Recette de Brownies de ma maman

Puisqu’hier c’était l’anniversaire de ma maman, je vous donne aujourd’hui la recette de l’un de ses desserts-signature: ses brownies! Pour nos fêtes à l’école, petits soupers du dimanche soir, bake sales au profit de la Pointe-Claire Village Pool…c’était le petit dessert qui faisait fondre petits et grands et se préparait en deux temps, trois mouvements. D’ailleurs, il ne faut que très peu d’ingrédients, lesquels on a généralement chez soi. Nul besoin d’acheter un moule spécial ou d’avoir un mélangeur, même. Sans compter que c’est la recette idéale à faire avec des enfants: facile et chocolatée!

La recette de ma mère est tirée de son livre Mes Recettes, de Juliette Lassonde, un magnifique livre de 1972 calligraphié dans un cahier, depuis devenu rare et épuisé. Ma soeur et moi avions chacune fait des dessins dans les premières pages: nos premiers bonhommes nous saluent quand on ouvre le livre. Il reste tout de même que, de tout le livre, c’est la page des brownies qui est la plus tachée et froissée. Ma mère en a honte, mais moi, au contraire, j’adore ce témoignage d’une recette qui a fait ses preuves. Comme une doudou d’enfant usée, cette recette rassure. Elle a vu des après-midi pluvieux et des doigts collés, elle nous a donné envie de cuisiner et forcé à apprendre qu’il faut aussi faire la vaisselle. Elle nous a vu grandir. Voici donc, LA page en question:

Allez, je vous donne la recette avec bonheur, en espérant qu’elle intègre bientôt vos maisons et vos vies et fasse vite partie de vos souvenirs aussi. Donc, voici, voici: la recette des Brownies de la Maman de Boucle d’Or, telle que réalisée par sa fille et ses deux-petits oursons!

Ingrédients:

Pour le gâteau

  • 1/2 tasse de beurre (à la température de la pièce);
  • 1 tasse de cassonade (sucre brun);
  • 1/2 tasse de farine;
  • 2 oeufs battus;
  • 2 c. à table (ou cuillères à soupe) de cocoa;
  • 1 c. à thé (ou cuillère à café) de vanille.

Pour la glace:

  • 2 c. à table de beurre;
  • 1 c. à table de cocoa;
  • 2 c. à table d’eau bouillante;
  • du sucre en poudre tamisé

-Préchauffer le four à 350°F;

-Défaire le beurre en crème;

-Y ajouter la cassonade, les oeufs battus, le cocoa et la vanille;

-Bien battre;

-Incorporer la farine petit à petit;

-Verser dans un moule carré (environ 8 pouces par 8 pouces), préalablement beurré;

-Cuire au four (environ 20 minutes), jusqu’à ce qu’un cure-dent piqué dans le gâteau ressorte propre;

-À la sortie du four, recouvrir de la glace, quand le gâteau est tout chaud;

La glace

-Défaire le beurre en crème;

-Y ajouter le cacao et le sucre tamisé en alternance avec l’eau;

-Étendre.

Donnez-nous des nouvelles de cette recette qui a fait ses preuves dans nos vies depuis plus de trente ans!

Comment se maquiller quand on porte des lunettes

Comme vous commencez à connaître un peu tout mon arbre généalogique, j’ai quelque chose à vous dire: aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma maman! Oui, l’anniversaire de ma maman adorée, la maman de Boucle d’Or, une maman d’Or. La fête de celle qui me fait toujours pouffer de rire quand je lis ses courriels, avec qui je flâne sur des sites beauté à plus finir, avec qui je partage un amour de tout ce qui est look chalet, scandinave et ski vintage, mais aussi des journées intenses de ménage, de popotte, de magasinage et de lire des revues ensemble dans son lit en encerclant ce qu’on aime. Celle qui cherche sans cesse “des projets, vu qu’on n’a rien que ça à faire, hein?“, comme faire un coussin pour ma coiffeuse, faire un foulard à grosse maille (type snood), faire une recette de piperade basquaise, aller acheter des volailles bio à la ferme d’Angèle, aller se promener au Vermont et j’en passe, il y en a trop. Celle qui est toujours sur mon équipe et ne tarit jamais en encouragements. Je fais un dessin: “Mais! Tu devrais illustrer des livres!“. Je fais un gâteau: “Mais, on dirait qu’on est dans un grand restaurant!“. Je magasine: “Mais, je voudrais que tu m’aides me choisir un sac à main, tu t’y connais, toi!“. Toujours le bon mot pour me faire rire, sourire, reprendre confiance en moi, refaire confiance à la vie. Dès qu’elle me voit, elle me prend par le bras et me dit: “allez, viens, on va se créer un beau moment!” Il n’y a pas plus merveilleux que ça, je vous dis.

En guise de cadeau de fête anticipé, je réponds à l’une de ses interrogations beauté les plus importantes dans la vie, celle qui revient constamment dans ma rubrique courrier des lecteurs (signé Ta maman), j’ai nommé, comme se maquiller quand on a des lunettes.

C’est une excellente question, d’ailleurs. Je porte moi-même des lunettes pour lire très longtemps, seulement, je ne me suis jamais interrogée sur comment me maquiller en conséquence puisque je ne peux pas avoir deux maquillages par jour, cela va de soi.

Par contre, comme ma maman porte des lunettes tout le temps, pour elle, ça devient une véritable considération, un accessoire-signature. Comment en jouer? Comment rehausser notre look globalement et trouver le juste équilibre? Voici, voici, Mom, donc, des petits conseils pour t’aider.

Les règles générales

D’abord, on lave les lunettes. Ça aide à voir clair dans tout cela et, des traces de doigts, ça n’est jamais flatteur ni très chic.

Ensuite, on soigne nos sourcils. Idéalement, on prend rendez-vous avec une professionnelle du sourcil (je ne saurais trop recommander une petite visite à Pascale du Local B) pour aider à déterminer l’arche et jouer de la pince et du ciseau. Si on fait tout soi-même, je vous conseille de vous inspirer de ceci, ceci et de cela, mais surtout, d’éviter la sur-épilation. L’essentiel est de surtout “nettoyer” en enlevant les petits poils égarés puis de bien brosser les sourcils vers le haut.

Enfin, on recourbe les cils, ça ouvre le regard, ça fait des yeux de biche. Le petit plus qui change tout? Un peu de Prime Pot Stila sur la muqueuse, au ras des cils inférieurs. Vous vous en souvenez?

Quand on est myope

Comme les verres qui traitent la myopie donnent l’illusion de yeux légèrement plus petits, on mise sur tout ce qui donnera l’illusion du contraire. Un peu de cache-cernes bien estompé sous les yeux (je recommande une formule légère et lumineuse comme celui de Smashbox) et une petite touche de fard enlumineur ou d’ombre claire (comme l’ombre à paupières teinte 90 Blanc Diaphane de Bourjois, mythique)  dans le coin interne de l’oeil. En ce qui concerne le fard à paupières, Maman, je ne saurais trop recommander le petit kit Big Beautiful Eyes de BeneFit qui explique tout très bien, l’alternative la plus rapprochée de moi qui te maquille. De jolis fards neutres et discrets, pas de pigments qui se logent dans les ridules, juste tout ce qu’il te faut dans une jolie-mini palette. Enfin, pour les grands soirs, on pourra toujours ajouter un trait de crayon sur la paupière du haut uniquement ou encore plus facile pour les novices, on trace le trait sous les cils de la paupière du haut (entre l’oeil et les cils) avec un liner gel-crème et un pinceau (comme ceci). Enfin, on termine le tout avec deux bonnes couches de mascara recourbant ou volumisant comme le Fairy Drops Scandal Queen (chez Sephora) qui maintient vraiment la courbure des cils (formulé pour les cils raides asiatiques).

Quand on est presbyte ou hypermétrope

Comme les verres peuvent avoir un effet loupe, on mise sur un maquillage tout en transparence, sans surcharge ou lourdeur. On oublie donc le mascara à la Twiggy (qui aura l’air d’une frange d’araignées mortes au ras des cils- pretty!) et on préconise plutôt les brosses comme celle du DiorShow New Look que j’adore, ou encore celle du Lash Blast de Cover Girl, un super tube à petit prix. Pour les fards, le plus flatteur est d’aller vers un maquillage lumineux, à la fois naturel mais chic comme tout. Toujours chez BeneFit, je recommande le petit kit Peek-a-Bright Eyes, qui contient tout ce qu’il faut pour sublimer et définir les yeux sans trop de matière.

Ensuite

Enfin, ensuite, on définit les joues comme on veut et on se maquille les lèvres, en teintes de lingerie, en rouge qui claque ou même en bois de rose. En fait, on s’amuse, on fait comme on en a envie, on oublie nos lunettes.

Parions que ma maman ira, elle, vers les teintes de prune-bordeau version tenue jusqu’en 2025, juste au cas où on irait sonner à sa porte tôt le matin lui souhaiter joyeux anniversaire. Je me trompe maman?

Je t’aime! Bonne fête!

En cadeau de fête pour ma maman, appel à tous: vous avez d’autres recommandations pour celles qui portent des lunettes?

