Une eau pas comme les autres

Maya

Dès que j’ai entendu parler de l’eau Maya, la Maya Water, j’ai su que je devais l’essayer. Elle me tendait les bras et d’emblée elle avait tout bon. Une eau thermale de Norvège, riche en minéraux et au PH-neutre, issue d’un glacier de Skogshorn dans le Hemsedal (les “Alpes des pays Scandinaves”, dixit le site web). La scandinofile en moi fondait juste à l’idée de se vaporiser de Maya Water! Je l’imaginais être juste utrolig! (c’est-à-dire géniale!)

Non, je ne connaissais pas Skogshorn à prime abord, mais j’ai lu qu’il s’agissait d’une source assez spéciale, notamment en raison du fait que la température y est constamment à 3,6 degrés Celsius et ce, tout au long de l’année, et que les 35 millions de litres d’eau thermale qui y sont générés sont une vraie mine d’or pour la peau, point de vue minéraux.

Fondée par Maya Gulbrandsen, une grande maquilleuse qui a maquillé tout le monde, (des célébrités norvégiennes, des patients de l’institut pour le cancer Radiumhospital d’Oslo, à ABBA, en passant par Nelson Mandela), cette grande pro avait toujours avec elle de l’eau thermale de chez elle. Elle a donc décidé de partager cette merveille à son état pur avec le reste de la planète, mais également en créant des mélanges avec des super ingrédients pour un meilleur pouvoir anti-oxydant : Baie de Goji bio, Thé blanc bio et Baies d’Açaï bio.

Ce que j’ai remarqué? Il s’agit de la meilleure eau que j’aie jamais essayée pour calmer ma peau sèche, pour apaiser mes rougeurs et traiter mon teint terne. Cette eau, c’est une vraie merveille, elle est hyper-hyper hydratante. D’abord, la brume est si fine, qu’on a l’impression de presque rien sur le visage. Puis, la peau absorbe tout d’un coup; coup d’éclat instantané! Mais surtout, l’eau précieuse zappe et gomme les imperfections, regonfle un peu et fait les joues rosées comme tout. Pas étonnant qu’elle gagne très vite en popularité et qu’on la retrouve çà et là chez les célébrités, au Vogue Party et dans le best of Harper’s Bazaar pour ne nommer que ceux là!

En ce qui me concerne, tous les matins j’utilise l’eau à la Baie de Goji (avant de me maquiller et aussi, après, pour le fixer). Ensuite, tout au long de la journée je pshiite l’eau au thé blanc et puis, le soir, je me tourne vers sa version pure, avant le dodo. Je l’utilise aussi dans tous mes masques d’argile pour diluer…J’adore le parfum un rien acidulé des versions boostées, c’est si frais et c’est le plus parfait coup de fouet pour la peau un peu terne. Que ce soit pour les longs vols, à la plage, dans le sac à main cet été (d’ailleurs, la marque propose un mignon mini format) ou juste au bureau, l’eau que je pensais être un pur luxe s’est vite révélée être une vraie nécessité. Comment on dit “incontournable” en norvégien?

P.S. Pour la liste des points de vente, c’est par ici! En fait, l’idéal serait carrément d’aller en Norvège chercher son eau Maya Water. Je dis ça comme ça…Ce serait juste trop ustrolig, non?

On veut toutes un Trust Fund

Trust Fund

Ahhhh, doux vendredi plein de promesse qui inaugure une fin de semaine de printemps! Une fin de semaine où l’on espère à la fois faire le ménage du garde-manger («tiens, je vais mettre tout dans des bocaux Mason, avec de jolies étiquettes»), inaugurer le jardin («Ohhh, rebonjour, abri de jardin! Au fait, tu t’installes comment, toi? Où est ton manuel d’instructions? »), aller au parc (“hmmm, faire des trous dans le carré de sable n’est jamais bon pour la manucure, mais bon, vive la vie hein.“), faire des recettes avec des asperges (« et pourquoi pas un gâteau…tant qu’à salir le comptoir?»)…Sans oublier: lire un roman, apprendre le tricot et enfin faire le projet de sculpture de plâtre ultra-salissant de Petite Ourse. Également au programme, pour moi-moi-moi: une petite manucure maison! Car oui, rien de tel pour se sentir fraîche comme une fleur et craquante comme un crocus que d’avoir un joli vernis. Juste après la recette avec les asperges mais bien avant le roman et le tricot, voilà, ce sera ma priorité.

Mon vernis de prédilection? Mon nouveau coup de cœur côté manucure? Les vernis Trust Fund Beauty! Il s’agit d’une nouvelle et jolie marque (de Montreal, yay!) qui propose des vernis éthiques et 5-free, c’est-à-dire des vernis sans les cinq produits toxiques entrant normalement dans la composition des vernis à ongles. Fondée par Samara Granofsky, une cool fille aux ongles toujours impeccables j’en suis convaincue (même quand elle creuse des trous dans le sable), Trust Fund Beauty est aux antipodes des marques crunchy-granola de vernis « verts ». S’inspirant de la culture des célébrités, du luxe flash et du glam grinçant, Samara a créé des vernis aux couleurs hot et leur a donné des noms pour faire sourire (I love my #selfie, Zero Carbs, What’s a budget?…). Résolument mode, un rien bad girl et un petit côté sexy: Trust Fund Beauty est aux vernis ce qu’Agent Provocateur est à la lingerie. D’ailleurs, dans les mots de Samara : «The thing is, I created this line for me and my friends- people who will put down a bottle if they don’t like the name of the polish.

Outre les petits noms plein d’humour, ce que j’apprécie le plus dans les vernis Trust Fund Beauty? La tenue marathonienne malgré la composition plus naturelle. My God, ce vernis laque, la teinte claque et tout est là pour rester. Quel bonheur! Je le sens, Jessica Alba, Gwyneth Paltrow et Olivia Wilde vont bientôt nous annoncer qu’elles aussi adorent Trust Fund Beauty; oui, je le prédis.

En ce qui me concerne, j’ai la teinte Pretty in Kink, un genre de framboise-pop trop parfait qui fait des mains ultra-luxe, comme si je passais ma vie à ne rien faire, en riche héritière. Alors, que…ma vie est tout le contraire, très busy-busy. D’ailleurs, tiens, un projet de sculpture de plâtre ultra-salissant m’attend.  Une chance que mon Trust Fund est là pour moi!

Bonne fin de semaine (reposante) à toutes!

P.S. Autre chouchou couleur : la teinte Gossip Mag, le rouge-orangé le plus right-now qui existe!

