaine même si on dirait plutôt que je suis revenue il y en a cinq. Comme le temps passe vite! Avant de vous faire un petit aperçu plus détaillé de ma nouvelle pommade hyper ancestrale (indice: la grand-maman de Marie-Antoinnette l’adorait déjà), voici un dernier petit article sur mes achats américains. Bon, ces achats-ci sont différents de ceux précédemment exposés (ici et ici) car ce sont ceux que je fais en ligne avant mon départ et que je fais livrer à mon lieu de vacances. La logistique n’est pas énorme pour peu que l’on reste plus ou moins à la même place un petit moment mais elle permet souvent d’avoir accès à des marques nouvelles, rares et différentes sans payer des frais de douanes et d’expédition décourageants. Autre avantage? Cela allège l’horaire des vacances: imaginez la joie de la famille quand vous annoncerez qu’il n’est plus nécessaire de faire deux heures de route pour aller chez ChiChi La Crème, mignonne petite boutique confidentielle qui tient (semblerait-il) une mythique crème népalaise adorée des femmes sherpa pour protéger du froid, et aussi des thés de ballerines, juste au nord de la pittoresque ville fantôme de Nowhere. Yeah!! Tout le monde y gagne! Et puis, enfin, cela va de soi: un petit paquet quand on arrive, ça commence drôlement bien les vacances! (En plus, ça enlève aussi de la pression puisque l’on a exactement ce que l’on veut, dès le jour 1, sans avoir à faire plein de boutiques pour le petit “lipstick nude-pêche-rosé texture satin comme la fille dans cette découpe de magazine-là”.)

Comment je fais? Si je vais en vacances chez quelqu’un, je fais livrer tout simplement à l’adresse de mes hôtes. Petite précaution: je préviens mon destinataire (en l’occurrence, souvent mon beau-papa ou ma belle-maman) et je mets leurs noms à titre de destinataires. Ainsi, dans l’éventualité où mes hôtes devraient aller chercher le paquet à la poste, il leur suffirait de montrer leur pièce d’identité (et non la mienne, ce qui pourrait s’avérer compliqué). À cause de ce manège, plusieurs e-boutiques de beauté semblent penser que mes beaux-parents sont des consommateurs avertis de produits de beauté avec un penchant marqué pour les baumes à lèvres et soins éclat, certaines marques leur envoyant même des catalogues de produits de beauté! Ça nous fait bien rigoler.

Si je vais dans un hôtel, je communique toujours avec l’hôtel à l’avance, pour savoir comment m’y prendre et je conclue toujours l’appel téléphonique en disant d’un ton affirmé “et merci de mettre une note à cet effet dans mon dossier“. C’est très Éloïse comme processus. Je communique aussi avec la boutique de laquelle je commande pour leur demander d’inscrire dans l’adresse d’expédition “Guest of the (…) (nom de l’hôtel)  between (…)(dates)”. J’essaie de bien synchroniser les choses, quitte à ce que le paquet arrive un peu avant moi. Le paquet m’attend ensuite soit à la réception soit au “centre d’affaires” de l’hôtel, selon. À noter, certains hôtels chargent des frais (tout de même raisonnables) pour réceptionner un paquet. Bon, j’ai l’air d’une pro comme cela mais je n’ai fait cela qu’une fois dans ma vie. Et ce fût un succès, disons-le! Enfin, pour celles qui partent faire du backpacking ou du camping, je ne saurais comment m’y prendre…De toute manière je crois que vous ne voudrez pas vous alourdir d’un gros flacon de verre Sunday Riley ou d’une palette fragile: mieux vaudra attendre le retour. Oui, c’est plus sage. Ah oui, autre petite note: certaines compagnies n’acceptent que des cartes de crédit américaines quand on expédie aux États Unis (oui Sephora, je parle de toi). À moins d’effectivement avoir une carte de crédit US, rien à faire alors, on oublie ou on va en boutique.

Et, enfin, la grande question: quand je commande en ligne, je commande quoi? À ce jour dans ma vie (lire: au fil des ans et pas d’un seul coup), j’ai commandé ainsi des produits Vapour Organics, RMS, des produits Paul & Joe et Rouge Bunny Rouge de Beauty Habit…En fait, j’ai commandé de tout et de rien chez Beauty Habit! J’adore Beauty Habit! J’ai commandé le parfum Leila Lou, de l’encens Juniper Ridge, des bracelets Pura Vida, ma bouteille d’eau BKR…  N’oublions pas Jouercosmetics.com, une charmante compagnie américaine non-vendue ici dont les produits de maquillage s’emboîtent comme des legos. Le rêve absolu de la fille organisée! J’ai ainsi pu tester l’enlumineur et le cheek tint qui sont absolument cultes (avec raison!). Ils figurent souvent dans les favoris d‘Into The Gloss. Idem pour la poudre bronzante qui est très aimée (mais qui malheureusement sur moi virait un peu orange). Notons aussi leur sublime rouge à lèvres nude-rosé-pêche satin parfait, la teinte Meredith! Et le Luminizing Cheek Tint, absolument sublime (mais qui est un peu collant au toucher, mentionnons-le). Quoi d’autre…? Je commande aussi les produits de Charlotte Tilbury, naturellement! Et tout récemment, les produits Glossier. Sur ma liste pour la prochaine fois? Certains basiques de Le Métier de Beauté, que l’on peut semblerait-il commander auprès de Neiman Marcus! Voili voilà! Vous, vous avez des astuces logistiques pour sauver la douane et les frais de port? Vous commandez quoi quand vous allez en vacances?