En toutes circonstances: la petite fête au resto

Samedi soir, Papa Ours et moi étions invités à une petite fête pour une amie au resto. Je me suis dit que ce serait l’occasion parfaite donc de partager mon look avec vous, d’autant que les fêtes de fin d’année approchent que les soirées se multiplient. C’est toujours le moment de l’année où l’on est divisée: autant on aurait envie de s’acheter une nouvelle tenue pour la fête de vendredi, autant on comprend qu’il vaut mieux être raisonnable et garder nos sous pour les cadeaux. C’est également pourquoi j’ai eu envie de faire avec ce que j’ai, mais d’apprêter le tout différemment.

Alors, comme j’étais un peu fatiguée, j’avais envie de noir (une valeur sûre, qui rehausse le blond), d’un vêtement qui a fait ses preuves et d’un minimum d’accessoires. Non, ce soir, je n’essaierais pas de jouer les Olivia Palermo avec mille bijoux dépareillés. J’ai donc opté pour une petit robe noire sans bretelles à décolleté en coeur (BCBGMAXAZRIA, d’il y a 1000 années-mode, ce qui est encore pire que les années-lumière!) et de bas-collants opaques Secret. En rétrospective, j’aurais dû mettre un bas plus fin…Je note pour la prochaine fois.

Comme j’ai toujours tendance au frisson dans les restos l’hiver, j’ai ajouté un petit cardigan  de tricot de coton fin (Forever XXI), lequel j’ai cintré avec un foulard Hermès (modèle Cliquetis) avec un gros noeud sur le devant. J’adore faire ça! Ça donne une véritable unité au look et, quand on ne porte que u noir, ça permet d’injecter dans le look la petite dose de couleur. Voyez ma styliste personnelle qui arrange mon look pour ma séance photo:

Encore une fois, petites bottes BCBGMAXAZRIA à clous, bracelet Tiffany Locks et boucles d’oreilles en grosses perles (pour rehausser le blanc de mes yeux). Pour l’extérieur, petite veste de laine à manches bouffantes (il ne faisait pas assez froid pour le manteau de fourrure de castor recyclée) (BCBGMAXAXRIA), foulard de laine à col de lapin (Holt Renfrew) et sac noir Mulberry (modèle Baywater). Sur mes ongles: mon adoré vernis Diorific teinte Diva de Dior, pour mettre en relief mon petit côté existentiel-glamour (genre “moi, je lis Heidegger sur mon Ipad en écoutant Florence and the Machine” même si, en vérité, c’est plus “Moi je lis Flare avec de l’huile à cuticules et des gants de coton en regardant Up all Night“).

En ce qui concerne le maquillage, j’avais envie de facilité et de simplicité. Exit donc le maquillage à grand déploiement (liner Bardot ou rouge à lèvres précis, qui demande une surveillance de tous les instants et la main stable d’une neurochirurgienne). J’ai plutôt été dans le flou-flatteur, disons. Donc, j’ai travaillé mon teint avec mon fond de teint Flower Perfection de Bourjois et du cache-cernes sous les yeux (Clé de Peau). J’ai défini mes joues avecle blush crème Penny Lane de Nars, sur lequel j’ai posé en touches-lumière le Smudge Pot Stila, teinte Kitten, lequel j’ai également appliqué dans le coin interne de l’oeil pour réveiller mon regard.

Sur mes yeux, j’ai appliqué la pallette Fairy Gold de Dior qui a officiellement remplacé ma palette Naked d’Urban Decay ces jours-ci. Sur la paupière entière j’ai appliqué l’ombre du coin bas gauche, puis, j’ai défini le coin externe de l’oeil avec l’ombre du coin bas droit de la palette. Puis, comme c’était le soir, j’ai appliqué sur toute la paupière mobile l’ombre blanche irisée du centre pour un effet poudre d’étoiles filantes. Über-chic.

Sur mes lèvres, j’ai été au plus simple: mon fidèle Lip Glow Dior qui est devenu un peu une partie de moi-même, mais lequel j’ai ajouté le Ultra-Gloss Dior teinte 424, Flash, un doré-lamé étincelant qui fait la lèvre pulpeuse et festive-urbaine. Petit pshiit de Mûre et Musc de l’Artisan Parfumeur et voilà, la nuit était à moi.

Un manteau pour ma peau

Je vous en ai glissé un petit mot hier: je viens de découvrir la Crème Nutritive Compensatrice Riche d’Avène, laquelle m’a été recommandée par l’une d’entre vous qui est pharmacienne, Juliette. En effet, maintenant que j’ai officiellement terminé mon tube de Crème des Saisons Sanoflore, je me cherchais une crème doudoune, une crème qui tiendrait ma peau au chaud et en préviendrait la déshydratation qui la guette tous les hivers. Et quel bonheur: j’ai découvert une crème riche et onctueuse que ma peau boit d’une trait et qui a un effet apaisant visible. Pas de promesses infinies ici, pas de grandes déclaration: cette crème hydrate au possible, cette crème me redonne une belle peau de printemps, elle est non-comédongène, hypo-allergène, elle est recommandée aux peaux sensibles et ne coûte pas trop cher. Je l’applique tous les matins, avant d’aller travailler et malgré les intervalles chaud-froid, le maquillage et les moments de stress, ma peau reste belle et je me sens bien dans ma peau qui ne tiraille pas du tout.

Par contre, les fins de semaine de grand froid, quand je sais que je serai à l’extérieur plus longtemps, je protège ma peau avec la Cold Cream d’Avène, qui elle, est bien collante et bien luisante mais qui, une fois maquillée, est vraiment superbe. Elle me donne le parfait éclat de peau de plein air, elle me donne mon look après-ski tant recherché (avec un blush crème, je suis l’incarnation même de mon Plan)! C’est vraiment un petit tube pratique à avoir chez soi; plaques de peau sèches, cuticules, point de lumière sur les pommettes…ses applications sont multiples et son parfum, vraiment tout doux et enveloppant, comme un lait chaud. D’ailleurs, tous les matins, j’en tartine le visage de mes Petits Ours en prévision de la promenade. Un gros bisou qui sent bon et off you go!

Vous, vous vos manteaux pour la peau?

Des Obligations (de la beauté)

Petit cours de droit, application beauté en ce lundi matin! Donc, en droit (du moins, en droit québécois, mais mon amie M. me confirme que ça existe aussi en droit français), il y a deux types d’obligations: les obligations de moyens et les obligations de résultat.

Eu égard à l’obligation de moyens, il suffira pour le prestataire de l’obligation de démontrer qu’il a agit avec diligence, qu’il a déployé les efforts nécessaires. Même si l’objectif visé n’est pas atteint, si les efforts y étaient, il sera relevé de son obligation. Il aura “réussi”.

Par contre, en ce qui concerne l’obligation de résultat, la simple constatation que l’objectif visé n’a pas été rencontré constituera son défaut. Peu importent les efforts. Peu importent la diligence, si l’objectif visé n’est pas rencontré, c’est la catastrophe, “l’échec”.

Et…je me faisais la réflexion ce weekend (en me tartinant un masque n’importe comment…oui, j’ai des réflexions juridiques en me faisant des masques) que la beauté, c’est un peu comme ça. Bien sûr, on aimerait toutes toujours rencontrer tous les objectifs beauté que l’on se fixe, c’est à dire, être toujours parfaites, sous tous les angles et tous les éclairages mais que ça ne prenne pas de temps du tout parce que, holà, on a une vie, tout de même. Évidemment, si c’était le cas, on serait toutes des robots-Barbie-zombies, malades de pression alors, ça serait vraiment terrible. Enfin. Vous êtes perdues dans ce que je vous raconte?

Allez, venez, Professeur Boucle d’Or vous a inscrit à son cours de droit. Pas besoin de code civil, ni de cahier. Aujourd’hui je vous explique les obligations de la beauté!

Les obligations de moyens:

J’ai remarqué que souvent, les obligations de moyen de la beauté sont connexes au maquillage, au paraître, donc, au superficiel. Il subsiste tout de même quelques exceptions que nous verrons plus loin (notamment, mais non limitativement, le teint!)… Donc, je disais…Ah oui, les obligations de moyen.

D’abord, les soins: Oui, il faut choisir un soin bien adapté à sa peau. Oui il faut l’utiliser régulièrement. Mais non, on n’est pas tenue d’absolument faire le petit massage indiqué dans le feuillet à chaque fois. Et oui, notre peau s’en remettra si on saute une journée de sérum. À preuve: elle se porte même très bien lorsque l’on fait la jachère. À titre d’exemple, ces jours-ci, mon soin adapté est la Crème Vita-A Kombi de Karin Herzog le soir et le matin, mon sérum Uriage Isofill suivi de la Crème Nutri compensatrice d’Avène (recommandée par l’une d’entre vous, Juliette!).

Les masques. On peut appliquer un masque hydratant en crème de nuit, on peut appliquer un masque purifiant de manière localisée sur un bouton. On peut faire une soirée des masques ou encore, faire un mini-masque le temps de son bain. Les masques s’adaptent, les masques sont des points bonis à notre routine, le petit coup de pouce dont notre peau peut avoir besoin. Par contre, quand on a une bonne routine de soins, on ne sera coupable de rien du tout si on laisse un peu les masques de côté. Tout est une affaire de bon sens et d’équité. En l’espèce, ces jours-ci, crevée comme je suis, je fais le masque Sugar Face Polish de Fresh de temps en temps dans mon bain quand j’ai besoin d’un peu d’éclat et, une fois semaine, je laisse poser le Masque Hydratant Apaisant d’Avène.