Le pédicure des impatientes

PediLa neige est (presque!) toute fondue dans ma cour : c’est le printemps! Avant de sortir mes sandales pour de bon et, cela va de soi, de confier mes pieds à mon esthéticienne chouchou pour un pédicure en bonne et due forme, je fais tout le travail préparatoire à la maison histoire d’avoir des jolis pieds avant le temps. Voici comment :

Tous les soirs, à la sortie du bain ou de la douche, je passe la lime à gros grain (“Pediclean”, achetée auprès de Denise), en insistant bien sur les talons. Puis, histoire d’avoir les pieds tous doux, je termine avec un fin ponçage à la lime #11 Diamanciel. C’est Denise qui me l’a conseillée en finition et je suis d’accord avec elle : la Diamancel fait toute la différence. Vous savez quand on passe une lime rugueuse, comment la peau a malgré tout un fini un peu sablé-granuleux? Avec la Diamancel, en quelques coups de ponçage en finition, la peau est douce comme celle d’un bébé.

Oui, je préfère un ponçage mécanique à ces émulsions chimiques de type Baby Foot (les genre de chaussettes de plastiques qui contiennent un produit chimique qui entraîne une desquamation atomique). Certes, ils font les pieds tous doux (j’ai testé l’été dernier! Stress intense durant le temps de pause!).  Mais, comme le dit Denise, le problème avec ces produits c’est qu’ils sont appliqués même sur la peau toute fine où aucune exfoliation n’est nécessaire (comme sous l’arche du pied ou entre les orteils par exemple…Et même…sur le dessus du pied!). Le conseil de la professionnelle? Mieux vaut préférer un ponçage ciblé quitte à appliquer une solution « pédicure » (comme le Callus Away!) desquamante uniquement sur la corne des talons si vraiment on souffre d’un épais durcissement.

Enfin, la solution miracle, celle qui change vraiment tout? Tous, tous, tous les soirs : une épaisse couche de crème à base d’urée 20% (Urémol 20, en pharmacie) et des chaussettes de coton. Cette lotion (que j’adore, pour tout!), c’est un véritable pédicure en tube. Même sans rien faire, on se retrouve avec des talons de satin tout roses…Ajoutez la couche de vernis pop et voilà, le pédicure en institut est tout à coup drôlement moins urgent! Et of course, quand viendra ledit rendez-vous pédicure, celui-ci sera d’autant plus productif et le résultat, éclatant!

Vous, comment préparez-vous vos pieds pour l’été? Vous avez essayé les kits de chaussettes-pédicure à domicile? Vous en pensez quoi?

P.S. Je réponds très vite à vos questions sur les articles passés, promis! Aussi, mes excuses: j’ai eu un petit problème technique avec le blogue et certains de vos adorables commentaires ont été effacés. Mes sincères excuses, la situation a été rectifiée.

Grand Jour de Fête

Jour de fêteJe n’y croyais plus. J’avais mis ce parfum dans mon tiroir mental des rêves impossibles (avec le sac Birkin et les cheveux lisses sans séchoir). Je lui avais collé l’étiquette du « rendez-vous avec l’histoire manqué ».

Récapitulatif : Il y a de cela longtemps, un printemps, j’avais voulu m’acheter un parfum. J’avais hésitée, longtemps, chez Ogilvy, entre deux options. Je me dis, tiens, je sors faire d’autres boutiques, le temps d’y réfléchir. À la sortie, rue de la Montagne, une femme sans-abri me tend la main. Je lui donne mon petit change puis, son regard change : « Vous sentez bon », elle me dit. Je tenais un échantillon dans la main, je lui donne : « Oui, c’est ça, ça sent bon ce parfum ». Tiens, je me suis dit, l’univers vient de choisir pour moi. Ce parfum, c’était l’autre, c’était Miss Dior Cherie.

Plusieurs années plus tard, hantée par Jour de fête de l’Artisan Parfumeur que j’avais failli acheter ce jour-là, je prends un pacte personnel : je me l’achète pour mon anniversaire. Mais, qu’est-ce que j’apprends? Le parfum est discontinué. Certaines avaient fait des stocks, mais sinon, rien, rien, rien, il ne reste plus rien. Ce jour-là, j’ai ragé d’avoir écouté l’univers, je ne vous dis pas.

Puis, très récemment, en écrivant cet article, hop, je fais une petite recherche sur Jour de Fête, histoire de vous mettre un lien. Et, qu’est-ce que je lis : L’Artisan Parfumeur a décidé de ressortir Jour de Fête de sa voûte, ce printemps seulement. J’ai sautillé, j’en ai parlé à Papa Ours avec des tremblottis dans la voix, des larmes de joie dans les yeux, en gesticulant, j’ai retenu mon souffle en téléphonant chez Ogilvy’s et en réservant mon flacon. My God, l’énervement. Faut comprendre : j’avais rendez-vous avec l’Histoire. J’allais remettre l’Univers à sa place. Un genre de Back to the Future version parfum.

Je ne vous dis même pas le nombre de fois où j’ai téléphoné à Danielle, au comptoir de l’Artisan Parfumeur. J’adore Danielle, elle est tellement douce. Tellement patiente:

-Moi (ton faussement nonchalant, voix qui craque): “Euh, bonjour. Excusez-moi Danielle, c’est…encore moi, oui. Je voulais juste faire un petit suivi chaleureux, oui…Prendre le pouls…En fait, j’étais dans le coin… de mon téléphone. Je me suis dit, tiens, je vais téléphoner, justement, tout à coup que?”

-Danielle, hyper rassurante: « Pas encore ma chérie, je te promets, je t’appelle dès qu’il arrive. »

Puis, il est arrivé! Je l’ai vu de loin, avec son étiquette rose dragée et son petit bouchon un peu courbé. J’avais l’impression de corriger quelque chose. Je l’ai senti et, le temps d’un instant j’ai eu peur de l’avoir embelli dans mes souvenirs. (Imaginez la scène : « Bon, finalement Danielle, je change d’avis. Merci et au revoir! ») Mais vous savez quoi? C’était même mieux! C’était MON parfum. Je l’ai tout de suite su. Une odeur de peau, de dragée, de lait, d’amande aqueuse et d’enfance. Un odeur de visage de poupée Corolle mélangée un rien à de la Play-Doh (la plasticine d’ici, elle a un parfum unique) et à un lait-vanille. Ça sentait quand j’étais petite et que ma maman m’emmenait à son travail et qu’après, on allait à la boutique Arc-en-Ciel, rue St-Denis, voir les belles effaces et les crayons “qui sentent bon”. Ça sentait l’anticipation, la joie de grandir mais aussi, le bonheur de vouloir rester aussi un peu enfant parce qu’on est bien. La joie d’aimer les robes soleil à pois roses et les histoires de Martine. Un parfum pour jouer à ne pas marcher sur les lignes du trottoir, pour rire sans réfléchir, pour chercher un trésor dans sa cour, vraiment très pleine d’espoir. Pour être fascinée par des trucs comme les pharaons ou le Titanic et vouloir prendre tous les livres à la bibli sur le sujet, là et maintenant.  Mais détrompez-vous, c’est un parfum très femme, pas pour les fausses petites filles ou les lolitas de Nabokov. Au contraire, c’est un parfum de lady, duveteux, délicat et savonneux, qui fera battre les cœurs et donnera envie de prendre dans les bras. Un parfum, j’aime me l’imaginer, pour celles qui aiment prendre rendez-vous avec l’histoire, le cœur battant, et célébrer l’occasion, comme un Jour de Fête. Les yeux brillants comme un enfant.

