Le monde des ombres

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“Our world is not more transparent now, it’s more opaque! It’s in the shadows. That’s where we must do battle.”

 

– M in James Bond, Skyfall

Comme M dans James Bond, ma bataille c’est l’ombre. Les taches pigmentaires finissent par s’estomper lorsque je les traite comme il faut et que je me tiens loin du soleil. Mais les ombres, elles, traquent mon éclat et minent mon teint. Les ombres sont impitoyables et résistantes. Dans le monde de la beauté, les ombres sont mes pires ennemies. Elles s’esquivent, m’échappent. Elles semblent parfois disparues, mais sous une autre lumière, elles se manifestent plus que jamais en me faisant sursauter, comme si elles avaient devinées que je n’étais pas armée (et par là, j’entends, sans cache-cernes).

Autour du nez, autour du sourire, dans les coins externes des yeux, la peau est comme plus mate, un rien plus foncée, opaque. Comme un trou noir, la peau absorbe la lumière et ne reflète rien. Bref, c’est une ombre. La plupart de mes ombres ont commencé à me coller à la peau après mes grossesses. Et elles me suivent depuis. (*Imaginer maintenant une musique de suspense*).

Aujourd’hui je ne parlerai pas de comment je traite mes ombres. En fait, je n’ai rien trouvé de miraculeux, je n’ai rien de magique à vous proposer. Le sérum Mission Perfection de Clarins a été, à ma connaissance, le premier produit à vraiment s’attaquer aux zones d’ombres. Par contre, je n’ai pas été véritablement encouragée par les résultats. Si vous avez des recommendations anti-ombres, donc, merci de me les faire parvenir!

Je livre donc mon combat au niveau du maquillage, en surface. Le problème avec les ombres, c’est qu’elles refont surface, même à travers le meilleur des fonds de teint. Voici donc les trois produits d’appoints, que j’utilise comme de vraies armes de précision. Je les utilise de manière ciblée, sur les ombres spécifiquement et, avec elle je réussis à garder mes ombres à distance, le temps d’une journée. C’est pas l’idéal mais on fait ce qu’on peut.

Laura Mercier Secret Camouflage (teinte SC-2): Un nom digne d’un film d’espionnage et deux fards crème, assez secs en texture, qui restent bien en place. Idéal pour camoufler les petites imperfections ou taches au pinceau fin (selon la technique du pinpoint concealing), moi, je l’utilise sur les ombres autour du nez. Comme il est assez sec, je ne l’applique pas autour du sourire car il marque les rides d’expression. Par contre, autour des ailes du nez (et même pour camoufler les rougeurs d’un rhume), ce camoufleur est à mon sens inégalé. Oui, il est assez cher. Mais il faut se rappeler qu’il dure des années.

MAC Pro Longwear Concealer (teinte NC20): J’en suis à mon second flacon-pompe de ce cache-cernes, que j’utilise partout sous les yeux, chaque matin (sauf en vacances- je n’en n’avais pas besoin!). Ce cache-cernes est vraiment longue-tenue et il ne s’oxyde pas (il ne vire pas au orange au fil de la journée). Effet seconde peau, lumineux mais très couvrant, j’insiste sur les coins externes de mes yeux avec la pointe de l’éponge Beauty Blender et voilà: l’ombre du coin externe de l’oeil disparait. Magique. En passant, j’ai lu quelque part que c’était le cache-cernes privilégié par Ariana Grande (pourquoi est-ce que mon cerveau stocke ce genre d’info au détriment du lait qu’il fallait que j’achète à l’épicerie et que j’ai oublié? Why?).

Urban Decay, Naked Skin, Color Correcting Fluid (teinte pink): Ma plus récente découverte! Ce correcteur avec embout-éponge vit dans mon sac à main de sorte que je me sens jamais sans ressources devant mes pires ombres: celles qui campent autour de mon sourire. J’en applique un petit trait, chaque matin, par-dessus le fond de teint, comme deux parenthèses de chaque côté de la bouche. Et, au besoin, au cours de la journée, j’effectue une petite retouche. Imperceptible, lumineux, essentiel: ce fard m’aide à redonner à ma peau l’effet vitrail tant convoité. J’adore.