Les cheveux. On ne peut pas être coiffées comme à la sortie du salon quand on sort d’une pluie horizontale. Impossible. Non. Il suffit d’avoir un élastique dans sa trousse pour faire une belle couette un peu messy-messy, ou encore un chic chignon n’importe quoi à la Garance Doré et voilà! Le strict minimum pour voir devant soi et donner l’apparence d’une tentative de coiffure. Je ne vous dis pas d’aller faire votre photo de passeport ce jour là mais au moins, ça passe côté effort. Personnellement, mes alliés dans ma démonstration d’une certaine diligence sont: des bobby-pins (pour dégager le visage, style Olivia Palermo), un élastique noir (pour faire un chignon lâche style mannequin à son casting (en un peu moins glam, j’en conviens)) et quand tout va très mal, mon beignet pour faire un gros chignon avec de la laque. Ça récupère tous les dossiers (cheveux) épineux.

Enfin, le maquillage. À l’impossible, nul n’est tenu (Ad impossibilia nemo tenetur). C’est aussi vrai en beauté. Oui, on veut toutes des joues rebondies et rosées, ou les lèvres rebondies d’Angelina Jolie…mais on va faire ce que l’on peut avec les ressources disponibles. À titre d’exemple: mon cache-cernes ne cache pas tous mes cernes. C’est impossible. Il me faudrait de la peinture à l’huile avec un agent comblant, style, pour les clôtures extérieures. Non, peu importe la marque ou le produit, mes cernes sont plus ou moins là, une zone d’ombre, un sillon un peu creusé sous mes yeux, témoin de ma vie de busy-bee. Oui, je cherche le produit qui saura améliorer mon état. Non, je n’abandonne pas la cause. Mais en attendant, je me contente de mon cache-cernes Clé de Peau et d’un peu de poudre fond de teint Dior: voilà mon effort! Idem pour l’ombre à paupières ou le liner. Oui, en théorie, on prend bien le temps de se maquiller le matin. Mais en même temps, règle générale, il importe surtout de démontrer qu’un certain effort a été fait entre le lit et l’ordi. Un peu de blush (ces jours-ci j’adore mon Tarte True Love, qui m’apporte le look frais que je n’ai tout simplement pas), une touche de fard en crème appliquée au doigt sur les paupières (j’adore mon Eye Gloss Dior teinte 560, collection été 2012 et prie pour ne jamais le terminer) ou encore, du baume teinté à lèvres (Dior Lip Glow ou encore, Éclat Minute Embellisseur Lèvres Clarins…) Et voilà, les efforts déployés sont ceux d’une personne raisonnable: on n’a rien à se reprocher! Après, le reste du chemin on le fait au niveau de la coolitude avec soi-même.

Et maintenant, passons aux obligations de résultat. Là, c’est du sérieux. Pression totale.

Le teint. Nul besoin qu’il soit parfait, nul besoin qu’il soit zéro-défaut. Par contre, si on choisi de se maquiller le teint, il faut absolument que les produits soient de la bonne teinte. Pas d’approximation possible. Et estompons, estompons, estompons. Enfin, pas de surcharge de produit. À trop vouloir en faire, finalement, on gâche tout. Dernier conseil: toujours faire une inspection finale dans une lumière crue, naturelle de préférence. Bien sûr, on oublie si c’est la nuit. Comme je disais: À l’impossible nul n’est tenu.

Le rouge à lèvres rouge. Eu égard au maquillage, c’est la seconde exception qui ne souffre pas la moindre irrégularité. Le rouge à lèvres rouge se doit d’être parfait. On doit constamment faire le suivi de notre rouge à lèvres, on en est le gardien légal, on en est responsable. Sans nous, notre rouge à lèvres rouge est capable de tout et n’importe quoi, y compris des pires crimes. Une seule solution, après avoir mangé, bu, embrassé ou même simplement papotté, on en vérifie l’état dans un miroir de poche, on prend le pouls de sa délinquance. Advenant l’éventualité (inévitable) où ce dernier se serait estompé: on se retire promptement et on y remédie sans attendre, avec un peu de crayon à lèvres, un mouchoir et une nouvelle application minutieuse. Nous voilà repartie. Mes outils essentiels pour m’acquitter de mon obligation avec succès lorsque je porte du rouge à lèvres rouge: mon crayon Dior Universel qui empêche le rouge de filer et une touche de poudre libre translucide Caron sur mes lèvres (en dessous) qui font que le produit tient plus longtemps.

La propreté et l’hygiène. Cela va de soi: c’est la base de tout. Il suffit d’un bon savon pour le corps, d’un démaquillant, d’un shampoing, d’un déodorant, d’un coupe-ongles et de la méthode d’épilation de notre choix. C’est tout. Une bonne douche ou un bain quotidien, un savonnage vigoureux. On soigne nos extrémités en coupant les ongles droits-arrondis. Ensuite, oui, on peut faire un gommage, mettre du vernis, faire pénétrer une huile parfumée, pour le plaisir, pour le bien-être et pour la plus-value ajoutée (peau satinée, sillage de princesse, ongles laqués chic)… Mais pour les jours de grande fatigue il importe de se rappeler la base de notre obligation pour aller à l’essentiel et se satisfaire de son simple accomplissement. En l’espèce, mes essentiels hygiène ces jours-ci sont constitués du savon Savonnia de la Société Parisienne de Savons, de mon déodorant Hugo, mon génial Professionnal Cleanser Karin Herzog (je vous en reparle très bientôt!) mon Shampoing Pureology Essential Repair, mon rasoir Venus Embrace, de la poudre parfumée Talco Profumato Santa Maria Novella et une lime à ongles Revlon. C’est tout.

Voilà, mesdames, le cours est terminé! Prochain cours: Preuve et Procédure (du démaquillage). Allez, je plaisante. Avis à celles qui sont au Barreau: n’utilisez surtout pas mon article pour vous préparer à l’examen (sauf pour vous faire un masque pendant que vous étudiez). Et bien sûr, n’hésitez pas à me soumettre d’autres exemples d’obligations de moyen et de résultats pour mon futur Code de la Beauté annoté. En attendant, j’ai confiance que vous graduerez toutes Summa Cum Laude.

En toutes circonstances: premières neiges

Aujourd’hui on attend les premières neiges. Même s’il ne d’agira sans doute que de petits flocons qui virevoltent, c’est toujours un moment un peu magique.

Mon look pour cette grande journée au ciel gris souris et à l’air glacé? Le voici: legging American Apparel (j’aime la taille ultra-haute style pantalon de yoga qui fait que les culottes (aujourd’hui à petits motifs de flocons!) ne pas exposées dès que l’on se penche pour ramasser quelque chose) et haut en tricot de coton noir à manches longues super doux GAP en combine doudou, agréable contre la peau. J’adore ces petits hauts super pratiques! Gros chandail Michael Kors à col surdimensionné amovible (mon nouvel amour), bas Wig Wam, en dessous de mes Chaussettes Hunters, Bottes d’équitation Burberry et gants Chanel! J’aime mélanger les lainages et les teintes de gris, crème et grège pour un effet vraiment tout doux, style total look de lapin des neiges.

Enfin, pour le maquillage, j’ai opté pour mon fond de teint Flower Perfection Bourjois, posé sur ma Cold Cream Avène (pour protéger ma peau à tendance sèche). Sur les joues, un peu de poudre bronzante Dior Nude Tan 002 et enfin, sur mes lèvres, le Rouge Caresse de l’Oréal teinte 172, Blushing Sequin, le petit rose parfait.

Sur mes yeux, j’ai estompé un peu au doigt mon Smudge Pot Kitten de Stila, redécouvert hier à mon plus grand bonheur (je vous en reparle très bientôt!) et deux bonnes couches de mascara Mise-en-Cils.

Alors voilà, mes petits ours et moi sommes tout prêts, tout bien habillés (tuque Rudsak!) pour notre trilogie du samedi: déjeuner-parc-courses. À conclure avec un bon chocolat chaud avant la sieste et des biscuits…de chez Café Neve of course!

En espérant que la prochaine fois où Boucle d’Or vous écrira Montréal sera tout blanc!

Dites-moi, chez vous, quel temps il fait? Vous êtes habillées comment?

Mon jogging (pour les cheveux de Brigitte Bardot)

Depuis toujours, je cherche des moyens pour recréer les looks un peu décoiffés-bouffants de Brigitte Bardot (ce qui est idéal quand les cheveux ne sont pas fraîchement lavés, ce qui est mon cas ces jours-ci). J’ai plusieurs alliés: un peigne à crêper (teasing comb), du spray Elnett et…depuis peu, ma nouvelle brosse Head Jog!

Il fallait absolument que je vous parle de cette géniale brosse, même si je n’ai que deux minutes pour cet article, top chrono: c’est l’outil rêvé pour donner du volume localisé. Il suffit de crêper un peu les cheveux avec la brosse, on recouvre de mèches lisses, on coiffe comme on veut. Et voilà: le jogging de tête est terminé, on a le look chic de B.B. Avec ma laque à lèvres Chelsea Girls de Nars, un foulard ou un peu d’eyeliner…difficile de faire plus iconique. So sixties, so chic!

Enfin, dernier détail que j’apprécie spécialement: le soir, il suffit de trois coups de brosse et les cheveux se démêlent instantanément.

Voilà, je tenais à partager cette nouvelle trouvaille avec vous subito pronto! Dernière petite note de cet article un peu abracadrabrant: mes excuses si je mets un petit moment à répondre aux commentaires ou courriels – il s’agit d’une période bien occupée au bureau, les journées sont longues et je manque un peu de temps. Je ne vous oublie pas et vous reviens très vite, promis, promis! Sur ce, je vous souhaite une very chic journée: de mon côté, j’ai les cheveux un peu crêpés, ramenés à moitié, en léger bouffant, avec un petit ruban. Et vous, votre coiffure du jour?