En sortant de chez Ogilvy’s, mon flacon à la main, la sans-abri n’était plus là. Dommage; j’avais préparé mon change.  Et un échantillon.

P.S. Jour de Fête est disponible en édition ultra-limitée. Juste l’écrire me donne des sueurs froides. Why?

Théorie de la relativité (de la beauté)

Boîte à beautéIl vous arrive de m’écrire, de me demander des conseils, des recommandations de produits et aussi, mes avis sur deux produits, entre lesquels vous hésitez. Vous me dites “Mais tu as aimé celui-ci et celui-là, lequel préfères-tu?” C’est bien normal. Je poserais la même question, à votre place. Le petit hic? C’est que parfois, et même souvent, ce qui fait un chouchou c’est une multiplicité de facteurs. Et que tout est relatif. Même les produits de beauté n’échappent pas à une relativité…

Le prix C’est tellement relatif un prix. Pour certaines il sera normal de débourser une mini-fortune sur un fond de teint alors que pour d’autres, elles préféreront l’investir sur un soin. Et pour d’autres, il n’y a pas de mini-fortune du tout à investir point, alors du coup, on cherche les solutions mini-prix. C’est normal. Idem pour le La Roche Posay et Avène, qui, ici sont tout de même des marques « de luxe » alors qu’en France, je comprends que c’est plus abordable. Et à l’inverse, un produit américain livré « free shipping » à Montreal sera hors de portée pour l’Europe en raison de ses frais de ports et de douanes…

Plus concrètement : C’est certain que j’ai adoré la Raw Coconut Cream de RMS. Certain. Mais en même temps, est-ce que je trouve que c’est cher payé pour de l’huile de coco? Ah oui, tout de même. En revanche, les produits fins et artisanaux de May Lindstrom et d’Annee DeMamiel me semblent justifiés dans leur prix, surtout vu leur efficacité.

La compatibilité Soin-Peau  On parle souvent du « type de peau » mais moi, je préfère parler de relation, de compatibilité. D’atomes-crochus! Par “type de peau” on entend que si la crème ne fonctionne pas, c’est la peau qui est à blâmer. Non, je n’aime pas : it takes two to tango! Je préfère plutôt imaginer un dialogue entre ma crème et mon épiderme. Oui, j’aime que les rencontres soient heureuses, mais bon, comme dans toutes les relations, il arrive que ça ne clique pas. Et alors, la seule solution est de repartir chacun de son côté. Oui, il reste que toutes les peaux ne sont pas pareilles… Ce qui fera le bonheur de l’une sera le cauchemar de l’autre. D’ailleurs, en bonne ambassadrice des peaux sèches et sensibles, il est certain que j’aime l’hydratation costaude, les textures crèmes et l’exfoliation en douceur. Il est donc plus rare que je propose des textures mattes ou asséchantes mais je compte travailler pour proposer des solutions aux autres problématiques épidermiques à plus court terme. Promis!

Plus concrètement : les sérums en huiles font mon bonheur, comme l’huile Kahina Giving Beauty, l’huile Night Cell Repair d’Aurelia ou encore, carrément, du Egyptian Magic ou de la Waxelene en crème de nuit, en couche épaisse. Au cas où vous vous posiez la question : non, le rendu n’est pas mat, oh que non!

Le territoire et l’environnement : Je ne vous apprends rien encore une fois  mais les compositions diffèrent parfois selon les territoires et ce, par rapport aux normes règlementaires. Ainsi, le Effaclar Duo de la Roche-Posay ne sera pas pareil sur les deux rives de la Manche et aussi, le P50 de Biologique Recherche ne contiendra pas de phénol de ce côté de l’Atlantique contrairement à son homologue européen. Sans parler de divers produits qui ne sont carrément pas disponibles comme le Serozinc de la Roche Posay (introuvable ici mais adoré en France), la teinte Cherries in the Snow des rouges à lèvres Revlon (introuvable ici mais dispo aux Etats-Unis). Et ça, c’est sans parler de l’eau du robinet qui n’est pas la même partout, parfois plus calcaire et aussi de la météo, qui y est pour beaucoup!

Plus concrètement : Pour mon territoire et mon environnement à moi, le Blue Cocoon de May Lindstrom a su répondre à mes problème de peaux hivernaux, tout comme la Crème Jeunesse des Mains de Clarins (un miracle dans un tube!), l’huile d’avocat Melvita, le Lanolips et le masque hydratant Avène…Mais, qui dit nouvelle saison dit aussi, nouvelle routine…Le printemps est là et mes petits nouveaux produits aussi! Coming soon!

Les autres impondérables de la vie :  Il y a des semaines où, juste l’idée de me faire un masque est décourageante. Des semaines où la sécheuse brise alors que la laveuse est pleine de serviettes mouillées. Des semaines où l’envie de faire un pain-plat à la farine d’épautre nous semble plus urgente que tous les soins du monde. Des journées où les yeux ferment tout seul et où vous vous rendez compte que vous étiez sur le point de ranger le Windex dans le frigo. (Toute ressemblance à des cas vécus ne serait que fortuite). Il est donc normal que ces jours là, la routine en 25 étapes ou le masque en poudre à mélanger soi-même en chantant la chanson des Cités d’Or soit juste… too much. Et c’est normal. Ce soir là un humble démaquillage, une crème sans nom et un truc vert feront parfaitement l’affaire pour aller grignoter votre pain d’épautre.

Plus concrètement : Autant j’aime les soins, les démaquillages fancy et l’aspect ritualistique de certains produits, ces jours-ci (après les otites, fièvres virales, alouette et courtes nuits familiales), j’apprécie la simplicité toute prête du nettoyant Acure (le facial cleansing creme argan oil + mint) et de l’exfoliant de la même marque (le brightening facial scrub sea kelp + chlorella growth factor). Rien à mélanger, tout sort d’un tube, tout est bio, tout donne un beau glow. Ça me suffit ces jours-ci.

Le coup de cœur: On a toutes des coups de cœur, des élans du cœur pour certaines marques, ce qu’elles représentent, la promesse de certains produits ou leur statut mythique, culte. Je suis pareille. J’aime l’idée d’un basique simplissime comme la crème Nivéa, c’est plus fort que moi. Et j’aimerai toujours la crème de Huit Heures qui me rappelle ma grand-maman. Malgré nos envies plus naturelles, les modes, les pubs, il y aura toujours les coups de cœur et ça, même moi je n’y échappe pas.

