La parfaite Etiket

EtiketIl y a quelques semaines, j’ai fait un soin du visage chez Etiket, la petite boutique beauté so luxe, ultra-spécialisée du Montreal chic. Vous vous souvenez? C’est là que j’avais interviewé Tata Harper! Si la vitrine et l’emplacement géographique impressionnent (Sherbrooke Ouest, un peu passé le Ritz, Tiffany’s et Holts, près des boutiques d’art inaccessibles), il suffit de passer la porte pour être bien accueillie, mise à son aise et reçue en toute simplicité. Mes oursons m’accompagnent même souvent durant mes escapades et appellent même Paule et Ariane, deux employées qui y sont souvent le samedi, par leur prénom. « On va voir Paule et Ariane? Encoooore? » Euhhh, oui. Mais cette fois, j’y suis allée toute seule, histoire de me détendre pour vrai et de ne pas stresser quand Bébé Ours me demande, un flacon d’Amouage entre ses petites pattes : « Peux sentirrrr? ».

Vous savez, on dit qu’il est recommandé de faire un soin du visage à tous les changements de saison. C’est ce que je m’étais motivée à faire…l’automne dernier. Mais avec Noël, le ski, la jambe cassée de Petite Ourse et juste la vie in general, voilà, finalement, j’ai remis ça au printemps. Et j’ai eu envie de vous raconter c’était comment.

Je sais, je sais, beaucoup d’entre vous habitez loin et n’ont sans doute pas accès à cette charmante boutique qui offre la crème des soins esthétiques. Mais comme j’ai appris plein de choses, je me suis dit que vous pourriez tout de même bénéficier de mon récit. Et puis, ça fait rêver, non? Sans compter que quand vous viendrez à Montréal, vous aurez déjà la bonne adresse pour avoir le teint frais et le sourire aux lèvres.

Etiket

D’abord, l’espace : une vaste pièce feutrée, ambiance petit salon – du blanc, de l’ivoire, des teintes neutres, un régal de douceur pour les yeux. Paule m’a tout de suite mise à l’aise avec son attitude charmante et positive lors du démaquillage (toujours mon moment gloups où je me sens ultra-vulnérable). Une conversation légère, qui laisse place à la détente si on en a envie, mais qui ouvre aussi la porte pour lui poser mille questions. Ce que j’ai fait, of course. Paule a une expertise hors pair : elle a la chance de travailler avec un large éventail de produits, les meilleurs appareils et d’évoluer dans l’univers de la fine pointe dermatologique. Bref, je veux trop devienne mon amie!

Paule et moi avons convenu de faire un soin personnalisé mais Etiket a tout plein d’options…Suite au constat que ma peau était sèche et déshydratée, Paule m’a demandée si je connaissais la Clarisonic. Je lui ai expliqué que oui, j’en avais une; le premier, premier modèle, acheté en 2007 qui n’existe même plus. Elle a vraiment l’air d’un téléphone, mais bon, elle fonctionne. J’ai expliqué à Paule que comme ma peau avait été très sèche récemment, j’avais cessé de l’utiliser de peur d’aggraver la situation. Au contraire, m’a expliquée Paule! Cette petite brosse sonique permet un meilleur démaquillage (et une légère exfoliation), ce qui permet à la peau de mieux absorber crèmes et sérum. Pourvu que j’utilise la tête de brosse pour peau sensible ou délicate, je devrais me remettre à l’utiliser afin d’aider un peu ma peau à prendre le dessus. Ah bon? Mais voilà, après 1 mois d’utilisation, je confirme : Paule avait raison!

Comme j’ai fait un soin personnalisé Paule a choisi des produits issus de la marque Skin Medica, une marque novatrice, ultra-efficace, qu’elle avait envie de me faire découvrir (dont le fameux Sérum Essential TNS). Paule m’a aussi présentée diverses options d’écran solaire. J’étais tentée par celui de Consonant, une crème soyeuse, naturelle, teintée FPS 30, malheureusement en rupture de stock à ce moment-là. Autre excellente alternative à ses yeux, surtout pour les peaux plus grasses : l’écran solaire de Skinceuticals, celui qu’elle-même affectionne pour protéger son teint, parfait, soit dit en passant. Enchaînement de masques, petit massage, repos…Une heure après, le soin terminé, le visage qui m’a souri dans le miroir n’avait plus la même peau. Joues roses, aucune rougeurs, rebondi retrouvé et lustre d’hydratation juste comme j’aime…Les résultats du soin étaient apparents et mon teint semblait ultra-reconnaissant.

Ah oui, j’en ai profité pour demander à Paule si ça valait le coup d’investir dans une machine à vapeur professionnelle (pour me faire des soins vapeur à domicile,  comme chez les esthéticiennes). Ça me chicotait depuis un bon moment, j’étais très tentée. Mais Paule a réprimé un petit fou rire : « Une machine à vapeur professionnelle? Non, vraiment, ça n’est pas nécessaire; la vapeur n’est utile que pour les extractions ». Papa Ours était tout heureux de cette dissuasion, inutile de vous le dire.