Récidiviste

Il y a quelques jours, j’avais rendez-vous au Local B, pour mes ongles et la classique épilation (vous remarquerez que j’ai la bouche bien fermée sur la photo, anecdote ci-dessous). J’avais apporté mon tout nouveau tout beau vernis Diorific teinte Diva qui fait un ciel d’encre au bout des doigts. Tellement, tellement chic, avec ses micro-particules irisées, comme des étoiles lointaines, comme un reflet de trou noir. Des doigts de fée maléfique. Un peu chic gothique. L’antipode du flat black. Just gorgeous. Oui, vraiment, (Dior) j’adore. La texture de ces vernis Diorific est en effet spectaculaire: ultra-opaque dès que le pinceau touche l’ongle, très longue tenue, lustre d’enfer…Oui, ce vernis sait tout faire. Et que dire du flacon-boule tellement, tellement chic sur ma coiffeuse. Mon seul commentaire négatif serait à l’effet que justement, l’embout du pinceau dudit flacon boule (tout petit, tout rond) est difficile à manier. Par contre, j’adore la forme du pinceau lui-même, qui, Denise vous le confirme aussi, est très facile d’utilisation et rend la perfection d’application à la portée de toutes, même les plus maladroites d’entre nous.

Donc, Denise fait mes ongles, puis mes ongles d’orteils (j’avais enlevé mes bas-collants au préalable cette fois- voyez comme l’itinéraire parcouru hier me montre le chemin de demain). Magnifique. Je suis en mode “transformation”. Je regarde mes ongles tout brillants, envoûtée de cette fille cool que je suis soudainement. Je vis la mise en application de mon Plan. Mains en position de séchage international, j’essaie de me détendre, je ferme les yeux. Et là, je suis foudroyée d’un éclair de génie. Je vais maximiser mon temps de pause. Ouiiiii, être multi-tâche! (Ode intérieur à la femme du XXIème siècle qui jongle tant d’impératifs et d’impondérables.) Quelle splendide idée: je vais me blanchir les dents pendant que mes ongles sèchent!

J’ai toujours dans mon sac des bandes White Strips Advanced pour ces “temps mort” de la vie (trajet en auto, overtime à réviser un contrat). Donc, je demande gentiment à Denise “d’ouvrir mon sac à main et de juste voir si au fond, là, il y a des White Strips“. Bien sûr, Denise ne trouve pas tout de suite lesdites White Strip dans le désordre habituel de mon sac à main (désolée A-M!). Il faut donc qu’elle sorte un peu du surplus qui encombre mon sac, comme…des lunettes de soleil style Kanye West (reçues par Petite Ourse lors d’une fête d’enfants), 78 factures, trop de rouges à lèvres… Sans oublier que des comprimés au fond du sac c’est louche (levure de bière en cure pour mes ongles et cheveux). Et du thé en vrac dans un petit sac de plastique ça l’est encore plus (Algothé de Kusmi pour me reminéraliser, j’ai besoin d’être reminéralisée…) Ouais, avec mes lunettes Kanye, mon sac hurle “party girl!”. Au moins j’avais aussi la documentation prise à la pharmacie Votre Tension Artérielle et Vous, ce qui rééquilibrerait un peu le portrait dans l’éventualité où je perderais mon sac. Enfin, Denise a finalement trouvé les bandes White Strips…et elle  les a gentiment collé sur mes dents pendant que mes ongles prenaient bien le temps de sécher.

Inutile de vous dire que j’ai quitté le Local B avec des ongles sombres et parfaits de diva, un sourire plus blanc, la joie d’être une femme à facettes multiples en ce XXIème siècle…et un autre joyau à classer dans la catégorie “moments d’intimité avec mon esthéticienne”.

Vous aimez joindre, comme moi, l’utile à l’agréable?

SOS: mal aux lèvres

C’est la saison: les lèvres sont sèches, elles craquent, elles font mal. Une seule solution: les traiter comme il faut, avec une bonne dose de soin adapté qui soulage et protège.

Voici donc quelques-un de mes baumes infirmiers favoris, ceux auxquels je fais appel quand l’heure est grave.  À noter, cette liste ne saurait prétendre à l’exhaustivité: il y a d’autres baumes que j’adore et que je mentionne pas ici, notamment (mais sans restreindre la généralité de ce qui précède), mon soin pour maman allaitante Lansinoh, mon Baume d’hiver Green Beaver et mon…(suspense insoutenable) Lip Slip! Vous croyez que j’en ai suffisamment parlé? On croirait que je suis l’actionnaire majoritaire de Sara Happ. I wish. 

Allez, bienvenue dans mon hôpital à lèvres, je vous présente mes gardes-malade les plus attentionnées.

D’abord, le Baume Nourricier Sanoflore: une récente découverte, rapportée d’un voyage de France par mon amie J. Un joli petit pot qui contient un baume épais, sans goût et quasi-non parfumé, qui apporte un réconfort immédiat aux lèvres. Ce baume est chic comme tout sur ma table de nuit: au matin, mes lèvres sont encore satinées de baume, la sensation d’échauffement apaisée. Une belle découverte pour moi qui adore aller à la rencontre de baumes à lèvres de contrées lointaines (je fais une étude comparative).

Il y a aussi le Bâton Hydra-Stick au cold-cream nutri-protecteur (lèvres et joues) de Mustela, une petite merveille que j’ai découvert quand j’ai eu Petite Ourse. J’adore le délicat parfum de bébé fleuri et le fini non-collant. Seul bémol: le fini un peu blanchâtre (à réserver pour la nuit, donc).

Autre super baume qui ne coûte presque rien mais que j’ai toujours chez moi pour les cas de craquages douloureux (notamment ceux qui surviennent à la commissure des lèvres à la suite d’une prise d’antibiotique): le Lip Medex de Blistex. Zéro glamour, zéro bio, parfum un peu eucalyptus (sensation fraîcheur glacée, si je peux m’exprimer en vocabulaire de pub de pâte à dents), ce baume fait des miracles. Quand rien ne fonctionne, que l’on désespère, que l’on écoute Everybody hurts en se tartinant les lèvres de Vaseline en couche épaisse en lisant Nietzsche, ce baume change tout. C’est la lumière au bout du tunnel. D’ailleurs, ma coquette et skieuse Grand-Maman adorait également Blistex pour les cas extrêmes de lèvres vraiment échauffées et gercées, ce qui n’est pas peu dire.

Enfin, un produit complètement culte que j’ai redécouvert grâce à plusieurs d’entre vous: l’Homéoplasmine des Laboratoires Boiron. Un vrai baume de douceur qui calme les rougeurs et irritations des lèvres (et accessoirement, des narines quand on est enrhumée…en fait, il a mille utilisations, ce baume). Et que dire du subtil parfum un rien vanillé (mais pas sucré; ici, on fait plutôt dans l’essence de vanille pure)…Une merveille. Par contre, je déteste ce tube de métal qui, inévitablement, perce pour laisser s’échapper le produit par mille trous, façon passoire graisseuse. À quand un tube en plastique et…un mini-tube tout mignon format baume à lèvres? Oh, j’en veux un!

Et vous vos baumes à lèvres ces jours-ci? Ça n’est pas pour moi: c’est pour mon étude comparative.

Le Chemin vers Ithaque

Boucle d’Or est toujours en quête d’organisation. Toujours. C’est son mythe de Sisyphe, son Graal, ses Mystérieuses Cités d’Or. Je n’y arrive jamais mais me réconforte en me rappelant le poème Le Chemin vers Ithaque du poète grec Constantin Cavafy (“l’essentiel d’un voyage n’est pas son but mais le voyage lui-même“- le rangement de salle de bain a besoin de poésie ne trouvez-vous pas?), donc je range, je réorganise puis, je recommence tout au fur et à mesure que mon désordre personnel inévitable reprend le dessus.

Mon dernier petit truc pour faire chic, maximiser l’espace et avoir tout à porter de la main? Des de gros bocaux de verre et des plateaux.

Dans un plateau d’argent qui était à mon arrière grand-maman (et a besoin d’un bon polissage, yes maman!) j’ai mis mes essentiels de tous les matins: eau thermale, solution micellaire (j’adore celle-ci de Reversa, avec son flacon-pompe pratique et rechargeable), du Collosol (que j’utilise en tonique le matin après mon eau thermale et aussi, pour débarbouiller mes petits ours), mon Phyto-Lisse et ma crème de jour Phyto 9, que j’applique sur mes cheveux tous les matins. Il y a aussi le Baume pour bébés protecteur Druide (que j’utilise sur mes lèvres, mes mains et mes jambes, mais aussi en crème de jour pour mes Petits Ours pour les protéger du froid) et ma poudre pour le corps Santa Maria Novella, que j’ai transférée dans une ancienne boîte à poudre Estée Lauder qui était à ma grand-maman, avec sa grosse houppette de velours. Je me poudre le corps tous les matins, c’est un rituel que j’adore et est mis de côté à tort par ma génération.

J’ai aussi dédié un bocal de verre à mes brosses et peignes. J’adore particulièrement ma brosse ronde Shu Uemura en poils de sanglier pour quand j’ai envie de belles boucles, sinon, j’ai aussi tout un assortiment de brosses et peignes que je cherche constamment.