Plus concrètement : L’eau de rose Santa Maria Novella, la Crème de Huit Heures, les Météorites Guerlain, la poudre Caron et sa houppette en duvet de cygne, un flacon de Chanel numéro 5, les parfums l’Artisan Parfumeur, les rouges à lèvres Chanel, les blush Bourjois et le Baume Beauté Éclair Clarins. Impossible pour moi de ne pas aimer.

La personnalité de la coquette:  Il y a toutes sorte de coquettes, il y en a axées sur les résultats, coûte que coûte, il y en a qui aiment les pots de verre et les parfums plein de souvenirs. Chacune a son style et chacune se cherche un peu dans les propositions des marques, petites ou grandes. Si oui, la belle peau est souvent le but ultime, il y a plusieurs chemins pour s’y rendre, et c’est très bien comme ça. Sans compter que l’alimentation, le sommeil, le plein air, le niveau de stress viendront toutes influer sur le parcours, imposer des détours… Autant de méchants loups qui menacent notre peau de taches, boutons, cernes ou sécheresse et peuvent nous empêcher d’arriver à destination.

Plus concrètement : De la crème à la bave d’escargot ou au venin de serpent? Hmmmm, très peu pour moi (je sais, je sais, il parait que c’est génial). Non, j’aime ce qui fonctionne, certes, mais aussi ce qui fait rêver, ce qui crée une petite bulle, qui ploc! quand elle éclate, me laisse reposée avec un teint vivifié. Autant j’aime l’idée romantique d’intégrer un ou deux produits “médicaux” dans ma routine (pour l’aspect apothicaire), autant une routine toute en tubes blancs pharmaceutiques me donne envie de pleurer.

Voilà pour ma théorie de la relativité de la beauté. Au final, comment faire pour se décider? Choisir selon « le facteur bonheur ». Oui, c’est un peu ça, ma règle d’or.

Vous, quels sont les facteurs qui influent sur vos achats beauté? Vous êtes attirées par la crème au venin?

Mon avocate

Avocat

“Les madames c’est des avocates et les monsieurs c’est des avotrois?”

-Petite Ourse, 5 ans

Avis à celles qui, comme moi, ont un problème de craques et fissures; autour des ongles, autour des narines, des lèvres et sur les talons…Pour celles qui ont la peau si sèche qu’elle crique, craque et croque et fait maaaaal. J’ai la solution! Oh, joie; plus besoin de culpabiliser d’avoir un joli vernis mais des mains réminiscences d’une poterie d’argile de Pompéi.

Comme vous, ça craquait, a chauffait, ça me faisait grincer des dents. Juste l’idée de chercher mes clés dans le fond de mon sac à main me donnait des frissons. J’ai donc demandé conseil à ma marraine beauté, la grande prêtresse du soin beau et bon, j’ai nommé, May Lindstrom. Son conseil petit prix? Pour la peau qui craque et qui floconne, rien ne vaut l’huile d’avocat. Voilà, c’est aussi simple que ça.

Forte de cette recommandation je me suis donc précipitée chez Rachel Béry pour acheter un petit flacon-pompe Melvita d’huile d’avocat. L’huile est verte-vive, ultra-visqueuse et aussi, sent totalement la salade, totale ambiance apéro d’été en sortant du bain. Mais ça fonctionne! Mes cuticules n’ont jamais été aussi parfaites et j’ai même pu bouder l’onguent à la cortisone! Et puis, pour les moments de surchauffe, c’est tout mon visage qui se range sous la protection de l’huile d’avocat.

Mini-prix, facile d’utilisation (j’adore les flacons pompes!), efficacité redoutable : l’huile d’avocat fait pour moi désormais partie de ces basiques essentiels de pharmacie! Prochaine étape : en mélanger avec de la cire d’abeille ou du beurre de karité, suite à la recommandation de l’une d’entre vous!

Vous avez un remède de pharmacie-maison? Une préparation naturelle homemade (secrète, idéalement), que vous aimeriez partager avec nous?

Look du jour: the transition

TransitionEn ce petit vendredi 11 avril, je suis officiellement passée en mode printemps. Proclamation. Pas de retour en arrière. Même s’il neige, peu importe, je porterai du lin et un imprimé fleuri, voilà, c’est dit.

Faire la transition en mode ensoleillé n’est pas facile, c’est même une tache délicate, comme marcher sur un fil. Bien souvent, on a envie de plus frais que la température le permet, et aussi, on n’a pas envie d’être la seule en petite robe quand tout le monde au bureau est toujours en lainages. Il faut que le « consensus-printemps » ait été adopté au conseil, ce qui, n’est pas encore le cas à mon bureau. Et puis, une jolie jupe légère avec des bottes c’est trop déprimant. Un constat s’impose toutefois : adopter une tenue de printemps rend toute légère, donne des ailes et apporte le rose aux joues. C’est comme si la jupe fleurie était le coup de pied pour sortir de son hibernation, comme si les chaussures sans collants étaient le feu vert pour marcher en sautillant.

Aujourd’hui j’ai articulé tout mon look autour d’une pièce flash et fleurie comme un centre de table à une garden party: une chemise Elsa en soie de chez Lilly Pulitzer. J’adoooore Lilly Pulitzer. Un  jour, je vous ferai un petit résumé de la marque floridienne (culte!), adorée de Jackie O. (que dire de plus?) et qui fait rêver de vacances et de bougainvilliers en fleurs. Mais pour aujourd’hui, je ne fais que vous montrer ma petite chemise Elsa, vraiment pratique car on peut la porter de mille manières. Cet été, d’ailleurs, je compte la porter au bureau avec un pantalon blanc mais je vous assure qu’avec un jean, le weekend, elle a un petit edge cool. Enfin, pour celles qui se posaient la question, c’est impossible d’être de mauvaise humeur quand on porte autant de couleurs, impossible!

Histoire de calmer un peu le party j’ai choisi des pantalons noirs GAP et, pour l’extérieur, mon manteau Zara de cet automne. Sac Mulberry Baywater noir et chaussures de cuir noires Aldo (pointues, pour couper un peu l’enthousiasme débridé du top), quelques bracelets en argent (Tiffany’s et vintage) and voilà, ça sent déjà un peu plus le printemps!