Mélange du randonneur

Juniper RidgeJe n’aime pas l’odeur de encens. Vraiment, je n’aime pas ça du tout. Ça me rappelle trop les boutiques de la rue Mont-Royal (juste à l’est de St-Laurent) qui mettent des bâtons devant leur boutiques. Comme si l’odeur de l’encens allait tout à coup nous donner envie de nous acheter un tam-tam, là, maintenant. Pfff, vraiment, j’ai horreur de l’encens (et absolument pas besoin d’un tam-tam).

Pour parfumer ma maison, je m’en suis toujours remise aux bougies parfumées (celles de l’Artisan Parfumeur (quand j’ai le bonheur d’en recevoir en cadeau) comme celles de chez Bath and Body Works). J’aime aussi les sent-bon à brancher (comme celui de Fruits & Passion, à la Tulipe qui sent trop bon!).

Puis, un jour où j’avais soif de simplicité et de me laver le visage en pleine forêt avec une bassine de porcelaine et une mousseline de bambou (oui, bon, je suis un peu tous les jours comme ça), je suis tombée par hasard sur les produits de la marque Juniper Ridge et là, j’ai arrêté de respirer.

Juniper Ridge, c’est quoi? C’est d’abord et avant tout, une randonnée, une “trail” qui existe vraiment. La marque californienne, elle, a été créée par un randonneur et backpacker qui en avait assez des fragrances chimiques. Il a eu envie de permettre au monde entier de sentir la nature telle qu’il la sentait lui, au gré de ses promenades. Une clairière humide après la pluie. Un feu de camp dans le désert Mojave. Les gros conifères ancestraux dans l’air frais de l’hiver qui commence. Autant de randonnées qui deviennent pour nous réalité grâce à ses produits. Zéro parfums chimiques donc, mais aussi une éthique corporative transparente (les numéros de récolte sont même inscrits sur les flacons) qui redonne aux groupes de protection de l’environnement. Mais surtout, ce qui en fait une marque à connaître absolument, c’est qu’aux dires de la marque, il s’agit de la seule compagnie au monde (!) qui produit des fragrances à base de plante à 100%. Intéressant, donc. Ça et en ce qui me concerne, j’adoooore le petit esprit savon-couteau-suisse-de-la-douche qui se dégage de la marque et me fait rêver de hiking, de canot et de portage. So very plein-air!

Pour ma part, j’ai craqué pour…l’encens. Je sais, c’est totalement contre-nature pour moi. N’ayant d’ailleurs pas de brûleur à encens, je le fais brûler dans une soucoupe de porcelaine vintage à motif fleuri. Drôle de mix, je sais. Surtout que cet encens, c’est de l’encens…de feu de camp. “Campfire incense“. C’est d’ailleurs cette petite note du créateur de la marque qui m’a convaincue:

Note from creator: “The incense aisles of most organic food stores and fancy hippy boutiques are full of disgustingly sweet-smelling incenses with names like “Egyptian Musk” and “Personal Awakening.” I’m sure this type of incense seemed really exciting 30 years ago when it was exotic and new and something your parents had never heard of, but did you really ever like the way it smelled? Cheap, perfume oil-based incense has driven the commercialization of the incense industry over the past half century, and although perfume oils have made strange scents like tangerine and bubble gum possible, they have also made incense into a perfumey mockery of what it should be. Incense has been around since the dawn of human culture, and it has always been about burning real plant material – resins, leaves and wood. For those of you who don’t like incense because you associate it with patchouli parties and chanting Krishnas, but find the smell of sitting around a campfire enjoyable and relaxing, these incenses are for you.”

 

De l’encens qui sent bon la forêt, les vacances, les camps d’été, les nuits étoilées et les joues chaudes devant le feu? Je suis pour. Et pour avoir essayé l’encens Juniper Ridge, je dis même: c’est tout simplement magique! Moi qui avais horreur de l’encens, je n’avais absolument aucune idée qu’il me deviendrait bientôt impossible d’envisager mon bain du soir sans mon bâton d’encens. J’ai choisi le parfum “Douglas Fir”, qui porte le nom de l’arbre grand-père qui devient énorme et est associé à la côte ouest. Mais j’aurais pu choisir n’importe quel autre parfum, n’importe quelle autre randonnée. Pour tous les encens la marque dit simplement “Encens pour ceux qui aiment s’assoir autour d’un feu de camp. Allez-y maintenant“. Et c’est vraiment cela. Tous les soirs, petit rituel, pendant que mon bain coule j’allume un bâton d’encens. Juste le geste, annonciateur d’une paix égoïste, me détend. Puis, je me glisse dans mon bain chaud, dans le noir. Parfois je me fais un masque, parfois non. Je ferme les yeux, je respire à fond. Et ça sent le loin, les arbres creux, les sommets et le sol tout sec qui sonne sourd sous mes pas. Pur bonheur. Et puis, j’aime savoir que cet encens au parfum tout doux est pur-pur-pur et donc, 100% approuvé pour ma petite famille, le chien et le hérisson.

Je suis loin d’avoir terminé de découvrir les produits de cette marque qui m’enchante et me fait voyager (je vais voir les photos du site au moins une fois par semaine et je rêve maintenant d’un petit voyage dans cette partie sauvage de la Californie)…Je crois bien d’ailleurs me laisser tenter par l’encens Death Valley, le Sweetgrass et le Siskiyou. Et puis, il y a aussi les Trail Crew Soaps, l’encens sauvage, les pains de savon (comme une douche en forêt à ce qu’il paraît!) et le Backpacker’s Cologne qui m’intrigue et ooohhh, vous avez entendu le hibou? Bonne randonnée!

P.S. J’ai commandé mon encens Juniper Ridge de chez Beauty Habit.