Dans un autre bocal, j’ai mis mon coton hydrophile pré-découpé, ultra-pratique. Je ne comprends toujours pas pourquoi ce type de coton n’est pas vendu ici. Dans une bonbonnière ancienne j’ai mis mes disques démaquillants en coton Shiseido et enfin, dans un contenant de métal, les cotons-tige.

Dans un plateau de plastique glissé sur la tablette du bas, je range tous mes vernis- il me suffit de tirer le plateau pour choisir la teinte du jour. Auparavant, j’avais mis mes vernis dans le gros bocal derrière. Sauf que c’était inévitable: je voulais toujours la teinte qui était au fond. Enfin, dans une pochette de tissus, j’ai rangé mes outils de soins des mains (pinces, limes, ciseaux) ainsi que mes produits de soins à ongles et cuticules (huile, couche soin, durcisseur, crème à mains et couche de finition). Comme ça, je n’ai qu’à attraper ma pochette et mon vernis pour aller me faire une séance manucure devant la télé avec Papa Ours en fin de soirée.

Puisque ce système aura une durée de vie de oh, je ne sais pas, 17 jours maximum, vous avez d’autres idées de rangement pour m’aider à simplifier mes matins et ma salle de bain? Vous faites comment chez vous?

Coquettes Sans Frontières: Myanmar


Mon amie M. est récemment allée au Myanmar, un doux voyage sous ombrelle qui lui a fait beaucoup de bien:

“Me voilà donc rentrée d’un grand et beau voyage, le genre de voyage qui assagit et fait grandir. Le genre de voyage dont on sort également apaisée.

Les Birmans sont un peuple incroyable, d’une gentillesse et d’une générosité sans pareil.

J’ai découvert qu’en 2012, il existait encore des  personnes obligées de fabriquer leur shampoing avant de se laver les cheveux. Les Birmanes font ainsi bouillir des noix d’acacias qu’elles mélangent avec de l’écorce de camomille préalablement pilonné…comme tu t’en doutes, le temps s’écoule autrement là-bas et le rythme de vie des Birmans est bien différent du nôtre.

Le principal produit de beauté est le tanaka. C’est une sorte de poudre jaune que tu obtiens après avoir pressé l’écorce de l’arbre Muraya (ou Limonia Assidimia) contre un pilon. Ensuite, tu humidifies avec de l’eau et tu appliques cela sur le visage. Cela protège du soleil et a apparemment des vertus apaisantes et cicatrisantes, en plus d’aider à effacer les cicatrices d’acné et de traiter les mycoses. Tous les enfants en sont recouverts ainsi que les femmes pour qui cela constitue l’essentiel du maquillage. Les femmes birmanes sont magnifiques avec leurs cheveux noirs lustrés, leur teint éclatant et leurs traits fins. N’ayant pas accès aux luxes de beauté de la société occidentale, elles sont près de la nature et fabriquent leurs produits au moyen de recettes ancestrales….”

Un autre point qui a touché mon amie? Les Birmanes adorent le parfum.

Adorent.

Pour eux, ces jus évoquent l’idée de sophistication et de raffinement du monde occidental, côtoyé durant la période de colonisation britannique.

D’ailleurs, dès qu’elles apprenaient que mon amie était française, les Birmanes allaient à sa rencontre pour lui demander gentiment de bien vouloir leur laisser un parfum. Comme mon amie n’avait apporté qu’un mini échantillon de parfum avec elle, elle s’est dit, “il faut absolument que je fasse un colis à mon retour.” Puis, l’idée a germé en elle et, à son retour elle m’a proposé de faire un appel à tous aux coquettes et généreuses lectrices de Boucle d’Or et les 3 Gloss.

De mon côté, j’ai été tout de suite touchée par l’idée de mon amie parce que, en tant que coquette choyée de la vie, je ne fabrique pas mon shampoing moi-même avant d’aller travailler. Mais surtout, je sais ce que c’est que de rêver à un produit non disponible ou hors de ma portée. De l’imaginer. De caresser ce petit rêve en apparence si futile mais qui fait partie de ces petites joies qui ensoleillent le quotidien. La crème du matin qui sent bon. Le blush parfait. Le parfum envoyé par une amie.

Alors, voici donc: Coquettes Sans Frontières- Myanmar!

L’idée? Créer un Noël magique, un peu fou et inespéré, une délicate attention pour nos cousines coquettes en Birmanie.

Comment? En leur envoyant des échantillons de parfums ou des parfums (neufs ou encore des flacons que nous n’utilisons plus).

Comment cela fonctionne? Il suffit d’envoyer vos échantillons ou flacons de parfums au point de chute le plus près de chez vous, avant le 30 novembre. Il y a deux points de chute: un en Europe, et un en Amérique. Mon amie M. et moi se chargerons d’expédier le tout au Myanmar.

Voici donc les points de chute:

En Europe:

Maître Marie Peyréga

106 rue La Boétie

75008 Paris FRANCE

En Amérique:

Coquettes sans Frontières

1065, Avenue Dawson

Dorval (Québec)

H9S1X9

CANADA

(pour ce qui est de l’Amérique, veuillez vous assurer que le paquet ne dépasse pas 1 pouce et demi d’épaisseur par 6 pouces de largeur (afin que le facteur puisse l’insérer dans la fente postale)).

Nous attendons donc vos petits paquets en grand nombre! N’hésitez-pas à joindre à votre envoi petit message, carte, dessin ou pensée. Nous ferons ensuite un joli paquet cadeau qui partira loin-loin-loin. De par-delà les montagnes, les mers et les ciels étoilés. Par train, par avion par bateau, de main en main. Pour enfin être ouvert et parfumer d’autres coquettes en Birmanie, par un matin de Noël enchanté.

*Il va de soi qu’il s’agit de la première mission de Coquettes Sans Frontières. Aidez-nous à en faire un succès! Boucle d’Or compte sur nous!

Opération Saumon Enjoué


Suite à ma conversation imaginaire avec une espionne, l’une d’entre vous, Coralista, m’a envoyé ce message dans les commentaires de la Section Demande Spéciale:

Bonjour super agent !
Votre nouvelle mission si vous l’acceptez : Recherche désespérément blush couleur abricot stop.
Ce message s’auto détruira dans 30 secondes !

Ce à quoi j’ai répondu:

Bonjour Coralista! Mission acceptée. Cette conversation n’a jamais eu lieu. Je te reviens sous peu. Nom de code: saumon enjoué. Roger that!

Donc, aujourd’hui, entre deux dossiers à terminer, je vous présente mon rapport de mission d’agent secret. (Notez, il va de soi qu’avec le pseudo Coralista, je n’allais pas proposer à mon interlocutrice le blush du même nom de BeneFit, même si cela reste, dans les faits, une excellente option. Ça serait comme suggérer un martini à James Bond – zéro original.)

De gauche à droite: Bourjois Rose Coup de Foudre, Tony Moly Petite Coral, Too faced Who’s your poppy?, Something Special de MAC, Petunia Convertible Colour de Stila

Blush Rose Coup de Foudre Bourjois: Une merveille que j’adore, qui sent bon la violette et qui a une excellente tenue. Je ne m’en lasse pas. Ce blush donne un réel éclat de joues rosies par l’amour ou l’émotion. Culte, à mon sens.

Blush Petite Coral 03 de Tony Moly: Ce blush pêche-rosé conviendra aux teints plus clairs, pour un effet joues “pétales de fleurs”, style fée du sous-bois. Je l’applique réellement avec la petite houppette pompon qui donne un très joli effet poupée, tout en se fondant de naturel. Très frais.

Blush Who’s your Poppy de Too Faced: Ce blush est vendu à l’unité également, bien qu’il soit ici présenté dans la palette Dream que j’avais achetée l’hiver dernier. Ce fard à joue a été pour moi la plus belle découverte du coffret: il ressemble beaucoup au blush Orgasm de Nars mais en moins granuleux et moins orangé, donc en mieux. Dès que je suis un peu bronzée, c’est mon blush fétiche pour avoir des joues de mannequin brésilienne.

Blush Crème Something Special de MAC: J’apprécie ce blush pour le fait qu’il ne contient aucun pigment irisé mais confère malgré tout aux joues un aspect “glowy” du fait de son lustre crémeux qui, malgré tout, ne colle pas. Il a une excellente tenue et sa texture fondante et facile à travailler fait de lui mon allié pour les événements en plein air ou en lumière crue. Mariages, promenades, pique-niques: ce blush a vu beaucoup d’après-midi ensoleillés et ça ne fait que commencer.

Convertible Color Stila, teinte Petunia: J’en suis à mon second blush Petunia, ce qui, pour moi, en dit très long. Que dire: ce blush est une légende confirmée. Je l’avais découvert dans la revue Seventeen adolescente et depuis que je l’ai enfin, j’ai compris l’engouement général. Pop et bonne mine, naturel et oxygéné: c’est vraiment la teinte post petit jogging, la teinte grand bonheur, la teinte des premières fleurs. Je l’utilise également sur mes lèvres, avec une peu de baume.

Enfin, il y a le Orange Blossom de Laura Mercier, qui, au moment de la photo était dans mon sac à main et que j’adore aussi pour sa teinte et sa texture poudrée douce. J’aime aussi son petit boîtier tout plat. Souvent, quand je suis trop fatiguée pour réfléchir, c’est le blush que je prends, sans me poser de question. Il livre toujours la marchandise.