Printemps
Côté maquillage, j’ai vraiment préparé ma peau en faisant pénétrer une huile en massant. Je lis partout que c’est un must que les maquilleurs imposent aux mannequins avant les défilés alors je me l’impose aussi à moi-même. C’est un peu ma fixation du moment, je perds un temps fou à me masser le visage.  Je fais suivre avec quelques gouttes d’Addition Concentré-Éclat Clarins dans mon soin de jour (plus de détails à venir sur le soin de jour!) puis, j’applique le fond de teint par petites touches (W3ll People). Sous les yeux, c’est cache-cernes Instant Conceal Clarins, et, sur les taches, c’est la poudre minérale Cover FX (vue ici). Sur les joues, puisque mon top est very coloré je préfère jouer la carte du hâle plutôt que celle du rose, donc, j’ai appliqué le Buriti Bronzer RMS, et ensuite, un rien de RMS Lip2Cheek Smile sur les pommettes. Un fluff de Un-Powder RMS sur tout le visage (sauf sur les joues, pour ne pas couper l’éclat), un tracé de liner noir sur la paupière du haut (comme les mannequins Lilli Pulitzer), avec le Tightline cake eyeliner Laura Mercier et deux bonnes couches de mascara sur les cils du haut. Pour le mascara, je me suis remise au Dior Show Iconic Overcurl (la nouveauté waterproof, parfaite!). My gosh, j’avais complètement oublié combien je l’aimais celui-là. Il fait vraiment des cils courbés. Un peu de Kjaer Weis Romance Lip Tint sur les lèvres appliqué au doigt, un spritz de parfum (Leila Lou by Rosie Jane, qui sent trop bon la poire et l’herbe) and voilà! Me voici prête à aller au bureau, le vent d’avril dans les cheveux.

Je serais curieuse de savoir comment vous faites pour passer en mode printanier en douceur. Vous savez, sans avoir l’air d’une désespérée qui met le cap pour la plage…

Ça éclat

Addition Éclat ClarinsPour la première fois en près de mille mois, je commence à croire vraiment que le printemps est là! Yay, ouf, halleluia! Et, of course, qui dit printemps dit aussi envies impulsives de tissus clairs, de nouvelles chaussures, de cheveux lustrés dans le vent et…de mon grand classique: le teint abricoté. Eh oui, tous les printemps je revisite le dossier.

Bien que je ne sois pas une grande consommatrice d’autobronzants habituellement, je ne sais pas, tous les ans, au printemps, je suis saisie de l’envie de passer soudainement en mode éclat (à preuve, voir cet article de l’an dernier). C’est cyclique je crois. Ça, et l’envie de faire des semis de tomates dans mon salon. C’est viscéral.

Clarins étant ma marque prédilection pour les autobronzants (tel que vu ici), j’étais surexcitée, vous le comprendrez, à la venue de leur petit dernier, le Addition Concentré Éclat! s’agit d’un petit flacon à compte-goutte intégré, qui, de trois gouttes mélangées à la crème de jour ou de nuit (peu importe laquelle), agit en autobronzant, tout en délicatesse et transparence. Le rendu est on ne peut plus naturel, jamais orange, comme un voile de soleil, mais surtout, le produit n’a pas l’odeur caractéristique de l’autobronzant que je ne supporte pas. Je ne vous dis pas à quel point j’aime avoir le loisir de choisir le soin avec lequel je mélange mon produit autobronzant. Car oui, tel un mage, j’aime bien lire ma peau chaque jour, comme un oracle, puis, répondre à ses besoins. Tantôt c’est avec avec une offrande de crème plus riche ou encore, une texture gel, tantôt avec une incantation (c’est-à-dire, en chantant une chanson pop, ce qui est excellent pour le teint). L’Addition Concentré-Éclat me permet de faire tout cela, mais, avec un petit plus d’éclat.  Je le prédis, ce produit deviendra vite culte et trônera sur les vanity des célébrités comme des beautystas averties. En attendant, il m’a déjà conquise moi, ma maman et mon Goglu. D’ailleurs, je leur ai fait une petite présentation mimée de mon interprétation de la méthode d’application proposée dans la boîte (“Tap-tap-tap, trois gouttes dans le creux de la main. Tout doucement, on réchauffe la matière, mains inversées, frotte-frotte-frotte du bout des doigts, puis pression-pression-pression, sur le visage, selon la méthode Clarins, swish-swish-swish, on remoooonte dans le cou, grand sourire optimiste…et voiiiilàààà! »). Inutiles de vous le dire, elles étaient mortes de rire devant le sérieux de ma performance et j’ai eu droit à des « tap-tap-tap »/ « swish-swish-swish »/ « pressiooooon » tout le weekend. Cela dit, elles aussi ont vite été séduites par le teint doré et reposé qui pointait le bout de son nez, juste au moment de la journée où, normalement, on a l’air un peu plus fatiguée. C’est totalement LE produit à utiliser sous le maquillage avant une soirée ou encore, le lendemain d’une nuit trop courte. Non-gras, non-comédogène, sans démarcations, les rougeurs semblent estompées, les cernes et petites taches aussi, bref, ce petit flacon est mon nouvel allié!

Vous, vous avez des envies cycliques au printemps? Un craving de trotinette? Une envie de sortir la sorbettière? De mettre de l’autobronzant, comme moi?

Boucle d’Or parle fards

RMS eye shadow

Les fards à paupières RMS Beauty, ahhhh. Ces grands incompris du maquillage pour les yeux. Autant le fard illuminateur et les fards à joues de la marque RMS Beauty sont près de faire l’unanimité, autant les fards à paupières RMS eux, soulèvent la controverse. Personne ne s’entend. Certaines diront qu’ils filent dans les petits plis, d’autres diront que le rendu est ultra-sexy, certaines diront que la tenue est moyenne, d’autres dirons qu’ils sont les must de leur vie quotidienne… Bref, que penser? J’ai moi-même longtemps hésité à en commander un, m’abreuvant d’avis discordants dans tantôt dans le camp du pour, tantôt dans le camp du contre. Puis, je me suis lancée. Non que je me targue de pouvoir trancher la problématique posée par ces fards crèmes, je me suis dit, qu’à tout le moins, je pourrais donner mon avis sur le sujet pour, qui sait, peut être, en éclairer certaines.

Ce qu’il faut savoir! Les fards à paupière RMS Beauty sont formulés, pour la plupart, d’ingrédients certifiés biologiques. Leurs ingrédients principaux? De l’huile de coco, de la cire d’abeille, de l’huile de graine de jojoba, de l’huile de graine de cacao. Donc oui, ce sont des baumes formulés à base d’huile, ultra-crémeux, donc. Si vous aimez le mat, donc, oubliez tout de suite.