Bien entendu, le combat n’est pas fini. Les ombres sont là quand je me réveille et quand je me couche, rien n’est parfait. Mais c’est produits m’aident à les oublier le temps d’une journée. Idées, ressources et produits (surtout un soin anti-ombre!): n’hésitez-pas à me faire vos recommendations!

Bruine d’automne

TatchaCela fait un bon moment que je veux vous parler du Luminous Dewy Skin Mist de Tatcha. J’ai été attirée par ce spray par pure intrigue. Ça a commencé (comme souvent) par un article Top Shelfie d’Into The Gloss où l’interviewée (@summer.dawn) disait que ce spray « améliorait tout » de manière globale et générale: “On top of it all, and this is my secret weapon, I use Tatcha Dewy Skin Mist. It just makes everything look better! I love dewy. I want my skin to look wet. I’ll send before and after photos to my friends when I use the Tatcha—they think I’m insane, but they notice the difference.”  Dans les photos, sa peau était plus que parfaite, vraiment. Et dans l’article, Summer expliquait qu’elle utilisait ce spray pour atteindre son objectif peau «hyper lumineuse, super glowy et hydratée, limite, qui a l’air mouillée, en tout temps ». Une peau wet look? Cet objectif extrême m’est apparu un peu contraire à mes propres objectifs peau; règle générale je recherche une peau nette, pas trop matte, pas trop brillante, glowy juste sur les pommettes. Genre, le truc classique, bien balancé, approuvé par Grace et Audrey et toutes nos mères, rien de shocking. Est-ce que je passais à côté de quelque chose de majeur? Le satiné de partout, ça disait quoi? Ce serait aussi bien sur moi?

Comme l’été approchait à ce moment là, je me suis dit que le wet look de peau, c’était maintenant ou jamais. Au pire, on ne ferait que penser que j’avais eu chaud dans le métro… Je me suis donc offert le Luminous Dewy Skin Mist chez Sephora: un petit flacon de verre violet, enveloppé dans du papier de riz et d’encore quelques rayons de soleil levant. Pour celles qui ne savent pas, toute la marque Tatcha est inspirée des rituels de beauté des geishas; des formules aux parfums, des produits aux emballages – un Japon ancestral et romancé, remis au goût du jour et mis en flacon.

J’aime beaucoup ce produit que je classe dans une catégorie vraiment à part des autres «mist » et « toniques » aqueux à vaporiser auxquels on est habituées. Non, ici, c’est une véritable huile-fine-en-lait, un genre de crème-sérum-en-pluie d’une finesse inouïe qui, au lieu de sécher sur la peau, reste en surface pour donner un effet sur-hydraté-au-possible. L’effet est sublime dans son côté imparfait: moi qui suis habituée à une peau plus classique (matte juste comme il faut, zéro controverse), le mist fait une vraie peau sexy style post-douche, une peau de jeune fille qui a eu un peu chaud, qui n’a que faire de la poudre, une peau de belle voyageuse au Japon, au temps de la mousson. C’est l’équivalent du coiffé-décoiffé, mais pour le maquillage. Je vaporise le mist en touche finale post-maquillage, juste avant de quitter la maison, puis, plusieurs fois au cours de la journée pour réveiller l’éclat. C’est une peau humide et sexy et qui, même jumelée à une tenue plus « corporative », contraste de manière sensuelle en apportant toute la fraîcheur imparfaite qui est souvent le propre de la jeunesse. Le verdict ? J’ai adopté: le flacon violet ne quitte plus mon sac à main. Et avec le chauffage qui est reparti, je l’apprécie encore davantage; c’est la bruine d’automne parfaite. C’est littéralement comme une soie en spray qui garde la peau enveloppée d’un cocon d’hydratation et empêche l’effet plaqué du fond de teint. J’adore et je suis entièrement d’accord avec Summer: ça améliore tout. De manière globale et générale.