Voilà, pour mon compte-rendu de mission. Je file avant d’être repérée! Opération Saumon enjoué complétée avec succès.

Vous avez d’autres suggestions “Saumon Enjoué” pour Coralista?

Bonheur Boréal

Parmi mes odeurs de la vie favorite, il y a celle des plants de tomates, celle du linge lavé qui sèche sur la corde à linge, celle de mes oursons endormis, celle des madeleines au four, celle de la crème solaire et…celle des conifères.

J’adore tout ce qui sent le sapin, la sève de pin, le cèdre, la forêt…Ça sent l’hiver, ça sent le chalet, le ski, et aussi, un peu Noël, en bref, tout ce que j’aime. D’ailleurs, dans le temps des fêtes, j’adore me promener près des marchés de sapins pour humer l’odeur et aussi acheter plein de branches pour les mettre dans de l’eau, en bouquet pour parfumer la maison.

En ce qui concerne mes soins, les verts conifères intègrent également ma routine puisque l’hiver, j’apprécie spécialement leur vertu délassante et enveloppante. Voici donc mes aurore boréales, mes bonheurs boréals.

D’abord, le Fantastic Face Wash d’Ursa Major, une marque du Vermont que j’adore (j’aime la marque et le Vermont). Vous vous en souviendrez, je vous en avais parlé ici: il s’agit d’un merveilleux nettoyant légèrement exfoliant qui sent bon la forêt des Green Mountains. Comme j’ai fait le switch et n’utilise plus d’eau pour laver mon visage, j’utilise désormais mon Fantastic Face Wash uniquement en traitement coup d’éclat, une fois de temps en temps. Par contre, je l’utilise en gel douche et croyez-moi, ma peau est plus douce qu’une peau d’ours.

J’ai ressorti mon Huile de Bain d’hiver Green Beaver, un mélange d’huiles de sapin baumier du Canada, d’épinette noire et de bouleau bio, qui me détend, me décongestionne et m’apaise quand je suis congelée et fatiguée à la fin de la journée. J’adore ce produit et n’en déplore que la petitesse du flacon, bien qu’il ne faille quelques gouttes de produit pour que toute la salle de bain sente bon la forêt de sapins.

Il y a aussi la crème pour les pieds Gehwol Fusskraft red à la sève de pin qui réchauffe et fait des pieds tout doux. Avoir des pieds hydratés l’hiver n’est pas une mince affaire mais j’y arrive sans peine avec cette crème que j’applique tous les soirs au coucher.

Enfin, ça n’est pas un produit de beauté mais…j’adore la bière d’épinette, que je buvais avec mon Grand-papa qui aimait aussi bien ça. Malgré le nom, ce breuvage ne contient  pas d’alcool et s’apparente davantage à un soda gingembre mais à la gomme et aux aiguilles d’épinette. C’est une recette ancestrale crée par les amérindiens. Au lunch un dimanche midi avec un petit sandwich: difficile de faire mieux. J’ai essayé plusieurs marques mais ma favorite demeure la bière d’épinette Marco, que j’achète chez Frite alors!

Enfin, pour parfumer ma maison, j’adore aussi les bougies de chez Bath & Body Works, comme la Winter et la Evergreen

En attendant Noël et les promenades glacées, je rêve de forêts de givres et de premiers flocons avec mes produits de forêt boréale.

Je suis la seule à aimer l’odeur d’une ballade dans une forêt de sapins?

Sergent I.M.Lucky

Vous aimez les histoires? À la veille du 11 novembre, je vais vous raconter l’histoire du Sergent I.M.Lucky, le lapin sur la photo.

Comme vous savez, mon Grand-Papa a servi comme Opérateur Radio dans l’aviation lors de la Seconde Guerre Mondiale au sein de l’armée canadienne. Lui et son équipe avaient acheté ce lapin, pour en faire leur mascotte: le Sergent I.M.Lucky. Mon Grand-Papa a écrit le nom de chacun de ses coéquipiers sur chacune des oreilles du lapin. Puis il a dessiné sur son épaule le logo des timbres canadiens – au lieu du profil de la reine, un point d’interrogation témoigne de l’incertitude de l’époque.

À chaque mission, Sergent I.M.Lucky était à son poste, dans l’avion.

Puis, il y a eu ce jour où mon Grand-Papa est sorti de sa cabine pour demander une cigarette pour constater que ses coéquipiers s’apprêtaient à sauter; l’avion avait été touché. Il a sauté aussi.

Dans l’énervement il a tiré sur la corde du gilet de sauvetage, dans les airs, il essayait de la dégonfler. Puis, le parachute s’est ouvert. Enfin.

Il est tombé en Allemagne où il a erré plusieurs nuits dans les champs, en se cachant le jour. Puis enfin, faible et affamé, il a fini par se rendre: il est allé cogner à la porte d’une ferme allemande. Le fermier (très gentil, disait mon Grand-Papa) l’a rendu aux autorités, mais seulement après que son épouse lui ait préparé un énorme sandwich. “Le meilleur sandwich au monde“, il nous disait. Puis, il a été fait prisonnier de guerre, jusqu’à la libération.

Quand enfin il a été libéré, on lui a renvoyé le contenu de son casier qui contenait, vous vous en doutez: Sergent I.M Lucky, oublié ce jour là.

Mon Grand-Papa était tellement, tellement plus qu’un combattant. C’était avant tout un jeune homme, qui allait devenir père, grand-père, qui adorait le ski, l’hiver, le Maine, sa famille, sa belle Marguerite, les livres, m’apprendre l’anglais et la soupe aux gourganes. Il est resté un combattant toute sa vie, il en était fier. Moi aussi, je suis fière de lui.

Toute sa vie, Sergent I.M.Lucky a été accroché dans son bureau. Maintenant, il est dans ma garde-robe. Je ne veux pas oublier.

C’est pour ça que je vous présente mon Grand-Papa en vidéo aujourd’hui. À noter, comme c’était souvent lui qui filmait, ses passages devant la caméra sont plus rares. Mais il se révèle tout autant par ce qu’il filme et son regard, justement. Un homme sensible, un homme de coeur, un homme bien. Je vous présente mon Âme-Soeur.

*À noter: oui, c’est bien Time Square dans la vidéo!

**La chanson est “Il faut que tu saches” de Fred Pellerin.

Pour se souvenir: http://www.veterans.gc.ca

Rouge du Souvenir

Je vous ai souvent parlé de ma Grand-maman, Marguerite, mais moins de mon Grand-Papa, qui pourtant, a toujours été mon complice, mon compagnon, mon âme-soeur. D’ailleurs, c’était son surnom: mon Âme-Soeur. On se moquait gentiment de moi aux soupers de familles: “Voudrais-tu aider ton Âme-Soeur à faire la vaisselle par hasard?“. J’étais toujours partante. Mon Âme-Soeur était trop cool, trop drôle et tellement, tellement sage.

Grand-Papa fait déjeuner Boucle d’Or

Il n’avait peur de rien: un jour ma soeur et moi avons trouvé un bébé canard au bord de la mer. Il nous a conduit à un vétérinaire dans un autre état pour que, inquiètes protectrices des animaux que nous sommes, puissions le faire examiner par un professionnel de la santé animale. Finalement,  le bureau étant fermé, nous avons remis le canard à la mer et il est reparti en nageant, gaiement, retrouver ses parents canards…Donc tout ça pour…un souvenir magique de road trip avec Grand-Papa avec un bébé canard dans l’auto, à arrêter en chemin “parce qu’il a soif je pense“.

Mon Grand-Papa a servi dans l’aviation, dans l’Escadrille 425-Les Alouettes, un escadron de bombardement formé durant la Seconde Guerre Mondiale dans le but de regrouper principalement des aviateurs canadiens français (leur devise? “Je te plumerai!“).

Enfin, toute ma vie, chaque novembre, mon Grand-Papa nous épinglait des coquelicots au manteau et nous parlait de ses souvenirs, pour que nous n’oublions pas, ma soeur et moi. Que nous n’oublions pas que malgré la vie, les beaux Noëls, les crèmes glacées à Ocean Park dans le Maine, il y avait eu une période où tout avait basculé. Et où lui et d’autres s’étaient battus.

Tous les ans, dès le début novembre, je cherche les tables des vétérans où l’on peut faire un don pour les anciens combattants. Et je porte fièrement le mien en ayant une bonne pensée pour mon Grand-Papa qui me manque.

J’en profite aussi pour faire fleurir la teinte rouge coquelicot subtilement ailleurs dans mon look, tout en restant respectueuse et chic. Donc, voici, voili mes produits:

-le Rouge à lèvres d’Armani, teinte 401: même s’il est un peu trop intense pour le jour au bureau (sa petite teinte orangée lui donne un côté un rien pin-up), ce rouge à lèvres est, je considère, absolument culte. Les lèvres de Betty Draper dans Mad Men saison 1? Ne cherchez plus.

-le Rouge à lèvres Diorific de Dior, teinte Diva: après mon fameux Marilyn qui ne me quitte plus, il me fallait aussi le Diva que j’aime tout autant mais me semble un peu plus sage. Bon, par sage, entendons-nous: on m’a encore offert un café gratuit! Oui, ces rouges à lèvres se remboursent d’eux-même en latte du matin. Un excellent achat, donc.

Rouge Caresse L’Oreal teinte Cardinal Plume: découverts grâce à mon Goglu de soeur adoré, j’ai été moi-aussi conquise par la texture zéro-produit qui fait des lèvres ultra-douces. Petit prix, couleur 100% lovely; que demander de plus?