Les avantages! D’abord, le rendu; pour un regard intense en émotion, ultra-lumineux, presque trois dimension, il n’y a rien de mieux. Pourquoi? Parce que dans la teinte claire (Lunar), on a l’impression  d’un regard humide, d’une fraîcheur irrésistible et reposée, qui est le propre de la jeunesse. Le regard se pare d’innocence et de vulnérabilité douce et prend des airs de matins plein de promesse, devant une fenêtre ouverte. Et, dans les teintes plus sombres (Solar et Magnetic), la paupière se lustre et semble avoir un passé mystérieux. Pourquoi cet œil so luxe, un rien estompé? Pourquoi ce regard défait-parfait? La paupière accroche la lumière, on ne sait plus trop où le fard se termine et où la peau commence, les iris semblent presque changer de couleur, le maquillage est parfait sans qu’on ait l’air d’avoir même essayé…Pour celles qui ont besoin d’une image mentale: le rendu est semblable à celui  de Kate Moss dans cette pub Kerastase…Sans oublier : pour les épidermes plus secs ou les peaux réactives, ce fard est idéal car il agit presque en soin, contrairement aux fards poudres asséchants ou irritants. Et, pour les peaux plus matures, encore une fois, on parle d’un rendu très flatteur, ces fards adoucissent tout, ils estompent les rides et font briller les yeux tout en douceur et sans pigments apparent – j’ai rarement vu un maquillage yeux plus seyant pour les peaux plus matures qui bénéficient toujours d’un petit plus hydratant. Dernier détail: application inra-table. Impossible de se tromper, vraiment.

Les inconvénients! Certaines, à cause de la composition des fards (essentiellement de l’huile), sont d’avis que les fards filent et ont peu de tenue, qu’ils filent dans les petits plis des paupières. À cet égard, je crois que la forme des yeux de chacune changera la donne de sorte qu’il ne sera point aisé d’en arriver à une conclusion ferme. D’abord, il faut utiliser le fard avec parcimonie et il gagne à être travaillé au doigt, comme un hydratant. Ça n’est pas le moment de « sculpter la matière » au risque d’avoir l’air d’avoir travaillé une peinture à l’huile à la spatule, bonjour le Refus Global. Ma forme de yeux est telle que je savais d’avance que je serais sujette à la problématique du fard qui plisse sous l’os de la paupière. Je le savais d’avance et je me suis lancée malgré tout! Pourquoi? Un commentaire lu je ne sais plus trop où; une fan qui disait que certes, le fard plissait et migrait mais que ça n’était rien qu’un petit « smudge de son petit doigt ne pouvait pas arranger, en une seconde »… Et oui, pour celles qu’il choisissent ce produit pour tous ses ingrédients yummy-yummy, le petit coup de doigt de l’après-midi n’est presque rien dans la balance des inconvénients. Je suis moi-aussi de cet avis.

Les teintes! J’ai maintenant trois teintes : (dans la photo ci-haut, de gauche à droite : Lunar, Solar et Magnetic). Lunar est un champagne perlé, un rien un peu plus doré et rosé que le Living Luminizer. Solar est mon favori (comme c’est également le cas pour Tata Harper d’ailleurs), un doré-bronze habillé qui rehausse la couleur de mes yeux et fait des iris bien dorés. Magnetic est ma teinte de prédilection pour le soir, pour faire des yeux un peu charbonneux : un bronze-taupe, avec des reflets aubergine estompés…

D’autres questions? Je me demandais aussi si ces fards feraient tomber mes cils Mise-en-Cils, dont la colle est soluble à l’huile. Je fais attention à ne pas appliquer de produit au ras-ras des cils et, je ne sais pas si c’est pour cela mais je n’ai décidément rien remarqué de ce côté. Et est-ce que la tenue est bonne? Honnêtement, c’est un fard à la tenue excellente, mais au rendu évolutif. À 17h vos paupières ne seront pas les mêmes que le matin. Mon avis : elles seront encore mieux! Ce fard a définitivement le temps qui s’écoule de son côté, conférant au maquillage un bienheureux vécu, comme une patine de coolitude nonchalante. Love! Et est-ce que ces fards affectent la tenue du mascara ou du cache-cernes en créant un “micro-climat huileux autour des yeux”? Là encore, je n’ai rien remarqué. Je poudre toujours mes paupières (avant le fard) et mon contour de l’œil (après le cache-cerne) délicatement de poudre RMS et non, rien ne coule, rien ne luit. Je tiens à rappeler toutefois que mon type de peau est sec/désertique/reptile/vive les écailles.

Voilà pour mon opinion! Je le dis tout beau et fard : en ce qui me concerne, j’aime d’amour les fards RMS Beauty!

Et vous, vous les avez testés? Quels sont vos avis?

En toutes circonstances: la cabane à sucre

en toutes circonstances

Ça y est! C’est le temps des sucres! Un article sur le look « cabane à sucre » s’impose donc, cela va sans dire. Je sais que ça ne sera sans doute pas bien utile pour celles d’entre vous qui habitez la Belgique ou encore, l’Ile Maurice (peut être saurez-vous l’adapter à une activité qui vous est locale à vous?) mais pour toutes les Québécoises, je vous donne mon article « Look Cabane à Sucre »!  Car oui, il y a nettement une (sur) abondance d’articles beauté sur le look parfait pour l’entrevue d’embauche, ou encore pour séduire lors du premier rendez-vous. Mais il y a un net manque d’articles d’inspiration-look pour les autres moments plus atypiques de la vie comme l’anniversaire du neveu magicien, le pique-nique chez l’Oncle Ferdinand, le cours de gymnastique parent-enfant (mais QUEL blush? Lequel??) ou la journée magasinage de maillots de bains. Donc, dans le but de pallier à ce manque, un article à la fois, me voici, avec mon look pour aller se sucrer le bec en pleine forêt! Parce que même si vous êtes comme moi et n’aimez que la tire et la tarte au sucre, il reste que la cabane à sucre, surtout s’il y a une petite ferme, ça fait partie des rites qui annoncent le printemps. Remarquez, j’ai dit « annonce », hein. Comme dans « annonce de manière prophétique ». Pas factuelle. Eh non, le printemps n’est pas encore là, my God, c’est long, c’est long. Cabane 6

D’abord, le teint. Qui dit sortie en plein air, dit aussi maquillage teint naturel. Ça n’est pas le moment de faire du « contouring » qui, sous la lumière crue du jour, soulignera les défauts et donnera un air-surmaquillé de fille insécure. Nooon. On opte plutôt pour un teint tout transparent de fille qui s’accepte et qui a la forme.

Cabane 1

En ce qui me concerne, j’ai commencé par un petit massage avec mon huile de printemps De Mamiel, la Spring Oil (trop à propos) puis, j’ai fondu un rien de fond de teint Narcissist, teinte 02 W3ll People, pour camoufler rougeurs et taches brunes. Sous les yeux, un peu de cache-cernes défatiguant Instant Conceal Clarins, teinte 01 qui est une merveille pour une fille cernée comme moi! Il ne file pas, ne coule pas et camoufle vraiment et pour longtemps, tout en légèreté.

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Et, sur les joues, une touche de Multi-blush crème Clarins teinte Candy 02. Oui, après avoir vu que ce blush passait au statut de produit culte sur la blogsphère beauté, je me devais de percer le mystère. Je l’aime? Oui, énormément. En fait, c’est un blush hyper lumineux, très bonne mine, comme si un fard illuminateur avait été mélangé en part égale avec un fard crème rosé. Pretty!