Enfin, en sortant, Ariane a effectué un petit maquillage avec les produits de la marque GloMinerals (coup de cœur! Je vous en reparle!), qui peuvent être appliqués immédiatement après le soin. En vrai pro Ariane devinait tout de suite ce qui m’irait, anticipait les produits et teintes que j’aimerais, puis, elle m’expliquait comment appliquer les produits selon ma morphologie à moi. Ariane donne d’ailleurs des cours aux acteurs du Théâtre d’Aujourd’hui pour leur apprendre à se maquiller pour la scène. Son talent pour simplifier et vulgariser est évident. J’ai déjà planifié de lui demander de m’apprendre à faire un smokey eye adapté à mes petits yeux très prochainement.

Enfin, quel bonheur de reprendre la rue Sherbrooke la tête haute, le teint parfait…avec une nouvelle wish list en tête. Alors, pour répondre à mes oursons : oui, oui, on retournera sans doute bientôt chez Etiket. Encore.

P.S. Vous avez fait un soin du visage au printemps? Vous avez une Clarisonic? Ou une machine à vapeur? (Si oui, je veux TOUT SAVOIR!).

Révérence et Applaudissements

Iris PrimaOui, je sais, c’est mon troisième article sur Iris Prima de Penhaligon (voir ici et ici pour les deux premiers) mais je vous promets c’est le dernier volet de mon tableau triptyque. Avouez que dit comme ça, c’est tellement plus chic, non? Genre, la fille artistique qui articule ses impressions en trois temps. Loin de l’image de la coquette possédée over-enthousiaste. Ouaip. Donc, dernier volet de mon tableau triptyque aujourd’hui; un grand jour pour l’art contemporain!

Iris Prima n’étant pas encore lancé ici (Etiket, le seul point de vente des produits Penhaligon à Montréal, me confirme qu’ils le recevront en novembre), j’ai écrit un courriel suppliant/désespéré à la marque. Et vous savez quoi? On m’a gentiment répondu et fait parvenir un mini échantillon d’Iris Prima par la poste. Pirouette de bonheur!

Dès que j’ai ouvert le flacon, j’ai su qu’Iris Prima était pour moi. Même si la tenue n’est pas éternelle sur ma peau à moi (alors que tous les avis lui trouvent au contraire une tenue irréprochable), peu importe, je me reparfume à nouveau après le lunch et je ferme les yeux sur ce petit détail. Comme la plupart des parfums Penhaligon‘s, il est impossible à décrire. Mais qu’importe, allez, je vais me lancer.

À l’ouverture, Iris Prima sent frais comme une eau de cologne. Comme du linge au soleil, comme de la lessive chaude. Il évoque des studios de plancher de bois sous la lumière crue du matin en attendant les danseuses. Un parfum blanc propre qui pique presque le nez tant il est étincelant. Comme un vaste champ de neige sous le soleil d’hiver. Un blanc très pur. Puis, presque instantanément, le blanc s’adoucit. Il cède le pas à un blanc de lune et de lait. À des flocons qui virevoltent au creux d’une forêt bleutée, mystérieuse, rassurante et enchantée. Un blanc de Lac des Cygnes, un blanc de valse des flocons de neige, un blanc pétillant comme des bulles dans une fête lointaine, un blanc qui résonne comme le son de grelots un soir d’hiver. C’est un parfum magnifique, un parfum de rêveuses. Loin d’être le parfum du ballet en tant que tel (pas d’aspérités, de dark side, de kick de danse moderne ou de Belle au Bois Dormant héroïnomane), c’est le parfum de celles qui rêvent du ballet. Du tulle, des fleurs, du pastel, des chaussons de satin, un peu de trac; oui, tout ça est là dans Iris Prima. Tout est flou, tout est parfait, tout est élégant et surtout, tout est fondu comme un exercice à la barre réussi.

Avec le temps qui passe, le blanc sur la peau devient chaud,  crémeux et vanillé. Résolument lumineux. On perçoit aussi les notes vertes de forêt (le vétiver), le cuir chic et les fleurs qui arrivent en bouquet dans la loge. S’il est impossible de décrire Iris Prima, je dirais simplement que c’est un parfum qui évoque pour moi la beauté très pure. Juste de la beauté, hors du temps, hors des modes et des moments. Iris Prima est un parfum qui collera à la peau et sublimera simplement celle qui le porte, gracieusement. Un peu comme la robe de nuit en soie de Clara, qui volette quand elle saute, virevolte quand elle fait une pirouette et frémit quand elle a peur. Et bien sûr, qui plisse parfaitement autour d’elle quand elle s’endort, comme un écrin protecteur. Oui, Iris Prima est un parfum de ballerine, mais c’est avant tout un parfum de rêveuse. Vivement qu’Iris Prima arrive chez moi!

Fin de la triptyque.