Vernis Diorific, teinte Marilyn et Vernis Deborah Lippmann teinte Supermodel: mes deux vernis rouge-coquelicot parfait, qui, sur des ongles courts, sont du plus joli effet.

Et vous, vos produits rouges coquelicots, à la veille du Jour du Souvenir?

Secrets d’atelier

Vous le savez, dès que j’ai envie d’un bijou, je me tourne vers ma joaillière chouchou, Marianne Cantin. C’est elle qui a beaucoup contribué à mon bracelet à breloques, qui a fait mes belles fleurs à cheveux mais aussi et surtout elle qui a créé mon collier Boucle d’Or, que j’adore. Talisman précieux qui me rappelle que prendre du temps pour soi est essentiel, qui me rappelle à ce que j’aime et surtout, qui est un symbole de mon alter-ego secret.

J’aime tout chez cette joaillière. Tout. Mais en fait, je dirais que ce que je préfère c’est qu’elle est d’abord une artiste avant d’être une businessgirl. J’aime son authenticité, son processus créatif, sa douceur un peu timide et rêveuse qui se reflète dans ses créations…Mais surtout, j’aime qu’elle m’invite dans son atelier, caché au fond d’un jardin, son atelier secret. Un atelier où les petits tiroirs de bois sont autant de coffres à trésors pour breloques, anneaux et crochets, où les pinces côtoient les esquisses, où la tisane à moitié bue attend celle aux idées dansantes, à la sensibilité de poète aux mille passions et projets.

C’est avec bonheur que je partage donc avec vous la dernière initiative de cette créatrice désormais mon amie: une invitation dans son atelier secret qui  prend a forme d’un joli blogue tout doux où elle partage avec nous ses réalisations (dont mon collier Boucle d’Or!), ses réflexions sur la création et ses idées de projets à faire soi-même. Inutile de vous le dire: j’adore! J’ai d’ailleurs moi-même réalisé son idée de collier à chaînes, tout simple mais magnifique et ai été particulièrement touchée par son article sur la créativité qui a besoin de temps pour prendre forme. J’ai des larmes aux yeux à chaque fois, ça me touche énormément.

Allez, venez, nous sommes invitées à prendre le thé dans l’atelier secret. Vous acceptez l’invitation?

Comment obtenir un échantillon de luxe

Dimanche dernier, je suis allée chez Sephora avec la ferme intention de ne rien acheter.

Rien du tout.

Je suis une femme résolue. Pleine de contemplation. Un rien me suffit dans la vie. La sagesse, tiens: voilà mon fond de teint. Le bonheur? J’en fais mon rouge à joues. Je suis frugale.

Mais…

Je meurs d’envie d’essayer le nouveau Fond de Teint Touche Éclat d’Yves St-Laurent. C’est viscéral. Comme un démon en moi. Par contre, comme vous le savez, j’ai une politique personnelle aux termes de laquelle je dois utiliser un flacon complet avant d’ouvrir un nouveau produit. Sauf circonstances particulières.

Mais justement, vu ces “circonstances particulières” (voyages, amies en voyage, cadeaux d’amies qui n’aiment pas leurs produits, changements de saisons…), j’ai présentement plusieurs produits en cours. Ce qui fait que mathématiquement parlant, je pourrai sans doute vous dire ce que je pense du Touche Éclat quand j’aurai 60 ans et qu’on sera à l’ère du maquillage moléculaire. Génial.

Donc, je suis entrée chez Sephora. Interdiction d’acheter quoi que ce soit, vu mes politiques perso. Et là, j’ai été foudroyée par un éclair de génie: j’allais demander un échantillon du Touche Éclat! Mais oui, c’est tout simple. Je demande un échantillon à une préposée. Je ne sors même pas mon porte-feuille. Je repars guillerette avec juste un peu de fond de teint. Pour vous dire ce que j’en pense. Je ne l’achète jamais. Le crime parfait, quoi.

D’ailleurs, sans le savoir, toutes les conditions matérielles étaient réunies pour que mon plan se réalise. Les astres étaient alignés. Voyez:

D’abord, mes Petits Ours étaient dans une poussette louée, en forme de camion de pompier, ultra-longue, énorme. Le style qui arrache le coin de l’étalage à chaque virage. Un vrai traîneau de Père Noël.

Ensuite, mes Petits Ours mangeaient de la crème glacée. Fondue. Dans un bol. Sans cuillère. En fait, les cuillères, on les avait perdues entre la Baie et Sephora. Donc en fait, mes deux oursons buvaient leur crème glacée. Au chocolat.

Enfin, la veille, j’avais fait mon ménage de garde-robe. Celui-là même où j’ai quasiment dû retoucher mes photos before. Cernes, teint gris, cheveux électrocutés de fille qui a passé la nuit sur la corde à linge. Un éclair de folie dans les yeux. Légèrement instable.

Donc, je m’approche de la conseillère Sephora avec mon traîneau de Père Noël collant, l’éclair de folie dans les yeux. Bébé Ours pleurniche. Petite Ourse est debout dans le traîneau et se fait un maquillage de guerre avec du liner Laura Mercier turquoise. J’essaie de prendre le contrôle. J’abandonne; trop fatiguée.

Alors je regarde la conseillère dans les yeux avec un air de défi lui dis sérieusement: “Bonjour! j’aimerais avoir un gros, gros échantillon de fond de teint Touche Éclat s’il-vous-plaît.” Pas d’explications. Pas d’excuse de peau sensible. Affirmation. Force tranquille. Tigre accroupi.

La conseillère me regarde. Elle absorbe la gravité de la situation…et puis…

…elle me fait un énorme échantillon de fond de teint! Énorme! J’en ai pour trois semaines. Un cadeau du ciel.

Voulait-elle éviter un désastre de crème glacée, l’éclat d’une cliente insomniaque ou simplement me faire plaisir, je ne le saurai jamais.

Quoi qu’il en soit, je suis repartie victorieuse de n’avoir rien acheté. Trop forte! Je devrais donner des cours d’économie familiale, tiens. Je pourrais écrire un livre, avoir un talk-show…Je porterais mon nouveau fond de teint que je n’ai pas payé. Ce serait l’histoire qui fait ma renommée, le point de départ de ma carrière d’as de l’économie. Vraiment, quelle frugalité.

Sauf que…ensuite, j’ai dû aller chez Zara pour acheter deux petits outfits à mes oursons trempés-collés de crème glacée. Deux paires de pantalons, des chandails, des chaussettes…Des lingettes.

Et puis là, voilà cela fait une semaine que j’utilise le Touche Éclat et il est tellement, tellement prodigieux que je me dis que je ne peux pas, absolument pas attendre d’avoir 60 ans pour me l’offrir en toute légitimité. Une pure merveille.

Alors si on considère que je pense déroger à mon règlement personnel très bientôt et que l’on comptabilise aussi les deux petits outfits Zara…je me dis que finalement, le livre sur la frugalité, ça n’est pas moi qui l’écrirai. Mais au moins, j’aurai le teint rêvé.

Vous avez d’autre petits trucs pour soutirer des échantillons aux vendeuses?

Conversation imaginaire avec une espionne

Avec la sortie du dernier James Bond, je me suis dit que ça serait sympathique d’aller converser un peu avec une jolie espionne, pour qu’elle partage avec nous ses secrets de beauté. En m’informant autour de moi, de fil en aiguille, on m’a dirigé vers une espionne, une vraie, qui parle six langues, sait courir en bottes hautes à talons dans la toundra, conduire un hélicoptère et mémoriser les plaques d’immatriculation en un coup d’oeil. Récit de notre rencontre, dans un coin sombre du bar Big in Japan, rue St-Laurent, à la lumière vacillante des 350 bougies de l’établissement.

Crédit photo: Une Parisienne s’émerveille
http://www.uneparisiennesemerveille.com

Moi: Bonjour…euh…Vous êtes?

X: Je suis personne et tout le monde, mille femmes et l’unique. Appelez-moi X.

Crédit photo: Une Parisienne s’émerveille
http://www.uneparisiennesemerveille.com

Moi: Bien sûr! Alors, X. comment prends-tu soin de ton visage?

X: Comme je voyage beaucoup, j’ai toujours mon mini-kit de produits de soins dans une pochette cachée de mon sac. J’ai adopté la gamme The Truth d’Ole Henriksen qui est très chargée en vitamine C et révèle l’éclat du teint. Un vrai sérum de vérité pour la peau! J’adore le petit étui orange qui prend peu d’espace et les lingettes démaquillantes pour quand je suis pressée. Sinon, si j’ai le temps, j’aime bien prendre le temps de me faire un vrai masque éclat, comme le Glam Glow (que j’utilise également comme maquillage de camouflage quand je me cache en nature (oui, je suis très multi-tâche!)) ou encore, le Baume Beauté Éclair de Clarins.

Quand je prends l’avion un peu trop et que ma peau devient sujette aux imperfections, j’adopte le savon COR à l’argent, aux vertus anti-sceptiques- une merveille! Régulièrement, je fais également un soin peeling de la marque M-61, le Power-Pro Peel, la marque de la boutique Blue Mercury, que j’adore. 
Et je fais également le Lip Scrub créé par Sara Happ pour la marque, pour envoyer des bons baisers (bien doux) de Russie.

Moi: En quoi consiste votre maquillage quotidien?