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 Enfin, pour fixer mon maquillage sur le front et la partie inférieure du visage, j’ai appliqué au pinceau un peu de poudre Cover Fx, tout en légèreté. Sur mes lèvres? J’ai longuement hésité et bien failli porter un rouge bien rouge, canadien, le Crimson & Clover d’Ilia, que j’aime d’amour… Mais finalement, je me suis rappelée que pour manger de la tire sur un bâton, des lèvres natures seraient plus pratiques. Résultat? Le Nudist Lip Tint Poppy de W3ll People, rehaussé de mon gloss Green Beaver (également canadien) pour une brillance gourmande.

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Au rayon des vêtements, s’il fait froid je recommande les sachets chauffants dans les bottes, ne serait-ce que pour couper l’humidité. Et bien sûr, c’est l’occasion de sortir vos imprimés à carreaux de bûcheron et vos jeans usés façon « J’ai dravé sur la rivière depuis Saguenay ». Oui, du rustique, du douillet, des grosses bottes, des mailles épaisses et une petite touche de fierté locale (canadiana à la Drake General Store) que l’on peut afficher avec un t-shirt tout doux de la marque Shared, ou encore, bien sûr, les classiques de chez Roots ou La Baie (collection HBC ou olympique) pour la touche « j’opère un poste de traite des fourrures » ou « j’étais aux Olympiques d’hiver de Calgary ». En ce qui me concerne, j’ai opté pour des jambières Roots sur des épais leggings de molleton, un foulard La Baie à carreaux et aussi, une grosse veste confo rouge et grise sur une camisole teinte sève d’érable (c’est-à-dire beige). Et oui, n’oubliez pas les petites lingettes pour les mains collantes et le chapeau, au cas où il commencerait à neiger (ce qui est entièrement possible, regardez mes photos de la semaine dernière).

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Bon weekend à toutes! À bientôt pour une recette à l’érable, saison oblige!

Mes essentiels de pharmacie

PharmacieAhhh, la pharmacie. Pharmacy. Apoteke. Aптека. Farmacia. Musique à mes oreilles! J’adore les pharmacies. Je travaille en face d’une pharmacie. Limite, la pharmacie, c’est ma salle de dîner deux jours par semaine. Entre le Tempra pour les oursons, les mouchoirs pour mon bureau ou même, bien sûr, le dernier Bazaar magazine, je vous le confirme, quand j’entre dans la pharmacie, que ce soit à mon Jean Coutu chouchou (501 Mont-Royal Est) ou à ma pharmacie de bureau, j’ai toujours droit à des “Bonjour! Hello!“. Il y a toujours une bonne excuse pour aller à la pharmacie, non?

Alors, très bref survol de la distinction pharmacie/parapharmacie européenne. Ici, la très grande majorité des pharmacies font dans la cosmétique également, à des degrés différents, cela s’entend. Il y a bien sûr aussi, les super-pharmacies de type Gallerie Beauté, mais ça, allez, j’en parle même pas, c’est trop ambiance Sephora pour moi mais avec un degré de luminosité fois mille. Je ne serais pas étonnée d’ailleurs
que les Gallerie Beauté Pharmaprix soient visibles de l’espace tellement elles sont blanches et lumineuses, comme un intérieur de frigo à vaccins. Sinon, oui, il y a certes certaines pharmacies qui doivent bien ne vendre que des médicaments (des genres de petits comptoirs dans des cliniques) mais bon, aucune chance que vous m’y retrouviez en train de flâner, vraiment aucune.

Oui, je parle souvent de produits compliqués à se procurer, de produits à commander, à espérer, qui font rêver et qui coûtent la peau des fesses en frais de douanes et poste. Mais, cela étant dit, j’utilise aussi toute une série de produits qui proviennent de la pharmacie tout simplement, et que je rachète coup sur coup. Voici donc mes basiques de pharmacie:

-La Créaline Eau Micellaire de Bioderma: Vous la connaissez toutes, elle ne se présente plus. Quoique…ma belle-maman vienne de la découvrir avec bonheur (“Pas besoin de rincer? Elle ne pique pas les yeux? Ohhhh, mais c’est génial!“). J’utilise cette eau micellaire tous les soirs sous les yeux pour enlever mon maquillage, mais aussi, lorsque bavure d’eyeliner il y a… Ah oui, j’oubliais, je l’utilise aussi pour nettoyer mon pinceau à eye liner Bobbi Brown après utilisation. Très pratique.

-L’Eau Thermale Uriage: Je guette les promotions et hop, quand c’est deux pour un, je saute sur l’occasion! De toutes les eaux thermales que j’aie testées, c’est celle-ci que je préfère!

-Les faux-cils individuels Mesmereyes: Disponibles chez Jean Coutu uniquement, ces faux-cils sont largement supérieurs à ceux de la marque Personnelle de Pharmaprix et assez équivalents aux Ardell, plus difficiles à trouver. Je sais, je n’en n’ai pas vraiment besoin à cause de ma Mise-en-Cils, mais justement, ces petits faux-cils viennent souvent sauver la situation entre deux rendez-vous avec Denise si j’ai une grosse réunion.

-Le Gel Nettoyant Doux Marcelle: Un grand lait tout doux que j’utilise de mille manières: en lait de rasage pour les jambes, pour nettoyer mon visage en douceur, pour ramollir mes cuticules avant une manucure quand je suis dans le bain… Il sent bon, le prix est raisonnable, il est recommandé par l’Association Canadienne de Dermatologie…Que demander de plus?

-Les élastiques et bobby-pins Goody: (Chez Jean Coutu uniquement) Je ne jure que par les produits à cheveux de la marque Goody! J’aime les gros élastiques noirs Ouchless, les épingles à cheveux coordonnées à la couleur des cheveux, mais aussi bien sûr, les mini élastiques translucides, que j’utilise sur les tresses de Petite Ourse comme sur les miennes. Attention, les mini élastiques translucides gagnent à être rangés dans une boîte fermée: extrêmement volatiles, ils se dispersent en un rien de temps et très vite, vous aurez l’impression qu’ils ont fait des bébés et se multiplient sur votre plancher. Boîte fermée, donc, vous aurez été prévenues.

La poudre Cover Fx: Une poudre parfaite (avis détaillé ici), que j’avais un peu oubliée mais que j’ai ressortie de mon tiroir récemment à cause de sa composition bien clean (Indice de 2 sur Skin Deep = excellent!). Je l’ai en plusieurs teintes: pour les vacances (B60), pour les jours normaux (E40) et même pour les fins d’hiver ou autres moments de lubies-beauté “Je veux le teint de Cate Blanchett/Marie-Antoinette“(B20). Pour avoir essayé des poudres de très grandes marques comme d’autres plus inconnues qui promettaient la terre: il est quasi-impossible de faire mieux que la poudre Cover Fx. Im-pos-sible.

Sinon, quoi d’autre, il y a bien sûr les baumes à lèvres Burts Bees, les bandes blanchissantes Whitestrips de Crest, les petits cotons démaquillants, le baume d’allaitement Lansinoh, le dentifrice Tom’s of Maine, le Masque Hydratant Avène et aussi les sels de bains Dr. Teal lourds à rapporter dans le sac, certes, mais qui font des bains divins.

Voilà pour mes essentiels beauté de pharmacie à moi. Allez, faites moi voyager en me racontant les vôtres! D’ailleurs, un jour, je rêve de faire un voyage des pharmacies de tous les continents. J’en verrais des ancestrales, des modernes, des pleines de boiseries et d’armoires anciennes et des toutes blanches, modernes et vitrées. Et bien sûr, des pharmacies que l’on verrait de l’espace tant elles seraient lumineuses…ah oui, ça je connais déjà. Allez, j’attends vos listes pour rêver!

L’huile des désillusionnées

Kahina Giving BeautySi vous êtes comme moi, vous êtes un peu en overdose de l’huile d’argan. L’huile d’argan par ci, l’huile d’argan par là. L’huile d’argan dans ma soupe, pour lustrer les chaussures, graisser le moteur, polir sa planche de surf, éloigner les mauvais esprits. L’huile d’argan a guéri mon agoraphobie. L’huile d’argan a lustré le poil des oreilles de mon hamster. L’huile d’argan a fait venir les pluies sur mes récoltes. L’huile d’argan est partout, elle fait tout, elle est trop à la mode, bref, c’est la kale des huiles, la Jennifer Lawrence des soins naturels, la baie d’acai des sérums. My God, no more avec l’huile d’argan. Overdose!

Ça c’était moi. Jusqu’à ce que j’essaie l’huile d’argan de Kahina Giving Beauty. En fait, non. J’avais déjà reçu de ma belle-maman une huile d’argan très pure, excellente, qu’elle avait acheté directement au Maroc, lors d’un voyage. Elle s’était fait conseiller sur où aller et, vraiment, l’excellence avait été au rendez-vous. Ça avait même mis la barre drôlement haute. Mais depuis…Depuis rien. Très moyen. C’est que, voyez-vous, toutes les huiles d’argan ne sont pas égales. Et Kahina Giving Beauty, je le crois, saura faire changer d’avis les plus désillusionnées, les plus blasées de l’huile d’argan. Bienvenue donc chez cette marque qui annonce un revirement.

Je voyais l’huile d’argan de Kahina Giving Beauty un peu partout. Et chaque fois, elle était accompagnée d’avis vraiment positifs. Je ne comprenais pas. L’huile d’argan, je l’avais décidé, c’était généralement moyen. Faussement hip. Illusoirement efficace. Puis, je me suis décidée à lui donner une chance (flacon format d’essai), au pire, je me suis dit, elle finira sur mes cuticules.

Ça n’est pas ce qui est arrivé, non. Cette huile est intégrée depuis un bon moment déjà dans ma routine de soins du visage, en « booster » d’hydratant matin et soir. C’est une grande huile, un genre de sérum sacré, qui, oui, pourrait servir à mes cuticules mais que finalement, mon teint garde jalousement pour lui tout seul. C’est devenu un peu mon élixir vital. Mon teint adore.

D’abord, dur dur de faire plus ancestral que l’huile d’argan. Utilisée depuis des siècles par des femmes fortes du désert qui l’utilisent pour s’hydrater, se faire belles et préserver leur capital jeunesse, elle est riche en vitamine E et aussi, en acides omegas rares. Mais comme je l’ai constaté, l’huile de Kahina Giving Beauty est spécifiquement de qualité supérieure (et oui, beaucoup plus chère) que certaines autres que j’ai testées. Cela est attribuable en partie à la fondatrice, Katherine L’Heureux qui fait elle-même le démarchage et sélectionne les fruits (la pulpe doit être toujours intacte!) qui serviront à la production de son huile. Le gros plus? Katherine L’Heureux travaille avec des femmes berbères du Maroc en leur assurant un commerce équitable, des salaires et conditions de travail éthiques et respectueuses et en redonnant, par l’entremise de dons, à leur communauté. Même le flacon de verre violet-noir arbore les signatures des femmes qui participent à ce beau projet.

Il ne suffit que de trois gouttes (sous le maquillage, avant le dodo, je préfère en mettre davantage), que j’applique en exerçant une petite pression, sur le visage et la nuque. L’effet est immédiat : la peau se regonfle, les lignes d’expression s’estompent, et l’éclat reprend possession de son territoire. Si c’est l’élixir anti peau sèche par excellence, c’est aussi l’huile la moins grasse que j’aie jamais utilisée. J’ai une nette impression d’ailleurs qu’elle régule mon épiderme (zéro imperfection depuis que je l’utilise- zéro!) et je ne suis pas la seule : d’après ce que je lis c’est une huile adorée des peaux acnéiques. Ce qui fait le propre de l’huile de Kahina, c’est son côté soyeux, comme un filet d’or que la peau boit d’un trait.

Et oui, pour celles qui en ont envie, elle a tout plein d’usages : pour les zones désespérément desséchées, pour les cheveux, le corps, en base lumière de teint ou même, dans le bain. De grands maquilleurs ne jurent même que par l’huile Kahina pour créer des points de lumière en mélangeant quelques gouttes du produit à de la poudre lustrée (Laura Mercier Shimmer Powder, par exemple).

Enfin, j’ai souvent lu sur des blogues de beauté naturelle que celles qui passent à une routine de soin plus verte pourraient se contenter d’uniquement de l’huile Kahina Giving Beauty et de la Raw Coconut Cream de RMS comme basiques pour faire le saut. Complètement luxes, hyper-performants et multi-usages, ces deux produits donneraient le sentiment de n’être privée de rien et l’éclat du teint qui confirmerait que tout va bien.  Pour avoir testé ces deux produits, je souscris maintenant moi aussi à cet avis. L’huile d’argan Kahina Giving Beauty est un basique tout simple qui, une fois essayé, on intègre à tout, tous les jours, sans même y penser. Voilà, encore une overdosée de l’huile d’argan convertie grâce à Kahina Giving Beauty!

Vous, que êtes vous overdosées de l’huile d’argan? Avez-vous trouvé la perle? A-t-elle donné du lustre au poil des oreilles de votre hamster? Vous connaissiez Kahina Giving Beauty?

P.S. Au cas où vous vous poseriez la question: oui, je commande le format pleine grandeur dès que je termine mon petit flacon. Et oui, j’ai très envie de tester les autres produits de la marque.

P.P.S. Vous pouvez commander les produits Kahina Giving Beauty ici (sans frais de douanes pour les Canadiennes, frais de ports fixes pour l’Europe).