X: J’ai beaucoup de look. Mon métier en est un de camouflage et de déguisements. Par contre, règle générale, pour être efficace je trouve qu’ il faut se sentir bien. C’est pour cela que j’aime miser sur un look qui ne demande pas milles retouches. J’unifie donc mon teint avec un produit longue tenue, comme le Fond de teint Double Wear d’Estée Lauder, que j’applique sur une base comme The Pore-fessionnal de BeneFit qui fait le teint vraiment lisse. Pour fixer le tout, un peu de poudre, comme la Bluff Dust de Benefit ou la DoubleWear d’Estee LauderJ’applique ensuite un blush poudre un peu rosé comme le Ready Blush Teinte The Secret’s Out, qui simule des joues de fille qui passe aux aveux. Je mets vraiment l’accent sur mes yeux: Liner noir MultiplEye de Tarte (le chouchou de Lauren Conrad, la pro du liner yeux de chats!) pour faire des yeux  un peu retro, mascara Bad Gal de Benefit, puis, la Laque à cils Film Noir d’Hourglass pour un regard dur comme des talons de cuir vernis.

 


Sur mes lèvres, j’applique le “goudron à lèvres” Lip Tar d’Obsessive Compulsive Cosmetics, qui a un fini très longue tenue. J’adore la teinte Memento, ultra-chic. Autre option, le rouge à lèvres rouge, le Rouge Automatique de Guerlain qui s’utilise d’une seule main, teinte Habit Rouge. Ou encore, quand j’ai envie d’être relax, je mise sur mon Baume à lèvres Vaseline à saveur de champagne-rosé, une édition limitée achetée lors de ma dernière mission à Londres… Moi: Et qu’y a t-il dans son étui à maquillage, là, maintenant?

X: Voyons voir: des papiers matifiants, cela va de soi, mon rouge à lèvres du jour et la poudre pressée Candlelight de Too Faced dont les pigments un peu dorés donnent un joli éclat d’éclairage aux chandelles (j’adore l’éclairage aux chandelles). J’ai aussi un mini format de Shampoing sec volumisant Pronto Oscar Blandi, des épingles à cheveux, une perruque (pliée dans un compartiment secret), des micro-films que je viens de voler à un trafiquant d’armes et une miniature de mon parfum.

Si j’ai moins d’espace, mon employeur nous a fourni ce faux pistolet Ted Noten, qui fait aussi office de trousse de maquillage et loge mon gloss, une épingle à cheveux (pour défaire son chignon d’un seul geste et secouer sa chevelure de manière hypnotisante- le truc idéal pour faire diversion), un mini-lingot d’or et des comprimés divers (somnifères, aspirine et vitamine C- je ne peux pas me permettre d’être enrhumée!).

Sans oublier, j’ai aussi le Chickster de Benefit, acheté il y a des années et qui ne se fait plus: un genre de porte-jarretelle où je peux loger mon rouge à lèvres et une carte USB. Essentiel.

Moi: Et ton parfum?

X: Comme (feu) Vesper Lynd, qui était une collègue à moi, j’utilise le Melograno de Santa Maria Novella, acheté à Florence, et la poudre corporelle au même parfum.

Moi: Et tes soins corps?

Je m’hydrate au maximum, histoire d’avoir la peau tellement douce que je glisse littéralement entre les mains de mes adversaires. Je fais régulièrement un gommage au gros sels de la mer morte (un mélange maison que je concocte avec un peu d’huile d’olive) ou encore, dès que j’en ai l’occasion, je vais dans des bains russes où l’on vous fouette le corps avec un balai de feuilles de chêne enduites de savon d’huile d’olive. Les feuilles de chêne contiennent un astringent naturel qui exfolie et fait la peau douce comme ça n’est pas possible. Prochaine étape, hydratation! J’adore l’Huile corporelle d’Avène qui fait la peau douce comme du satin et ne sent presque rien: idéal pour ne pas me faire repérer quand je suis cachée derrière un buisson.

Moi: Et, qu’ y a-t-il dans ton sac à main?

X: Il y a…cinq passeports, un parapluie qui fait office de matraque, trois portables (vous pouvez télécharger ma sonnerie, identique à celle de Vesper Lynd, ici), un change de vêtements sous vide et ma Brosse Mason Pearson.Il y a aussi un mini-kit de survie, ma trousse de maquillage (ci-haut décrite) et un agenda codé. Sans oublier un parachute et le vernis Lady is a Vamp de Deborah Lippmann, pour les retouches express quand j’attends entre deux avions. Ah oui, et aussi une petite palette Buxom Passeport Jet-Set, qui contient tout ce dont j’ai besoin pour être fatale juste ce qu’il faut on-the-go.

Moi: Dis-moi, X., comment prends-tu soin de tes cheveux?

X: En plus de bien choisir mon shampoing et masque (souvent Phyto, sinon, Pureology) je fais régulièrement les Soins auto-chauffants d’huile chaude à l’huile d’Argan de Josie Maran qui se transportent bien. Et puis, histoire de faire durer la mise en pli, je fais le Steam Pod, un système de séchage à la keratine et vapeur chaude qui dure trois semaines et lui donne de la longévité. En ce qui concerne le style: je change souvent. Ultra-lisses (avec mon fer plat FHI),  bouclés (avec mes rouleaux chauffants T3), chignons ou même perruques…Inutiles de vous dire que je suis un vrai caméléon!

Moi: Quelles sont les femmes qui t’inspirent, côté look?

X: Il y a en tout plein mais j’aime bien m’inspirer d’autres espionnes…Il y a Sara Walker, de l’émission Chuck dont j’aime particulièrement le maquillage pêche et les boucles blondes, mais aussi sa collègue rousse,Corina, aux mille taches de rousseurs.

Il y a Lucy Liu, dans Charlie’s Angels, Black Widow (Scarlett Johansson) dans Avengers, Vesper Lynd, mon amie, dans James Bond Casino Royale (avec son maquillage sombre et sa petite robe rouge) et bien sûr, Ursula Andress dans Dr. No dont je copie régulièrement le maquillage de fille bronzée.  

Moi:  Et enfin, en ce qui concerne les essentiels de ta garde-robe?

X: Un trench, bien sûr, c’est essentiel, Burberry ou Aquascutum. Bien sûr, beaucoup de robes Hervé Léger qui sont élastiques (parfaite pour courir sur les toits) et celles de Roland Mouret quand je dois être plus corporative (pour les réunions au quartier général par exemple)…L’été, j’aime les beaux maillots de bain, Eres de préférence, et règle générale, j’opte toujours pour de la vraie lingerie fine aux accents de bad-girl. Ma marque de choix? Agent Provocateur of course. Des lunettes aviateur Ray-Ban, des bottes à talons hauts Jimmy Choo, un casque de moto…Voilà, vous savez tout de mon look!

Moi: Et dis-moi, avant de quitter…J’ai une dernière question. Je vois ton fusil…as-tu déjà…? …tué quelqu’un?

X: Jamais! Je vole des informations, je vole des coeurs, je vole les échantillons des soins Bliss Spa de ma chambre d’hôtel…mais des vies? Ah non, j’ai de la classe tout même! 

Un énorme merci à X. pour cette mystérieuse et top-secrète rencontre qui s’est terminée comme par enchantement: X. s’est évaporée dans la foule, à la sortie du bar, rue St-Laurent. Malgré tout, j’ai découvert dans ma poche un petit papier plié où elle avait noté: rendez-vous Sephora, Casablanca, 5 novembre 2017, 20h17- séance magasinage. J’ai donc noté le rendez-vous dans mon agenda, en code, évidemment.

Cet article s’auto-détruira, vous vous en doutez…

There’s no place like home!

Hier soir, j’avais rendez-vous au Local B, pour mes cheveux, mais aussi mes ongles (et aussi mes orteils; ce qui explique que je ne porte pas de bas collants dans la photo- anecdote ci-dessous). Denise, mon esthéticienne préférée au monde (parce qu’elle est hyper minutieuse, qu’elle partage ses bonnes idées de recettes (rôti et Yorkshire pudding!) et travaille bien comme ça n’est pas possible, je vous assure) m’a montrée la nouvelle collection d’Essie, la collection d’hiver. Et là, j’ai tout de suite su que je voulais la teinte Leading Lady, sur mes doigts et mes orteils. C’est la teinte exacte des chaussures de rubis de Dorothée dans le Magicien d’Oz: identique. Un rouge profond pailleté, ultra-chic, un peu sombre, totalement hypnotique. Complètement magnifique.

D’ailleurs, on a commencé par faire mes mains. Puis, j’ai sur le champ décidé que je voulais faire mes pieds aussi. Absolument. Là, maintenant.

Sauf que j’avais oublié que je portais…des bas-collants.

Genre, taille ultra-haute. Limite, costume de la femme chat, totale culotte d’haltérophile.

Et là, telle que je me trouvais, mes mains étaient en mode séchage.

Enfin, vous imaginez la suite: Denise qui m’aide gentiment à enlever mes bas-collants (“mais elle est où la taille??” “ohhhh, je vois, ils montent très haut”) et moi qui me tortille pour l’aider, les mains bien devant , doigts écartés en position de séchage international. Enfin.

Mais, je regarde mes doigts et mes orteils ce matin, complètement magiques, et je me dis que ça valait vraiment le coup. En plus, c’est vendredi, alors dès 17h30, soyez assurées que je claquerai mes chaussures en quittant le bureau en en disant moi aussi: “Take me home!”.